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  • #CIH2016 : "Il faut changer notre approche du handicap"
    Manuel Valls à Nancy pour le CIH
    2 décembre 2016 - Actualité

    #CIH2016 : "Il faut changer notre approche du handicap"

    En déplacement à Nancy à l’occasion du Comité interministériel du handicap (CIH), Manuel Valls a réaffirmé la nécessité de repenser et renforcer la politique du handicap en France, afin de "faciliter la vie" des personnes concernées et de leurs accompagnants.
     
    "Je pense qu’il faut changer radicalement notre approche du handicap", a déclaré Manuel Valls en ouverture de son allocution, "cesser de voir les handicaps simplement comme des déficits à compenser, cesser de penser uniquement en termes de structures dédiées (...) et agir surtout pour que les personnes handicapées soient accueillies partout."

    Dans cette optique, le Comité interministériel du handicap constitue un rendez-vous déterminant, qui permettra au Gouvernement de "redoubler d’effort" en matière de politique publique en faveur des personnes handicapées. Il s’inscrit dans la continuité du plan d’action pour le handicap établi en 2013 par un premier comité interministériel, puis alimenté depuis par deux conférences nationales sur cet important sujet.

    Poursuivre et amplifier l’action du Gouvernement

    Le Premier ministre entend poursuivre l’engagement du Gouvernement afin que les personnes concernées ne se heurtent plus à l’avenir aux "limites de dispositifs, de services cloisonnés, d’établissements globalement onéreux et pas toujours adaptés aux besoins des personnes handicapées". Pour ces 12 millions de nos concitoyens qui vivent avec un besoin spécifique en matière d’autonomie, "la France pourrait faire encore mieux", a admis le Premier ministre, avant de rappeler que "les progrès ont été très importants tout de même".
     
    Les quatorze grandes actions prévues dans le cadre du Comité interministériel du 2 décembre 2016 vont donc dans ce sens : elles ont pour objectif d’amplifier l’effort du gouvernement afin de "rendre les transports, les équipements publics, les écoles, les lieux de travail et les informations accessibles à tous", a précisé Manuel Valls, en permettant "la coordination des acteurs dans le social, le sanitaire, l’emploi, le logement et l’éducation".
     
    Ces actions portent notamment sur le système éducatif, l’accès à l’emploi et au logement, l’accessibilité aux services ou encore l’amélioration des droits sociaux et de la prise en compte des spécificités de chaque handicap. Elles visent à effacer "les obstacles, les désagréments, les montagnes infranchissables" qui écartent encore trop souvent les personnes en situation de handicap.
     
    "Notre responsabilité à tous, c’est d’agir, plus que jamais, à tous les niveaux, pour donner à chaque personne la vie digne à laquelle elle aspire, le droit d’être aussi autonome que possible."
    Manuel Valls
    Premier ministre

    "Tout part de l’école"

    Manuel Valls a souligné le rôle inclusif que doit jouer l’école vis-à-vis des élèves en situation de handicap. "Tout part de l’école", a-t-il rappelé. La création des Unités d’enseignement en maternelle pour accueillir les enfants avec autisme, ou encore la pérennisation de milliers de postes d’accompagnants répondent à un objectif majeur : donner à tous les élèves la possibilité "de fréquenter les mêmes lieux, accéder aux mêmes enseignements, participer pleinement à la vie de campus, quitte à bénéficier d’un accompagnement".
     
    Afin de poursuivre et amplifier ce mouvement, Manuel Valls a insisté sur la nécessité de rapprocher les établissements scolaires et les établissements médico-sociaux (dont l’offre sera renforcée grâce à une enveloppe de 180 millions d’euros sur cinq ans). Le Premier ministre a ainsi souhaité une réflexion sur la mise en œuvre d’un projet pilote de cité scolaire inclusive, associant un collège, un lycée et un institut médico-éducatif, dans la ville de Neuves-Maison (Meurthe-et-Moselle).

    Des emplois variés pour tous

    Avec un taux de chômage de 18%, les personnes en situation de handicap "sont deux fois plus touchées" que le reste de la population, a constaté Manuel Valls. Même si ce chiffre est à mettre en perspective avec l’augmentation du nombre de travailleurs handicapés (de 878 000 en 2013 à 927 000 aujourd’hui) et du nombre de personnes reconnues travailleurs handicapés (+700 000 entre 2011 et 2015), le Premier ministre entend bien l’infléchir grâce à des mesures "pour mieux orienter, pour rendre la formation professionnelle plus accessible et pour simplifier les dispositifs".
     
    Cela passe par un renforcement de la politique de réadaptation professionnelle proposée par les centres de rééducation professionnelle (CRP) et les centres de pré-orientation (CPO), mais aussi par un renforcement du réseau des Cap Emploi, qui contribuent à l’augmentation des placements en emploi (+11% en 2016), et du plan de diversification des métiers, pour ne plus cantonner les travailleurs handicapés à un nombre de métier restreint.

    Se mobiliser pour l’habitat inclusif

    En complément du développement d’aides au logement innovantes à l’adresse des personnes handicapées, "nous encouragerons la construction de logements adaptés, (…) moins coûteux pour les personnes qui y habitent (…), qui ne peuvent pas vivre dans un logement ordinaire mais qui ne veulent pas vivre en institution", a affirmé Manuel Valls.
     
    Le plan d’action adopté dans le cadre du CIH prévoit ainsi la création d’une aide spécifique pour l’habitat inclusif, l’installation d’un observatoire de l’habitat inclusif chargé de formaliser les outils de promotion de l’habitat inclusif adaptés aux personnes en situation de handicap, ainsi que la nécessaire adaptation du parc immobilier social au handicap et à la perte d’autonomie.

    Des mesures pour améliorer les droits sociaux

    Les mesures présentées par le Premier ministre ont pour double objectif de faciliter l’accès aux droits (l’allocation adulte handicapé – AAH1 –  par exemple, dont la durée passera de 10 ans à 20 ans dès 2017) et d’améliorer la compensation du handicap. L’une de ces mesures vise par exemple à  supprimer la barrière d’âge à 75 ans de la prestation de compensation du handicap (PCH) pour les personnes qui étaient éligibles avant 60 ans : "C’est une mesure d’équité au regard de l’allongement de l’espérance de vie", a indiqué Manuel Valls. La PCH évoluera pour mieux prendre en compte les handicaps psychiques, cognitifs et mentaux. Et la loi de 2005 sera complétée en intégrant dans la PCH une aide aux parents.

    Ces mesures  ne concernent pas uniquement les personnes en situation de handicap, mais également leurs accompagnants. Une partie de l’action gouvernementale portera ainsi sur "l’aide aux aidants", en permettant à ces derniers de suivre des formations, mais également d’obtenir une offre de répit afin d’éviter l’épuisement, le stress ou l’isolement social.
     
    114
    C'est le numéro d’appel d’urgence pour les personnes avec des difficultés à entendre ou à parler. Grâce à ce numéro unique, national, gratuit, accessible par SMS ou fax, vous pouvez contacter directement le samu (15), la police-gendarmerie (17), les pompiers (18).

    Le Premier ministre a souligné l’importance de l’accès aux soins, bucco-dentaires ou auditifs notamment, pour les personnes en situation de handicap, qui sera favorisé par le renforcement des prises en charge à l’hôpital et des consultations dédiées.
     
    Manuel Valls a enfin réaffirmé l’importance de "changer de méthode pour changer de regard" sur le handicap et les personnes concernées, en rappelant l’ambition du Gouvernement : "Accompagner les personnes en situation de handicap pour qu’elles puissent vivre, en un mot, comme tout le monde."
     
    "La politique que nous menons pour le handicap doit être exemplaire", a enfin ajouté  le Premier ministre, avant de conclure : "Elle doit ouvrir la voie (…). Elle dit beaucoup de ce que nous voulons pour la France. Une France fière d’elle-même, de l’engagement de chacun."
     
    L’action du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées (CNCPH)
    Manuel Valls a salué l’action du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées (CNCPH) de sa présidente, Dominique Gillot : "Ce conseil est devenu le porte-voix du handicap. Vous avez fait en sorte que votre regard spécifique soit pris en compte dès la conception des lois. Sur la loi numérique, la loi Travail, la loi égalité-citoyenneté, le CNCPH a eu une plus-value réelle."

    Le CNCPH a été créé par la loi du 30 juin 1975. Il s’agit d’une instance à caractère consultatif chargée d’assurer la participation des personnes handicapées à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques les concernant.
  • Pacte entre l'État et la métropole Rouen-Normandie : "c'est l'État qui se tient aux côtés de votre métropole et la soutient dans ses projets"
    Le Premier ministre, Manuel Valls, serrant la main du président de la Métropole Rouen-Normandie, Frédéric Sanchez, après la signature du Pacte métropolitain d'innovation,  le 25 novembre 2016.
    25 novembre 2016 - Actualité

    Pacte entre l'État et la métropole Rouen-Normandie : "c'est l'État qui se tient aux côtés de votre métropole et la soutient dans ses projets"

    Le Premier ministre s'est rendu à Rouen, le 25 novembre 2016, pour signer le premier Pacte métropolitain d’innovation conclu entre l’État et la métropole Rouen-Normandie. Manuel Valls poursuit son action pour une nouvelle France des territoires en signant ce jour un partenariat économique pour le développement de la métropole et des territoires limitrophes.
     
    C'est en compagnie d'Estelle Grelier, secrétaire d’État chargée des Collectivités territoriales, que le Premier ministre, Manuel Valls, est venu signer le premier Pacte métropolitain d'innovation. Celui-ci s'inscrit dans la continuité du pacte global unissant l’État et les 15 métropoles, signé à Lyon le 6 juillet dernier, afin de soutenir et conforter les métropoles dans leur développement durable, leurs démarches innovantes et leur rôle dans l’alliance des territoires. "Il y a cinq mois, à Lyon, l’Etat s’est engagé, avec 15 métropoles réunies au sein de France Urbaine, à donner aux métropoles les moyens de se développer, à en faire des forces d’entraînement pour toute leur région", a rappelé Manuel Valls.
     
    L'État et la métropole Rouen-Normandie signent le premier Pacte métropolitain

    Le Premier ministre a rappelé la dynamique de la nouvelle France des territoires mise en place par les lois NOTRe et Maptam : "[elles] ont  fixé le cadre, marqué une nouvelle étape de la décentralisation. Elles ont donné l'impulsion, permis que de nouvelles méthodes de travail se mettent en place avec les collectivités, les élus locaux".

    La Métropole Rouen Normandie pionnière avec le Pacte métropolitain pour l'innovation. Un bel exemple de la nouvelle France des territoires. pic.twitter.com/M25Sn25HQr

    — Manuel Valls (@manuelvalls) November 25, 2016

    Premier pacte métropolitain d'innovation

    La métropole Rouen-Normandie est une métropole française située en Normandie. Le 1ᵉʳ janvier 2015, elle a pris la suite de la communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe (Carea).

    La Carea fut créée le 1ᵉʳ janvier 2010 par le regroupement de quatre structures intercommunales : la communauté de l'agglomération rouennaise, l'agglo d'Elbeuf, la communauté de communes Seine-Austreberthe et la communauté de communes du Trait-Yainville.

    Le pacte d'innovation initie des démarches d’expérimentation et d’innovation afin de faire de la métropole Rouen-Normandie, premier bassin de vie et d’emploi de Normandie avec près de 750 000 habitants, un des laboratoires de l’innovation française. Le pacte engage plusieurs partenariats et projets opérationnels. "Retisser les liens entre la métropole et la Seine, c’est enfin faire de cette métropole une fabrique de la ville de demain", a déclaré le Premier ministre.

    7,4 millions d'euros  de soutien de l'État

    Manuel Valls a annoncé que l’État apporterait à la métropole 7,4 millions d'euros d’aide en 2017 au titre du fonds de soutien à l’investissement public local. Le pacte renforce la mobilisation puissante des investissements publics dans le prolongement des partenariats déjà noués par la métropole avec l’État, la région Normandie et le département de Seine-Maritime, le Grand Port maritime de Rouen ou la Caisse des dépôt et consignations.
     
    "Ce pacte doit orienter nos décisions d’investissements en commun", a indiqué le Premier ministre. "Il va permettre à tous les acteurs de tirer dans le même sens : services de l'État, Grand Port maritime de Rouen, Caisse des dépôts et consignation, dont la métropole est un partenaire de longue date. La métropole pourra également compter sur l'appui de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et de l'Agence de l'eau Seine-Normandie."
     

    "Retisser les liens entre la Métropole et la Seine"

    Le projet de la métropole, "Réinventer la Seine" est au cœur du Pacte d'innovation. En effet, ce pacte a pour grand dessein de réinventer la Seine tout en satisfaisant à l’impératif d’excellence environnementale. Il soutient, opérationnellement et financièrement, 8 projets de la métropole qui contribuent aux priorités nationales que sont la transition énergétique et l’environnement, la ville intelligente et les mobilités et l’excellence économique.  Le pacte repose sur trois thématiques principales :
    1. reconvertir les friches pour développer des projets économiques et urbains ambitieux ;
    2. porter une ambition nouvelle pour la qualité du cadre de vie ;
    3. répondre aux enjeux de la mobilité du XXIe siècle.
     A partir de 2017, la métropole et l’État ont la volonté de présenter, dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA3), dédiée aux territoires d’innovation, un projet de développement de véhicule autonome via un partenariat avec Transdev et le pôle de compétitivité Moveo ainsi que la mise en place d’une action commune associant les pouvoirs publics, les entreprises et l’université ("cluster") dédié à la dépollution des terres et à la reconquête des friches.
     
    "Le pacte que nous signons va permettre à la métropole de Rouen d’acquérir une expertise reconnue dans ce domaine de la reconversion des terrains pollués, grâce à un rapprochement entre entreprises, universités, centres de recherche, qui pourront tirer tous les enseignements de cette métamorphose du territoire, faire connaître les bonnes pratiques", s'est félicité le Premier ministre.
     

    Réconcilier attractivité et égalité des territoires

    Véritable levier de développement pour l’ensemble de son aire urbaine, la métropole renforce son travail en réseau et a la volonté de s’engager, avec l’appui de l’État, dans des contrats de coopération avec les territoires voisins, tant en matière de partage d’ingénierie que de réalisation de projets concrets au service de l’ensemble des habitants, notamment en matière de développement économique et de mobilité.
     
    "Comment enfin parler de la métropole sans parler des territoires ruraux limitrophes. C’est un tout ! Une métropole, ce n’est pas une réalité hors sol. Elle est au cœur d’un territoire. Elle a une responsabilité vis-à-vis de ce territoire. Un devoir de solidarité. Le développement économique, les infrastructures, les équipements, les transports, doivent profiter à tous", a déclaré le Premier ministre, pour qui il faut "agir pour la qualité de vie de tous les habitants, au cœur de la métropole comme dans les territoires périurbains."
     
    "C’est le sens des contrats de coopération métropolitaine, qui permettront de réunir la métropole et ses voisins autour de projets communs. L'agence d'urbanisme que la métropole et l'État financent en sera un acteur clé", a déclaré le Premier ministre.
  • "Etre français, c'est aimer la France"
    Manuel Valls aux rencontres organisées par la Dilcra
    25 novembre 2016 - Actualité

    "Etre français, c'est aimer la France"

    A l’occasion de la journée "Mobilisés contre le racisme et l’antisémitisme", jeudi 24 novembre, Manuel Valls a plaidé en faveur d’une tolérance zéro envers les discours et les actes de haine. Il a également défendu l’idée qu’être français aujourd’hui c’est avant tout "aimer la France", en refusant de distinguer les citoyens selon leurs origines, leur couleur de peau ou leur religion.
     
    "Ramener quelqu’un à ses origines, ramener quelqu’un à ses seules origines, c’est au fond une négation de toute idée d’émancipation, de toute idée de progrès. Cette négation doit profondément nous révolter", a expliqué le Premier ministre devant les acteurs de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme, rassemblés pour l'occasion au musée national de l'Histoire de l'immigration. C’est avec détermination que Manuel Valls a rappelé que l’État prend toute sa part au combat.
     
    #TousUnisContrelaHaine : "Combattre le racisme et l’antisémitisme, c’est l’affaire de la Nation"

    Dix-huit mois après le lancement du plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, le Premier ministre a tenu à saluer l’engagement et l’investissement de l’ensemble des acteurs qui ont contribué à son déploiement sur le terrain. Grande Cause nationale 2015, le plan s’est également concrétisé à travers une ambitieuse campagne de sensibilisation #TousUnisContreLaHaine. Cette mobilisation générale a permis d’enrayer "la montée des discours de haine  qui n’ont qu’un seul but : diviser, fracturer, fragmenter notre société, jeter les Français les uns contre les autres", a précisé le Premier ministre.
     

    #TousUnisContrelaHaine, combattons le racisme et l’antisémitisme. Réagissons ! https://t.co/vtYme870gM pic.twitter.com/h9kzYhUSlL

    — Gouvernement (@gouvernementFR) November 24, 2016

    Depuis le début de l’année, la Dilcra note une baisse de 44% de l'ensemble des actes et menaces à caractère raciste. Si les actes antisémites ont baissé de 62%, les actes antimusulmans ont diminué de 54%. En un an, les messages de haines relayés sur internet et les réseaux sociaux ont fait l'objet de "80 saisines du parquet avec, à la clef, des condamnations pénales, allant jusqu’à la prison ferme", a précisé le Premier ministre soulignant qu'il fallait amplifier cette action.

    Si la répression et la sanction pénale sont des réponses appropriées au racisme et aux discriminations, elles ne peuvent être les seules. La République se doit de mener en parallèle "un travail inlassable d’éducation, de formation et de transmission", a poursuivi Manuel Valls. Au lendemain des attentats de Charlie Hebdo, le renforcement de la transmission des valeurs républicaines au cœur de la mission de l'École est apparu déterminant. La grande mobilisation de l'école pour les valeurs de la République, l’enseignement moral et civique et la semaine d’éducation et d’action contre le racisme et l’antisémitisme ont pris tout leur sens. Ces actions ont permis de répondre aux attentes des enseignants qui ne pouvaient pas rester "seuls, démunis face à cette montée de l’intolérance, à cette acculturation, à cette ignorance, à ces thèses complotistes", a expliqué Manuel Valls. Les programmes spécifiques déployés dans les Écoles supérieures du professorat et de l'éducation et le site Éduquer contre le racisme sont autant d'outils à la disposition des enseignants.

    La République "une et indivisible"

    Terre d'accueil de longue date, la France s'inscrit dans une "formidable histoire de l’immigration qui a fait que des femmes, des hommes venus de partout dans le monde sont arrivés ici avec un espoir, devenir français", a expliqué le Premier ministre. "Et tout cela fait la France d’aujourd’hui, un peuple pluriel, métissé, en tout cas par ses origines, ses cultures, mais une même nation", a-t-il expliqué défendant les diverses identités françaises.

    Pour le Premier ministre, "être français" c'est avant tout s'inscrire dans le projet de la Nation en s'appropriant "un héritage qui vient de très loin". "Etre français, c'est aimer la France", a-t-il répété refusant de distinguer les citoyens selon leurs origines, leur couleur de peau ou leur religion. Et de poursuivre : "Une nation qui ne se fonde pas sur je ne sais quelle origine: on n'est pas français en fonction de sa couleur ou de son nom, ou de son origine ou de sa religion. Mais sur une adhésion, une volonté : celle de partager des valeurs, une envie de construire un destin".

    Dénonçant le racisme comme "l'exclusion de la manière la plus violente, la plus stupide et abjecte, de la communauté nationale", il a appelé à y apporter "la plus belle des réponses": "être français, c'est être tous citoyens avec tous les mêmes droits et les mêmes devoirs".

    Le Premier ministre a résumé son "message républicain": "être français, c'est aimer la France".
  • Terrorisme islamiste : "Pour vaincre cet ennemi insidieux, la France doit s’en donner les moyens"
    Manuel Valls lors du 110e anniversaire du SGDSN
    24 novembre 2016 - Actualité

    Terrorisme islamiste : "Pour vaincre cet ennemi insidieux, la France doit s’en donner les moyens"

    À l’occasion du 110e anniversaire du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), jeudi 23 novembre, Manuel Valls a réaffirmé l’engagement total de la France contre le terrorisme islamiste et fait le point sur les actions mises en œuvre par l’État pour mettre à bas cette idéologie totalitaire.
     
    C’est avec "gravité et détermination" que le Premier ministre s’est exprimé lors du colloque du 110e anniversaire du SGDSN, institution vers laquelle convergent "l’ensemble des dossiers intéressant la sécurité intérieure et extérieure de la France". Il a rappelé, en préambule, que la France et l’Europe étaient "entrées dans une période inédite, marquée par la multiplicité des crises". Au premier rang de ces crises, figure évidemment l’émergence et l’expansion de l’islamisme radical : "En l’espace de quinze ans", a rappelé Manuel Valls, ce fléau "s’est imposé sur tous les continents comme la plus grande menace pour nos démocraties."
    "Il faut être fort face aux menaces, mais il faut être fort aussi de notre capacité à nous rassembler"
     
    Pour gagner cette bataille d’un genre nouveau contre un "ennemi insidieux", la France doit donc "s’en donner les moyens". Tout en restant dans le cadre de l’Etat de Droit : "En sortir, céder à l’arbitraire, ce serait concéder une victoire aux ennemis de la démocratie. L’Etat de Droit, ce n’est pas de la naïveté. Au contraire, c’est être fort, c’est être certains de ce que nous sommes : une démocratie, une République."

    #LutteContreLeTerrorisme la France vaincra cet ennemi insidieux et redoutable. Et elle s’en donne les moyens ! pic.twitter.com/147LnrO3ZZ

    — Gouvernement (@gouvernementFR) November 23, 2016

    Le renforcement des moyens de défense

    Depuis les attentats de janvier et novembre 2015, l’État a considérablement renforcé ses outils de lutte contre daech et son idéologie mortifère. Les lois des 24 juillet et 30 novembre 2015 ont par exemple conféré aux services de renseignement le droit d’user de nouvelles méthodes de surveillance (comme les "interceptions de sécurité"), et l’activité de Tracfin s’est accrue pour assécher les filières financières qui alimentent le terrorisme.

    Dans le même temps, le Gouvernement a prolongé et intensifié cet effort sur le volet Défense. Outre l’augmentation, déjà prévue, du budget et des effectifs de la Défense, Manuel Valls s’est dit convaincu de la nécessité de consacrer, dans les prochaines années, au moins 2% de PIB à la Défense, pour garantir son bon fonctionnement et son efficacité pérenne. La France ne s’engagerait d’ailleurs pas seule sur cette voie : il s’agit d’un objectif  "vers lequel nos alliés de l’Otan ont aussi commencé à avancer", a précisé le Premier ministre, soulignant ainsi la nécessité d’un effort conjoint à l’échelle continentale.

    Une Europe mobilisée et unie face aux enjeux de sécurité

    "Pendant longtemps, l’Europe a ignoré les enjeux de sécurité et de défense. Aujourd’hui, face aux menaces qui pèsent sur elle, l’Europe est au pied du mur", a constaté Manuel Valls, avant de préciser les mesures qu’il estime nécessaires pour faire face plus efficacement à la menace terroriste. Si l’Europe a d’ores et déjà approuvé le dispositif PNR (pour passenger name record), qui permet de tracer les déplacements en avion, et proposé la mise en place d’un système d’identification des voyageurs entrants (à l’image de l’ESTA américain), le Premier ministre a ainsi préconisé une pleine reprise du contrôle de l’espace Schengen, "par la création de garde-frontières européen pour assurer enfin la protection de nos frontières extérieures".

    Manuel Valls a également souligné le rôle de l’Otan, "indispensable outil d’interopérabilité en matière de défense", tout en mettant en garde l’Europe contre la tentation de s’en remettre uniquement à l’Alliance atlantique : "L’Europe doit se prendre en main et construire son autonomie stratégique", a-t-il prévenu.

    Poursuivre l’action militaire hors des frontières…

    Grande puissance militaire, la France a déployé ses forces armées pour contrer les islamistes partout où ils se trouvent : les militaires tricolores ont été engagés au Mali dans le cadre de l’opération Serval en janvier 2013, puis dans l’ensemble de la bande sahélo-saharienne, à partir de l’été 2014, dans le cadre de l’opération Barkhane. Il s’agit, a rappelé Manuel Valls, d’un "enjeu de prévention essentiel pour la sécurité du Maghreb, celle du continent africain, mais aussi la nôtre et celle de l’Europe".
     
    "L’ennemi prend des coups, il recule là où il cherchait à s’établir, perd des capacités. Il sera vaincu, à Mossoul comme à Raqqa, mais les batailles seront longues et meurtrières."
    Manuel Valls
    Premier ministre


    Pour lutter contre daech au Levant, les armées françaises sont également intervenues en septembre 2014 en Irak puis, un an plus tard, en Syrie, dans le cadre de l’opération Chammal. Une action qui, conjuguée à l’effort de la coalition internationale, porte actuellement ses fruits, notamment à Mossoul : "L’ennemi prend des coups, il recule là où il cherchait à s’établir, perd des capacités. Il sera vaincu, à Mossoul comme à Raqqa, mais les batailles seront longues et meurtrières", a prévenu Manuel Valls, avant d’ajouter : "Agir, c’est aussi redoubler d’efforts sur notre sol."

    #LutteContreLeTerrorisme notre détermination est dans l’action. Nous agissons sans relâche et ne baisserons jamais la garde ! pic.twitter.com/Pb2o51RT8N

    — Gouvernement (@gouvernementFR) November 23, 2016

    … Et redoubler d’effort sur le territoire national

    Aujourd’hui, les ennemis de la République ne sont plus, comme jadis, massés aux frontières, mais ils se trouvent  au contraire "au cœur de notre société" et sont susceptibles de passer à l’action à tout moment. Ces ennemis peuvent être "des Français, des résidents français qui, sur notre sol et après un processus de radicalisation, fomentent des attaques meurtrières", a déploré Manuel Valls.

    Pour lutter contre cette nouvelle réalité, le Premier ministre a réaffirmé la détermination du Gouvernement à intensifier son action sur le sol national. Il a salué l’efficacité de la stratégie française en matière de justice antiterroriste et de la centralisation des procédures terroristes au tribunal de Paris : "Il y a 30 ans, la France a fait le choix de la centralisation de l’antiterrorisme. Ce choix, je crois, était le bon et il me semble qu’il ne faut pas revenir dessus."

    Manuel Valls l’a répété, la justice aussi doit être au cœur du dispositif intérieur de lutte contre le terrorisme. L’Etat d’urgence ayant permis d’accélérer le processus de déstabilisation des réseaux et de déjouer plusieurs projets d’attentats, le Premier ministre s’est prononcé pour sa prolongation jusqu’aux prochaines échéances électorales.

     "Agir, c’est aussi lutter en amont contre la radicalisation", a insisté Manuel Valls. L’ouverture d’un premier centre de prévention, d’insertion et de citoyenneté pour prendre en charge les personnes radicalisées relève de cette volonté, tout comme la promotion d’un contre-discours sur internet et les réseaux sociaux, à l’image de la campagne #ToujoursLeChoix lancée le 18 novembre dernier par STOP DJIHADISME.

    #ToujoursLeChoix, une campagne web pour lutter contre la radicalisation

    Manuel Valls a réaffirmé la détermination du Gouvernement à lutter sans répit contre le radicalisme islamiste, notamment sur le te... [Lire la suite]
    vendredi 18 novembre 2016

    Enfin, le Premier ministre a insisté sur la nécessité pour la France de bâtir une nouvelle culture de sécurité, citant notamment l’opération Sentinelle et la Garde nationale (qui sera opérationnelle en 2017) : "Nous devons accompagner les Français pour développer collectivement une nouvelle culture de sécurité, qui intègre pleinement la menace dans notre vie quotidienne, qui donne de nouveaux réflexes." Car, rappelle-t-il, "nous sommes engagés dans une nouvelle forme de guerre mondialisée. Et elle sera longue."
     

    Garde nationale

    Engagez-vous pour la nation, donnez de votre temps pour aider les forces de sécurités intérieures et les armées. Vous aussi devene... [Lire la suite]
    lundi 26 septembre 2016
  • #ToujoursLeChoix, une campagne web pour lutter contre la radicalisation
    Manuel Valls lors de la présentation de la nouvelle campagne de lutte contre la radicalisation #ToujoursLeChoixa
    18 novembre 2016 - Actualité

    #ToujoursLeChoix, une campagne web pour lutter contre la radicalisation

    Manuel Valls a réaffirmé la détermination du Gouvernement à lutter sans répit contre le radicalisme islamiste, notamment sur le terrain des idées, en lançant la campagne #ToujoursLeChoix. Innovante et interactive, celle-ci permet de contrer la propagande djihadiste en investissant son champ d’action privilégié, le web, et en s’adressant à ses cibles les plus vulnérables, les jeunes.
     
    "Le terrorisme islamiste, comme tout totalitarisme, a ses outils de propagande. Les djihadistes utilisent la puissance du web pour terroriser, mais surtout pour recruter", a rappelé d’emblée Manuel Valls. Le Premier ministre présentait, vendredi 18 novembre, un nouveau dispositif gouvernemental pour contrer les islamistes radicaux sur leurs terrains de prédilection : internet et les réseaux sociaux.
    Manuel Valls présente la nouvelle campagne de lutte contre la radicalisation #ToujoursLeChoix
     
     
    "Toujours le choix", tel est le message délivré par la dernière campagne STOPDJIHADISME, accessible sur le site toujourslechoix.fr. Celle-ci repose sur deux films web inédits et innovants, qui suivent le parcours de deux jeunes, Emma et Mehdi, confrontés à la propagande djihadiste. Tournés en vue subjective, ces films plongent l’internaute-spectateur dans la peau de ces deux jeunes gens et l’amènent à faire des choix de manière interactive : aller plus loin dans la radicalisation, ou arrêter le processus. En fonction des décisions prises, il peut ainsi assister à chaque étape de leur cheminement tragique, potentiellement jusqu’à l’issue fatale. Ce mode de narration inédit souligne l’importance de la responsabilité individuelle, et rappelle que chacun a "toujours le choix" face à la radicalisation.

    Au-delà de leur format innovant, ces vidéos ont pour objectif de "contrecarrer le poison djihadiste" et de "faire comprendre ce qui se cache derrière la propagande, montrer les méthodes employées et la rapidité du processus d’embrigadement, et ainsi provoquer un choc salutaire" de nature à "prévenir la radicalisation des jeunes en les faisant passer du monde virtuel à la réalité", a expliqué le Premier ministre lors de son allocution. Dans cette optique, les deux films sont régulièrement ponctués d’authentiques témoignages (famille ayant perdu un enfant au Levant, repenti, réfugié syrien ayant fui daesh…) qui viennent mettre la fiction en perspective en l'ancrant à la réalité.

    Des témoignages authentiques et poignants pour prévenir la radicalisation de nos jeunes >> https://t.co/2rXif712gq #ToujoursLeChoix

    — Manuel Valls (@manuelvalls) November 18, 2016

    "Ne pas abandonner les réseaux sociaux aux prêcheurs de haine"

    Les jeunes, notamment les mineurs qui représentent aujourd’hui 22% des signalements de radicalisation effectués via le 0800 005 696 (numéro vert, service et appel gratuits), constituent le cœur de cible de cette campagne #ToujoursLeChoix. Comme l’a rappelé Manuel Valls, "combien de jeunes hommes sont partis en Irak, en Syrie ? Combien de jeunes femmes ont décidé de tout abandonner pour aller (…) ‘servir la cause’ et épouser ‘un justicier de Dieu’ ? Beaucoup ! Des milliers ! (…) Notre jeunesse, exposée à l’ensemble de ces contenus (djihadistes, ndlr), est en première ligne".
    0800 005 696
    Vous avez une question, un doute ? Vous avez besoin d'être écouté(e), accompagné(e) ou de signaler une situation inquiétante ? Appelez le Numéro Vert (appel et service gratuits)


    La campagne a donc été conçue pour toucher directement les jeunes, mais aussi pour "assumer la confrontation face aux ennemis de la démocratie, partout où ils se trouvent". Notamment sur le web et les réseaux sociaux, lieux privilégiés de recrutement pour les cellules djihadistes : "Nous avons toujours cru qu’il ne fallait pas abandonner les réseaux sociaux aux ennemis de la démocratie, aux prêcheurs de haine" a rappelé le Premier ministre. La campagne permet donc de "mener le combat d’influence sur les réseaux et sur le terrain des idées (…) Il faut casser la propagande, dévoiler cette manigance mortelle qui peut prendre la forme d’un néoromantisme moisi qui pervertit les esprits autour d’un projet politico-religieux dangereux (…), et surtout ramener ceux qui sont tentés par le pire vers la République."

    Les théories du complot, "terreau des extrémismes"

    Manuel Valls a également dénoncé le conspirationnisme et les théories du complot qui prolifèrent sur internet, et contre lesquels une campagne gouvernementale a précédemment été lancée sur ontemanipule.fr. Le complotisme entretient chez certains individus des sentiments de défiance et de suspicion de nature à nourrir la radicalisation djihadiste : "Le conspirationnisme est le terreau à partir duquel les théories extrémistes se développent, dans toute leur diversité. (…) Le complotisme cherche toujours à justifier la haine, la violence, voire la barbarie."

    La campagne #ToujoursLeChoix s’inscrit pleinement dans l’action gouvernementale initiée sur le numérique par le lancement en janvier 2015 de la plateforme STOPDJIHADISME, et renforcée en décembre 2015 par la création de comptes Twitter et Facebook dédiés. "Le site STOPDJIHADISME a été visité plus d’un million de fois", a indiqué Manuel Valls. Les comptes Twitter et Facebook, quant à eux, "ont diffusé chacun près de 2500 messages  générant plusieurs millions d’impressions".

    Le Premier ministre a enfin "salué le courage de tous les proches et parents qui ont accepté de témoigner, de revenir sur leur propre drame pour en éviter d’autres", avant de conclure : "Nous devons être à l’offensive pour lutter contre les discours de haine, pour porter (…) le message d’une République ferme, bienveillante et heureuse."

    .@manuelvalls : "Cette campagne, c’est ainsi un élément de plus au service de la mobilisation de toute la société" #ToujoursLeChoix pic.twitter.com/vujKECf0LI

    — Gouvernement (@gouvernementFR) November 18, 2016
     
ReliefWeb Headlines
ReliefWeb - Headlines
  • UNHCR reinforces global refugee protection regime by issuing new guidelines
    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: World

    New guidelines aim to ensure that states generally consider those fleeing armed conflict as refugees. Discrepancies still exist today when determining refugee eligibility.

    This is a summary of what was said by UNHCR spokesperson Adrian Edwards – to whom quoted text may be attributed – at today's press briefing at the Palais des Nations in Geneva.

    2 December 2016

    Faced with record displacement from conflict, UNHCR, the UN Refugee Agency, has this week moved to reinforce the global refugee protection regime by issuing new guidelines on dealing with people fleeing their country because of war.

    The guidelines aim to ensure that states generally consider those fleeing armed conflict and other violent crises as refugees. Discrepancies still exist today when determining refugee eligibility, with some countries not recognizing such a claim by victims of violence.

    “The idea that one has to be singled out and individually targeted to be a refugee is a myth,” said UNHCR’s Assistant High Commissioner for Protection Volker Türk. “The 1951 Refugee Convention, the cornerstone of our work, has always included refugees from war. But over the years it has been inconsistently applied, and some countries have required people fleeing war to prove they were individually targeted.”

    “These guidelines are crucial because most conflicts today target groups of civilians because of their real or perceived ethnic, religious, social or political affiliation. There is no question that those fleeing the devastating effects of armed conflict may indeed be refugees,” he added.

    UNHCR calls on all countries to follow the new guidelines in order to apply a consistent and harmonized standard for refugees, one that provides international protection to all who need it. Forced displacement is at a record high globally, with 65.3 million people displaced as of the end of 2015. Refugees make up about a third of this total (21.3 million) with the overwhelming majority being people displaced within their own country.

    UNHCR has a mandate to protect refugees, stateless people and people displaced internally. On a daily basis it helps millions of people worldwide, often on the front lines of conflict. It also monitors compliance with the international refugee system and provides Governments with guidelines, information and legal policy advice aimed at helping them meet their obligation to uphold refugee and human rights.

    Read the guidelines

    For more information on this topic, please contact:
    In Geneva, Adrian Edwards, edwards@unhcr.org, +41 79 557 9120
    In Geneva, Vannina Maestracci, maestrac@unhcr.org, +41 79 108 3532

  • Growing shelter pressure in Aleppo for the thousands fleeing
    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Iraq, Syrian Arab Republic

    Some 30,000 people have fled just in the last days. In all there are now some 400,000 displaced people in western Aleppo. Displacement also continues within eastern Aleppo.

    This is a summary of what was said by UNHCR spokesperson Adrian Edwards – to whom quoted text may be attributed – at today's press briefing at the Palais des Nations in Geneva.

    In Syria’s Aleppo, UNHCR, the UN Refugee Agency, remains extremely concerned for the civilian population. With thousands fleeing the eastern part of the city, our focus has turned to the rapidly growing shelter needs.

    Many of those who have fled eastern districts are now in unfinished or partly-destroyed buildings. Unsanitary conditions and overcrowding are already challenges in a congested city with few open spaces.

    We have been providing tents, shelter kits and sealing-off kits to meet the most urgent needs and improve living conditions. We are also working with partners to quickly rehabilitate structures as temperatures drop.

    Food, water, medical care and other items are being distributed by UNHCR and partners alongside winter clothing and other relief items. We have emergency supplies of non-food items, among them blankets and tents, for 45,000 people in western Aleppo. These can be replenished at short notice.

    It is estimated that some 30,000 people have fled just in the last days. In all there are now some 400,000 displaced people in western Aleppo.

    In Jibreen, an industrial zone, recent arrivals have joined approximately 55,000 people who had already fled the fighting in recent months. The area has now reached full capacity. A UN inter-agency assessment in Jibreen found that 60-70 per cent of recent arrivals were women and children. Working through partners, a large-scale building rehabilitation has been completed in Jibreen. Further work to boost shelter capacity there will be carried out as buildings are declared safe.

    Buildings in the 1070 and Rayiada housing complexes in government-controlled south-western Aleppo, which are unfinished residential areas where displaced people were being housed until August 2016, are heavily damaged. UNHCR had previously upgraded over 5,000 shelters in the 1070 district. Some are now at risk of collapse and work on rehabilitation is underway.

    Additional UNHCR protection and shelter staff arrived in western Aleppo on Thursday as part of a UN mission. They will be providing a detailed assessment of the needs of the recently displaced. We are already offering psychological counselling as well as legal, protection, gender-based violence, education and other protection services at 15 community centres in the area and nearby.

    Displacement also continues within eastern Aleppo itself, with many having been forced to move several times, according to a survey recently conducted by UNHCR and NGO partners.

    Since September, UNHCR has supported 838,092 people in Syria, including Aleppo, with winter items, including thermal blankets, sleeping bags, plastic sheets and clothing.

    We are still unable to reach the many thousands without food, water and shelter in eastern Aleppo as temperatures drop and fighting rages. With its UN partners, UNHCR continues to call for an end to the hostilities to allow safe passage out, and humanitarian assistance to be delivered.

    Mosul distributions accelerate as displacement rises, temperatures drop

    In Iraq, UNHCR has been providing thousands more winter kits this week in newly retaken towns and villages east of Mosul.

    Around 3,500 kits, each containing two blankets and two quilts, were distributed in Gogachly; 4,745 were distributed in Nemrud and nearby villages; and nearly 3,500 extra kits will be delivered to families in the area in the coming days. In UNHCR’s Qaymawa camp, accommodating more than 4,611 people, wheelchairs have been distributed and water, sanitation and hygiene facilities suitable for use by people 10,800 people, battery-powered lighting has been installed; the camp still lacks electricity and hot water. Additional winter clothing and kerosene for heating is required.

    As of today 77,000 Iraqis have been displaced by the recent fighting in Mosul. Some 3,321 Iraqi refugees have reached Al Hol camp in Syria camp since October 17. The camp currently hosts almost 9,200 people, including displaced Syrians.

    For more information on this topic, please contact: In Geneva, Matthew Saltmarsh, saltmars@unhcr.org, +41 79 217 31 40 In Jordan, Scott Craig, craigs@unhcr.org, +962 7 9276 0640

  • More than 400,000 displaced by ongoing crisis and climate hazards in Burundi
    Source: Food and Agriculture Organization of the United Nations
    Country: Burundi

    An estimated 10,000 households from Ruyigi, Kirundo, Cankuzo and Rutana are fleeing their homes due to food insecurity and current rainfall deficit.

    IN NUMBERS

    2.1 million
    people food insecure, of which more than 800 000 severely food insecure
    30 000 ha
    of farmland destroyed by climate hazards related to El Niño for the 2015/16 season
    428 170
    people displaced by ongoing crisis and climate hazards, of which 139 000 internally and the rest in neighbouring countries
    USD 6.8 million
    still needed for the implementation of FAO’s 2016 emergency programme

    KEY POINTS

    • An estimated 90 000 people were affected by El Niño (heavy rains, strong winds, floods and landslides) in late 2015 and early 2016, and now Burundi is experiencing late, irregular and **insufficient rainfall**. An estimated 10 000 households from Ruyigi, Kirundo, Cankuzo and Rutana are fleeing their homes due to food insecurity and current rainfall deficit.
    • Agricultural production is insufficient to cover household food security or generate enough income to meet other needs; subsequently, households are more dependent on markets where products are lacking and prices rising.
    • The progressive decline of the economy and **rising inflation** are significantly deteriorating households’ livelihoods.
    • FAO urgently requires **USD 4 million** to: (i) continue supporting around 25 000 vulnerable households with emergency agricultural kits to set up kitchen gardens in response to the rainfall deficit; (ii) provide livestock to access manure and restore household assets; (iii) diversify income generating activities (mushroom production and aquaculture), mainly involving youth and women, to contribute to strengthening their resilience; and (iv) allow for access to seeds for households affected by the rainfall shortages of season 2017A to resume their agricultural activities and ensure outcome of season 2017B.
    • Additional support is needed to enhance **quality seed multiplication** and the use of planting materials resistant to drought and pests.
  • UN experts call for special investigation into "epic levels" of sexual violence in South Sudan
    Source: UN Human Rights Council
    Country: South Sudan

    Sexual violence has reached epic proportions in the conflict in South Sudan and requires the urgent attention of the world, said the UN independent Commission on Human Rights in South Sudan.

    NAIROBI/GENEVA (2 December 2016) – Sexual violence has reached epic proportions in the conflict in South Sudan and requires the urgent attention of the world, said the UN independent Commission* on Human Rights in South Sudan after a ten-day visit during which they met women survivors around the country.

    “The scale of gang rape of civilian women as well as the horrendous nature of the rapes by armed men belonging to all groups is utterly repugnant and what’s worse is that there is no sense of outrage about this horror,” said the chairperson of the Commission, Yasmin Sooka. “There was justifiable uproar when international humanitarian workers were gang raped in July in the capital Juba but the fact of the matter is that it is happening to South Sudanese women on a daily basis and the world is just averting its eyes.”

    The Commission intends to call for the establishment of a special investigative team to go to South Sudan to collect evidence of the rapes so as to form the basis of prosecutions for the future. The Commission urges the Government of South Sudan and those in control of opposition territories to give UN investigators unfettered access to all areas of the country.

    While in South Sudan, the Commission interviewed a rape survivor whose case was mediated by village elders who ordered the perpetrator to pay compensation of a goat and a small sum of money. For many women this sort of informal mediation system is the only justice system available.

    “It is mind boggling that a woman’s suffering and its lifelong impact has so little value, not to mention that serious crimes like rape must be tried in a court of law with due process,” said Commissioner Ken Scott.

    In the capital Juba, a UN survey found seventy percent of women in Juba had suffered sexual assault since December 2013. In the outbreak of violence in the capital in July, hundreds of women reported rape. The Commission met several who had still not received the necessary medical treatment for terrible injures they sustained. An elderly woman who had left the camp to search for food thought her age would protect her from assault, only to experience beating and rape at the hands of soldiers who she said were young enough to be her sons. She explained the ethnic nature of the attacks by describing how the soldiers grabbed her cheeks, making derogatory references to her tribal markings. After the assault, her shattered body was transported back to the camp in a wheelbarrow by a passerby. Another woman who was five months pregnant described going out of the camp with four other women, all of whom were each gang raped by seven soldiers. She suffered a miscarriage afterwards but described how one of her companions died after being sexually mutilated. Rape survivors also suffer the stigma and shame of the rape with many indicating that their husbands had left them, blaming them for the rape. They are also ostracized by the community resulting in deep trauma. This has also raised concern about the longer-term psychosocial well-being of survivors.

    In Bentiu in Unity State, the Commission heard of a number of women raped by soldiers outside the camp for displaced people on the day they visited. Despite the stigma, a woman in Bentiu described in a public meeting how she was raped and threatened with death by soldiers in Leer three days prior to the Commission’s visit and was still searching for her husband after the attack on their village. “There is no stigma around rape because for us it is normal; it is happening every day to us,” she said, “I am speaking out because I am someone who has been attacked but I want to say yes to life.” In Malakal in Upper Nile State, the UN Population Fund indicated that one in five women in the Protection of Civilian camp reported being sexually violated since the outbreak of the conflict. However conflict-related sexual violence mostly goes unreported.

    The Commission also heard reports of women being abducted and subjected to sexual slavery by armed groups who move them from house to house resulting in the girls not being found. Women have also been raped inside displacement camps, and there are increasingly high levels of domestic violence.

    “What concerns us is the pattern of sexual violence targeting women all over the country, the fact that rape is one of the tools being used for ethnic cleansing and the absolute impunity for these crimes,” said Ms. Sooka. All commanders at every level have an affirmative responsibility to prevent and punish rape and other sexual violence. The Commission believes the only way to curb the “normalization” of rape is to conduct investigations leading to prosecution for those in command.

    ENDS

    *The Commissioners are: Yasmin Sooka (Chairperson), Kenneth Scott and Godfrey Musila.

    Video of the Mission to South Sudan is available at https://we.tl/gEkzl0yDL0 and https://we.tl/eWMjk96xX9

    For more information, please contact Joseph Bonsu on jbonsu@ohchr.org and +41 79 109 6870 and Frances Harrison on francescsharrison@gmail.com and +44 794 648 8089.

    For more information about the UN Commission on Human Rights in South Sudan, please see: http://www.ohchr.org/EN/HRBodies/HRC/CoHSouthSudan/Pages/Index.aspx

    Commission on Twitter: @ssudanchr

    For your news websites and social media: Multimedia content & key messages relating to our news releases are available on UN Human Rights social media channels, listed below. Please tag us using the proper handles:
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  • Call for $1 billion to help 6.9 million people in northeast Nigeria
    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Nigeria

    The 2017 HRP seeks more than US$1 billion to address the needs of those in crisis in Borno, Adamawa and Yobe states, with 75 partners ready to respond where areas are accessible.

    (Abuja: 2 December 2016): The 2017 Humanitarian Response Plan for Nigeria seeks more than US$1 billion to address the needs of those in crisis in the three most affected states of Borno, Adamawa and Yobe, with 75 partners ready to respond to those needs where areas are accessible.

    During the course of 2016 as the Nigerian Armed Forces pushed back Boko Haram held areas the scale of the human suffering became more apparent and the humanitarian community scaled up the response. The centre of gravity for the response moved from Abuja to Borno’s state capital, Maiduguri to enable us better deliver the necessary assistance to the most vulnerable.

    “We welcome the full cooperation of the Government of Nigeria and the initiative behind the Inter-Ministerial Task Force to address the humanitarian situation. This is the largest crisis on the African continent and I am confident that with the support of the international community and the private sector, we can begin to bring hope to the people of the north-east,” said Peter Lundberg, the Deputy Humanitarian Coordinator.

    This Humanitarian Response Plan will address the needs of almost 7 million people, in dire need of nutrition, food, shelter, health, education, protection and the water and sanitation needs of a very vulnerable population. A projected 5.1 million people will face serious food shortages as the conflict and risk of unexploded improvised devices prevented farmers planting for a third year in a row, causing a major food crisis.

    “The Government have already demonstrated and will continue to demonstrate strong commitment to working together with the international humanitarian community,” said Honourable Zainab Ahmed, Minister of State, Ministry of Budget and National Planning, who is tasked.

    “The narrative on this humanitarian crisis can no longer be ignored and we are appealing to the international community to help us prevent the deaths of thousands of innocent civilians over the coming 12 months,” continued Lundberg.

  • Urgent scale-up of humanitarian assistance needed amid severe drought in Somalia
    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, UN Resident and Humanitarian Coordinator for Somalia
    Country: Somalia

    More than 40% of the population do not have sufficient food and over one million of these are in ‘crisis’. In addition, over 320,000 children under age five are acutely malnourished.

    Nairobi, 2 December 2016 — The Humanitarian Coordinator for Somalia, Peter de Clercq, today made an urgent appeal for humanitarian assistance amid worsening drought conditions that have left hundreds of thousands of Somalis facing severe food and water shortages. He made the call during a briefing with the international community in Nairobi, highlighting the urgency of responding to the drought situation in Somalia. “Drought in Puntland and Somaliland has deepened and spread to southern and central regions of the country as well.

    The situation has become increasingly desperate for vulnerable families in need. The drought situation is extremely worrying and could deteriorate rapidly if we don’t act now,” said de Clercq. “We are running against time.

    Humanitarian organisations are stretched and require additional resources to tackle the growing needs from the drought situation and other crises. The 2016 Humanitarian Response Plan seeking US$885 million is only 47 per cent funded, four weeks before end of the year.” Some of the communities in the north had already endured four successive seasons of below average rainfall. Families are struggling, many already adopting desperate measures to survive. The current Deyr rainy season, which usually spans from October to December, could have provided a window of opportunity for affected families to recover, but it has so far been poor across most parts of Somalia. Significant crop and pasture losses are highly likely, with a total crop failure expected in several areas.

    Overall, five million Somalis – more than 40 per cent of the country’s population – do not have sufficient food. More than one million of these are in ‘crisis’ and ‘emergency’. This figure is now projected to increase to over 1.3 million by May 2017, according to a recent Food Security Outlook. In addition, Over 320,000 children under age five are acutely malnourished, including more than 50,000 children who are severely malnourished. These children are the most vulnerable during the current drought. Surveys in rural and IDP settlements indicate an alarming Global Acute Malnutrition (GAM) and Severe Acute Malnutrition (SAM) prevalence in a number of areas.

    The President of the Federal Government of Somalia appealed for humanitarian assistance on 12 November for people affected by the drought. State authorities in Jubbaland, Puntland, Somaliland and Galmudug also issued appeals on 2 October, 5 October, 17 November and 30 November, respectively, highlighting the urgency of the situation. In addition to drought, an increase in displacement related to conflict and the withdrawal of international troops have presented additional humanitarian challenges. Almost 5,000 people have been displaced in Hiraan and Bakool regions, while another 29,000 people have been uprooted from their homes in Lower Shabelle.


    For further information, please contact:
    Tapiwa Gomo, Head of Communication, gomo@un.org, Tel. +252 616 548 007
    Abas Abdi, Public Information Officer, mohamud3@un.org, +252 618330000 or +252 619150457 Antonette Miday, Public Information Officer, miday@un.org, Tel. +254 731 043 156
    Kenneth Odiwuor, Public Information Officer, odiwuor@un.org, Tel. +254 734 800 120

  • UNHCR delivers winter help for Iraqis returning to conflict-affected villages
    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Iraq

    With Muslim Aid, UNHCR has been stepping up assistance in newly retaken towns and villages east of Mosul, and begun distributing blankets and quilts as temperatures plummet in northern Iraq.

    UNHCR, the UN Refugee Agency, in coordination with its partner, Muslim Aid, has been stepping up assistance to displaced Iraqis and residents in newly retaken towns and villages east of Mosul, and begun distributing thousands of blankets and quilts as temperatures plummet in northern Iraq. The towns and villages on the eastern outskirts of Mosul City have been retaken in recent weeks, as the Iraqi security forces continue their advance on Mosul. As the security situation has stabilised, humanitarian agencies have moved in to provide rapid assistance, both to people who remained in their homes during the fighting, to those who have returned to their old neighbourhoods and to newly-displaced Iraqis from Mosul city who have sought shelter there.

    This week, around 3,500 kits, each containing two blankets and two quilts, were distributed in Gogachly. 4,745 kits were distributed to communities in Nemrud and nearby villages. Nearly 3,500 extra kits will be delivered to families in other areas in the coming days.

    “The situation is very precarious for Iraqis affected by the ongoing military confrontations and they urgently need humanitarian assistance”, said UNHCR Senior Field Co-ordinator, Hovig Etyemezian.

    “Newly displaced Iraqis, those who never left their villages and other families who have only just returned to their homes, often lack the resources to survive - especially during the harsh winter. Our help is giving them extra support to cope with the most difficult time of the year”, said Etyemezian.

    UNHCR has also been distributing winter kits in camps hosting displaced Iraqis. The agency hopes to provide winter assistance to 1.2 million newly-displaced Iraqis.

    More than 76 000 people have been displaced since the start of the military offensive to retake Mosul. Currently UNHCR has six camps ready to receive people displaced from Mosul and surrounding towns and villages.

    UNHCR’s Mosul emergency response, costed at $196.2m, is only 57%-funded. The largest funding gap is for the agency’s winter assistance programme.

    For more information contact:
    Caroline Gluck gluck@unhcr.org +964 780 920 7286
    Bathoul Ahmed ahmedba@unhcr.org +964 771 004 5692
    Follow us:
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    On Facebook: https://www.facebook.com/UNHCRinIraq
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  • "Window of opportunity to prevent a full blown famine closing fast" in Northeast Nigeria
    Source: Save the Children
    Country: Nigeria

    Save the Children calls for the international community and the government to act swiftly in the face of the evidence and the opportunities, to not repeat the tragedy in Somalia.

    FOREWORD

    Six years ago, the international community stood, watched and waited as evidence emerged of a looming famine in Somalia. The early warning signs were clearly visible, as the combined effects of drought and conflict took their toll. By the time the international relief effort got into full swing, it was too late to prevent a catastrophe. Around a quarter of a million people lost their lives – over half of the victims were children under five years old.i In the countless analyses that were carried out, UN agencies recognised that delayed action had cost lives. Governments around the world pledged to ensure that the humanitarian systems would never again fail on such a scale.

    Today, the international community is sleep-walking its way to another humanitarian disaster – this time in North East Nigeria. As in Somalia, a brutal armed conflict has undermined livelihoods, led to mass displacement, and decimated already inadequate health, nutrition, water and sanitation services. As in Somalia, the human tragedy is unfolding away from the spotlight of international media attention. The crisis in North East Nigeria has been crowded out of the humanitarian agenda by the highly visible disasters affecting Syria, Iraq and Yemen. And as in Somalia, lives are hanging in the balance. Some 75,000 children could die over the next year, according to the UNii – and that figure could well prove to be an under-estimate. Nutritional data compiled from screening programmes operated by Save the Children point to Global Acute Malnutrition levels of between 20-50% in some locations,iii significantly exceeding the UN World Health Organisation emergency threshold of 15%. Other data points in a similar direction.

    Headline statistics can obscure the human tragedies that lie behind every humanitarian disaster. In November 2016, during my first trip as CEO of Save the Children UK, I met Abdalla, the boy pictured on the front of this report. I met him at a nutrition screening centre supported by Save the Children on the outskirts of Maiduguri, the capital of Borno state – the epicentre of the crisis. Abdalla was immediately referred to our nutrition stabilisation unit, where his life was saved. Many others were arriving in the unit with the tell-tale signs of kwashiorkor and marasmus, the symptoms of severe malnutrition.iv Some of the mothers I spoke to had walked for two weeks to get their children treated. Many reported stories of brutality, arbitrary killing and sexual violence at the hands of insurgents. All of them were desperate for support to give their children a chance of recovery – and to give them an opportunity to rebuild their lives. Save the Children is on the front line of the crisis, operating outpatient therapeutic sites and an emergency stabilisation unit for severely malnourished children, like the one which saved Abdalla’s life. But our efforts, like those of other agencies on the ground, are being overwhelmed by the sheer scale of the crisis.

    But there is one crucial difference between the tragedy that unfolded in Somalia and the situation in North East Nigeria. In Nigeria there is still a window of opportunity to prevent a full blown famine – but that window is closing fast. Last year, the international community failed to support what we now know was a greatly underestimated humanitarian appeal. Just over one-third of the 2016 Somalia appeal was funded.v Speaking bluntly, the shortfall cost the lives of many children. Estimates for 2017 point to a humanitarian financing requirement of US$1.2bn – and donors must step up to the plate.

    None of this is to downplay the responsibility of the Nigerian government. Ultimately, it is for the government to lead and coordinate the humanitarian response. There are encouraging signs. President Buhari’s government has signalled a recognition of the scale of the crisis that was previously lacking. The economic crisis in Nigeria has hampered the government’s efforts. Yet Nigeria is not a country so poor as to be unable to save the lives of vulnerable children in the North East. Indeed, the crisis provides an opportunity for the government to demonstrate its commitment to overcoming the marginalisation, poverty and instability that has fuelled the crisis. It is now vital that the Nigerian government and donors act decisively and at the highest political levels to reverse the drift towards a full scale famine.

    This briefing sets out a set of practical actions which could avert a humanitarian crisis and provide a platform for recovery. There is nothing inevitable about the tragedy now unfolding in North East Nigeria. By acting now and acting decisively, the international community and the Nigerian government together have the power to save and rebuild lives. Failure to act in the face of the evidence now available and the opportunities to make a difference would be indefensible and unforgivable.

    Kevin Watkins

    CEO Save the Children UK

  • UN to step up humanitarian action and reconciliation efforts in Yei, South Sudan
    Source: UN Mission in South Sudan
    Country: South Sudan

    Humanitarian actors have frequently been denied access to Yei, where an estimated 100,000 people have been feeling trapped and insecure since the outbreak of fighting in July this year.

    By Filip Andersson

    Eugene Owusu, Deputy Special Representative of the Secretary-General (DSRG) at UNMISS, yesterday led a high-level delegation on a visit to the troubled town of Yei. The local bishop and authorities described worsened security and humanitarian conditions and a lack of constructive dialog in the area, to which Mr. Owusu promised that the UN shall respond by stepping up humanitarian and other efforts.

    The fact-finding mission, limited to two brief meetings with local authorities and Bishop Erkolano Lodu Tombe, took place following a recent visit to Yei by Adama Dieng, the Special Envoy of the Secretary-General on Genocide Prevention, who warned stakeholders of a dire and deteriorating situation in the area.

    UN staff and other humanitarian actors have frequently been denied access to Yei, where an estimated 100,000 people have been feeling trapped and insecure since the outbreak of fighting in July this year. A delayed green light to visit the area also meant that the intended full-day visit by the DSRSG-led delegation, which also included the U.S. Ambassador Molly Phee, the USAID representative Emily Dakin and several UNMISS staff members, was cut short as well.

    The travelling party was soon informed about a wide range of increasingly acute concerns, expressed by Bishop Tombe and in a handwritten letter from female Internally Displaced Persons in Yei town and its vicinities. Security concerns led to the current harvest not being collected and the one that should have followed not being planted. Hunger, following the quickly depleting food rations delivered by the World Food Programme (WFP), is a major problem, and so are the lack of medics, medicines and educational material.

    Some relief aid has, however, managed to reach the thousands of needy in the Yei area. On 19 October, some 9,500 people in Loca West and Logwili in Lainya received food rations, and another estimated 51,700 people received similar assistance on 9 November. Approximately 25,000 children and women of child-bearing age have been vaccinated, malnourished children and vulnerable women have been given nutritional supplements, and another 5,000 of the most vulnerable IDPs have received non-food items.

    Eugene Owusu took the opportunity to pledge intensified UN humanitarian support to the affected people, “particularly the large number of people who are cut off outside Yei town”, but also inside Yei town. His promise was echoed by Molly Phee, who ensured that her country will continue to assist the people in the area through the WFP.

    The DSRSG also agreed with the Bishop and with the Governor of Yei River State, David Lokonga Moses, on another top priority: making communities engaged in conflicts talk to each other in a constructive way.

    “At this time dialogue and reconciliation and healing are paramount. We urge the Governor to ensure the guns are silent, because without peace Yei can never go back to where it used to be before”, says Mr. Owusu.

    Governor Lokonga welcomed the support from the international community in leading dialogue workshops, but also affirmed but plenty is being done locally as well, including the finalization of what he calls “a concept paper of a road map to dialogue”. Religious and other local leaders have been tasked with leading the way.

    “They are very active and are moving forward with consultations with the people who may have taken up arms for whatever reason, and explain to them that this is not helping us”.

  • Imminent new drought in Ethiopia's southeastern regions - FAO
    Source: Food and Agriculture Organization of the United Nations
    Country: Ethiopia

    As dryspells are likely to last until the 2017 spring rains, livestock-dependent households in southern zones of Oromia, Somali Regions and South Omo Zone will be affected.

    IN NUMBERS

    9.7 million
    People food insecure
    USD 91 million
    Required for humanitarian response in Ethiopia’s agriculture sector
    1.3 million
    People assisted by FAO seed and livestock interventions since January 2016
    USD 14 million
    Needed by FAO for urgent livestock interventions

    KEY MESSAGES

    • New drought is imminent in southeastern regions. The very poor performance of the October to December rains sent shockwaves throughout southern and southeastern pastoral areas of SNNPR, Oromia and Somali Regions and led to widespread scarcity of pasture and water. Livestock body conditions have deteriorated and thousands of animals have died so far. Meanwhile, the prices for livestock have tumbled in response to the glut of animals brought to market, disfavouring terms of trade for livestock owners.
    • While crop harvests are slowly improving food security, gains must be vigorously protected. With harvests ongoing since October and through January, crop-dependent areas of Ethiopia are expected to experience a significant boost in food availability, especially with this year’s harvests forecast to be 20 percent higher than in 2015/16. However, post-harvest losses remain high across Ethiopia – crop diseases such wheat rust pose a significant threat to crop yields. Pest and disease surveillance, monitoring and post-harvest management must be priority in the next months to ensure the next harvest is successful.
    • Food insecurity rates remain alarmingly high. Local livelihood systems have not fully recovered from the effects of El Niño – leading to severe food and nutrition insecurity reported in eastern Oromia, Amhara and Tigray Regions, as well as in southern Afar and northern Somali Regions. While ongoing meher harvests are gradually improving food access, millions may remain at risk.

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