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  • "La question scolaire est indissociable à nos yeux de celle de la justice sociale"
    6 janvier 2017 - Actualité

    "La question scolaire est indissociable à nos yeux de celle de la justice sociale"

    Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve et Najat Vallaud-Belkacem étaient en Auvergne, le 6 janvier 2017, où ils se sont rendus, dans une école primaire à Clermont-Ferrand, puis à l’École supérieure du professorat et de l’éducation située à Chamalières. Le Premier ministre a souligné les actions du Gouvernement en faveur d'une éducation où tous les élèves ont les mêmes chances de réussite.
     
     Dès son arrivée en terre d'Auvergne, à Clermont-Ferrand, c'est à l'école primaire Philippe-Arbos des Hauts-de-Chanturgue, que s'est rendu Bernard Cazeneuve, accompagné de Najat Vallaud-Belkacem, pour observer une classe bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes".
     
    Ce dispositif repose sur l'affectation dans une école ou au sein d’un groupe scolaire d'un maître supplémentaire dans les territoires où les populations scolaires sont les plus fragiles. Il table sur de nouvelles organisations pédagogiques, au sein même de la classe pour mieux remédier aux difficultés d’apprentissage. Une mesure dont s'est félicité le Premier ministre : "j’ai pu apprécier ce matin en me rendant dans une classe de CM1, l’efficacité de cette mesure qui permet de répondre à la diversité des besoins des élèves et de suivre plus méticuleusement qu’auparavant ceux qui dans les classes peuvent être confrontés à des difficultés plus grandes  et qui méritent une attention plus soutenue." Un dispositif qui sera généralisé en 2017, a annoncé Najat Vallaud-Belkacem.
     
    École primaire : "Ici, nous avons vu que chacun avait les mêmes chances d'accéder à la connaissance"

    Pour une école égalitaire

    Combattre, en effet, "l'inégalité d'éducation",  a rappelé Bernard Cazeneuve, citant Jules Ferry, est la mission assignée à l'école pour faire disparaître "la plus redoutable des inégalités qui vient de la naissance."  Pour le Premier ministre, "l’école laïque, gratuite et obligatoire a constitué la plus grande avancée de la République parce que son ambition a été précisément de permettre à chaque enfant de notre pays de s’élever au sein de la société selon son travail, selon son mérite et non en fonction d’une origine ou selon la condition sociale de son milieu."
     
    Toutefois, constate le Premier ministre, "l'idéal d'une école méritocratique n'a jamais été atteint ni à l'époque de Jule Ferry ni aujourd'hui." La barrière des inégalités sociales reste un frein et "nos élèves n'ont pas les mêmes chances de réussite scolaire selon qu'ils sont issus des classes moyennes et supérieures ou qu'ils sont d'origine plus modeste."
     
    "La question scolaire est indissociable à nos yeux de celle de la justice sociale" et "la première des missions de  l'école c'est d'honorer la justice de la puissance publique", a affirmé Bernard Cazeneuve. Il a rappelé que le Gouvernement a pour ambition "de transmettre des savoirs pour former des citoyens libres au sein d’une société que nous devons souhaiter chaque jour plus juste et plus unie autour des valeurs de la République. […] C’est elle qui justifie que le Gouvernement fasse de l'école l’une de ses premières priorités pour ne pas dire la première."

    Avec @najatvb à Clermont-Ferrand, aux côtés des élèves et des enseignants. L'éducation, priorité de la République pic.twitter.com/QrTccvVpNV

    — Bernard Cazeneuve (@BCazeneuve) January 6, 2017

    Priorité républicaine

    "Depuis quatre ans, cette priorité donnée à l'éducation et à la jeunesse, s'est traduite de façon très concrète pour les élèves et la communauté éducative". Tous les rouages du système éducatif ont été mis en mouvement pour permettre la réussite de tous les élèves en donnant "plus de moyens à l'école de la République pour lui permettre de mieux exercer ses missions", a déclaré Bernard Cazeneuve.
     
    Pour promouvoir une école plus juste, le Premier ministre a rappelé les moyens renforcés octroyés au primaire, tout comme les mesures en faveur de la scolarisation des enfants de moins de trois ans, les mesures en faveur de l'acquisition des connaissances fondamentales ou encore le dispositif  "Plus de de maîtres que de classes", dont il a pu mesurer les résultats encourageants à l'école primaire Philippe-Arbos des Hauts-de-Chanturgue.

    Dans cette même école, Bernard Cazeneuve a également pu constater le bienfondé du travail en réseau : "le bénéfice de la coopération entre les enseignants du primaire, ceux du collège dans le cadre du nouveau cycle de consolidation qui a pour tâche d’assurer la transition entre les classes de CM1, de CM2 et de 6e."
     
    Cette visite a aussi été l'occasion de constater sur le terrain les résultats de la réforme du collège. Ainsi, "au total, les enseignements pratiques, interdisciplinaires, l’accompagnement personnalisé, le travail en petits groupes représenteront 20% du temps des enseignants", a indiqué le Premier ministre qui a constaté qu'avec cette réforme "les établissements comme les équipes pédagogiques et  éducatives disposent aujourd'hui de davantage d'autonomie pour mieux répondre aux besoins de leurs élèves."
     
    Le Premier ministre a également rappelé l'existence d'un programme pilote de haut niveau pour développer le lycée professionnel : cinq académies entament un "programme recherche/action de très haut niveau, associant chercheurs, lycéens professionnels pour penser chaque métier à l'aune du numérique et des infinies possibilités" ; sans oublier la synergie mise en place entre les différents acteurs pour faciliter l'insertion professionnels des jeunes issus de cette filière au sein des campus des métiers et des qualifications : régions, académies, enseignement supérieur et acteurs économiques, tous y contribuent.
     

    Une formation de qualité des acteurs de l'école


    L'École supérieure du professorat et de l’éducation, à Chamalières, était la seconde étape de la visite du Premier ministre. Dans ce lieu de formation des enseignants et des personnels éducatifs, le Premier ministre s'est adressé aux "serviteurs de la République" : "vous êtes les garants de cette continuité, de ce fil que ne se coupe pas, de ces valeurs qui se transmettent, qui se perpétuent et vous avez comme devoir, vous-mêmes, comme vos prédécesseurs pendant plusieurs décennies et plusieurs siècles, de former des citoyens libres."
     
    Les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) qui ont succédé aux Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), sont des unités de formation intégrées aux universités pour former des enseignants du primaire et du secondaire et des conseillers principaux d'éducation.  "Si nous sommes aujourd'hui dans une école supérieure du professorat et de l'éducation, c'est pour marquer qu'il est essentiel d'assurer une formation de qualité aux enseignants et aux personnels éducatifs", a déclaré Bernard Cazeneuve.  "Dans les dix prochaines années", a-t-il déclaré, "ces écoles supérieures devraient contribuer à la formation de plus de 300 000 nouveaux enseignants."

    Les enseignants seront formés tout au long de leur carrière. En effet, pour le Premier ministre, "ces écoles supérieures constituent une avancée majeure pour notre système éducatif mais nous voulons aller plus loin en renforçant aussi la formation continue de nos enseignants ; il faut en effet leur permettre d’actualiser sans cesse leurs connaissances et d’améliorer leur pratique professionnelle au service de la réussite de chaque élève. L’objectif est de créer un véritable continuum de formation."
     
    Visite dans une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes"
    Visite dans une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes" - ©Benoit Granier/Matignon
    Visite dans une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes"
    Visite dans une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes" - ©Benoit Granier/Matignon
    Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos
    Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos - ©Benoit Granier/Matignon
    Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos
    Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos - ©Benoit Granier/Matignon
    Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos
    Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos - ©Benoit Granier/Matignon
    Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos
    Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos - ©Benoit Granier/Matignon
    Table ronde avec les personnels éducatifs autour des dispositifs de réussite éducative
    Table ronde avec les personnels éducatifs autour des dispositifs de réussite éducative - ©Benoit Granier/Matignon
    Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne
    Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne - ©Benoit Granier/Matignon
    Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne
    Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne - ©Benoit Granier/Matignon
    Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne
    Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne - ©Benoit Granier/Matignon
    Bernard Cazeneuve s’est rendu, vendredi 6 janvier, à Clermont-Ferrand, accompagné de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale. Ensemble, ils ont visité une école primaire de la ville et pu observer une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes" ainsi qu'une classe de CM2, avant de se rendre à l’École supérieure du professorat et de l’éducation (Espé) Clermont-Auvergne.
     

    Éloge du "temps long"

    Comme le Premier ministre l'a souligné, s'adressant aux futurs enseignants en formation, "songez que les élèves que vous formerez au cours de votre carrière, exerceront […] une activité professionnelle au 22e siècle."
     

    "Toutes ces réformes sont déjà mises en œuvre sur le terrain, dans les établissements scolaires ; elles changent en profondeur la vie des élèves, de leur famille aussi bien que de la communauté éducative et particulièrement là où peuvent se concentrer des difficultés importantes", a déclaré Bernard Cazeneuve pour qui "chaque jour compte pour essayer de bien faire et pour […] achever le travail de refondation de l'école que nous avons engagé."
     
    Pour Bernard Cazeneuve, "si nous voulons que l’école continue à donner à chacun sa chance dans un pays où demeurent des inégalités, il faut que les gouvernements de la France au cours des années qui viennent, continuent à faire de l’école la priorité nationale, à l’instar de ce que nous avons fait au cours des dernières années. Il est impératif que l’on donne aux réformes le temps de se déployer."

    Bernard Cazeneuve a également rappelé "l'enjeu de la grande mobilisation de l’école pour les valeurs de la République, lancée à la suite des attentats qui ont frappé notre pays. Un parcours citoyen a été mis en place  tout au long de la scolarité des élèves afin de leur transmettre les valeurs de la République et de les former à l’exercice de la citoyenneté." Dans une école républicaine qui "accueille tout le monde" sans distinction sociale ni d'origine, ce qui fait la force "de l’école dans la République, c’est d’exiger que dès lors qu’on en franchit la porte, on laisse à la porte de l’école tous ses préjugés mais que l’école puisse ouvrir ses portes à tous ceux qui dans la République ont envie de comprendre, de connaître et d’apprendre pour être des citoyens libres."

    Le Premier ministre a souligné avec force que dans, "le combat que nous  menons pour la liberté, pour la fraternité, pour la solidarité, pour la tolérance, pour le respect de l’autre, […] il  est indispensable que l’école demeure le creuset au sein duquel les citoyens forment leur esprit et aiguisent leur capacité critique."
  • "Le Gouvernement est intraitable avec ceux qui ne respectent pas les droits des salariés"
    Bernard Cazeneuve à Douai, le mercredi 4 janvier 2017
    5 janvier 2017 - Actualité

    "Le Gouvernement est intraitable avec ceux qui ne respectent pas les droits des salariés"

    Bernard Cazeneuve a visité, mercredi 4 janvier, le site l'Imprimerie nationale à Douai, et délivré la première carte d'identité professionnelle des salariés du bâtiment et des travaux publics (BTP). Le Premier ministre a également réaffirmé la détermination du Gouvernement à lutter contre le travail illégal et la fraude au détachement, et plaidé pour de nouvelles règles européennes en la matière.
     
    Le 13 décembre dernier, au cours de sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale, le Premier ministre avait fustigé le caractère délétère, pour notre modèle social, du travail illégal et des fraudes au détachement, qui "ruinent la confiance que les salariés ont dans la capacité de l’Europe à les protéger". A cette occasion, il avait également annoncé la mise en circulation prochaine d’une carte d’identité professionnelle pour les salariés du bâtiment et des travaux publics, un secteur particulièrement concerné par le problème.
     
    "Le contournement des règles européennes, la fraude au détachement organisée et répétée sont inacceptables"
    C’est donc pour remettre la toute première carte BTP à un salarié d’une société bretonne de maçonnerie que le Premier ministre s’est rendu avec la ministre du Travail, Myriam El Khomri, sur le site de l’Imprimerie nationale (de Flers-en-Escrebieux près de Douai), qui produit ces nouveaux titres hautement sécurisés. Cette carte BTP a été rendue obligatoire par la loi du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, et ce pour tous les salariés du BTP , y compris les intérimaires et les travailleurs étrangers envoyés en détachement par des entreprises étrangères de l’Union européenne. Le dispositif va se déployer sur l’ensemble du territoire au cours du premier semestre 2017.



    Totalement sécurisé et relié à un système informatique, le document comporte une photo de l’employé, des informations personnelles (nom, prénom, sexe), le nom de son entreprise, ainsi qu'un QR code que les services de contrôles pourront flasher pour vérifier en temps réel la régularité de la situation du salarié

    Une carte BTP qui bénéficie à tous

    En remettant cette première carte, Bernard Cazeneuve a salué "un progrès indispensable pour protéger notre modèle social (…) et en assurer ensemble l’avenir", fruit du travail conjoint que mènent depuis plusieurs années l’État et les professionnels du BTP pour lutter contre le travail illégal. Le secteur, qui appelait de ses vœux la mise en œuvre d’un tel dispositif, est en effet particulièrement affecté par ce type de fraude : en 2016, trente-trois chantiers ont ainsi été suspendus ou arrêtés par les préfets, le nombre de contrôles contre la fraude au détachement a doublé (pour atteindre 1 500 contrôles par mois en moyenne), et près de 5 millions d'euros d'amendes administratives ont été notifiés pour non-respect des formalités du détachement au cours des 18 derniers mois.

    Les employeurs du BTP doivent donc désormais déclarer l'embauche de tout salarié, quel que soit son contrat de travail, afin d’obtenir pour l'employé la fameuse carte d’identité professionnelle. En cas de manquement à l'obligation de déclaration, l'employeur risque jusqu'à 2 000 euros d'amende par salarié non déclaré. Une sanction qui peut monter à 4 000 euros en cas de récidive dans l'année qui suit la première amende.

    La mise en place de la carte BTP constitue ainsi un outil supplémentaire qui permettra à l’État de lutter plus efficacement contre la fraude au détachement et le travail illégal. Comme l’a rappelé le Premier ministre, "le travail illégal n’est pas un phénomène marginal, [mais] un phénomène que nous devons combattre par tous les moyens et avec la plus grande détermination". Ces fraudes sont en effet préjudiciables non seulement aux entreprises, qui subissent la concurrence déloyale de ceux qui s’affranchissent des règles, mais également pour les salariés dont les droits les plus élémentaires ne sont pas respectés. Il constitue en outre "une injustice lourde pour ceux qui travaillent sans protection et pour ceux qui sont exclus de l’emploi", et "pèse sur le financement de la protection sociale et sur les finances publiques", a complété Bernard Cazeneuve.


    Lorsque son déploiement sera achevé, le dispositif carte BTP concernera plus de 1,5 million de salariés et plus de 250 000 entreprises. En optimisant les contrôles, il garantira aux employés un plus grand respect de leurs droits, qui sont "la garantie d’une existence décente sur le plan matériel (…) et de la dignité dans le travail". Il permettra aussi aux entreprises de travailler dans un cadre concurrentiel loyal.

    Pour une Europe protectrice ET juste

    Pour atteindre cet objectif, "il ne suffit pas (…) d’agir dans le cadre national", a prévenu le Premier ministre : la fraude doit également "être combattue à l'échelle européenne avec le concours de nos partenaires. C'est un combat essentiel, (...) un combat fondamental".
    300 000
    C'est une estimation du nombre de ressortissants communautaires détachés chaque année sur le territoire français


    En Européen convaincu, le Premier ministre n’entend pas mener une bataille contre l’Europe, mais pour l’Europe, afin de rendre cette dernière plus protectrice et plus juste. Il s’est d’ailleurs montré extrêmement clair sur ce point : "Ce n'est pas le principe du détachement en tant que tel qui est critiquable (…). La France ne veut évidemment pas remettre en cause cet acquis (…). En revanche – et c’est là le point essentiel – le contournement des règles européennes, la fraude au détachement organisée et répétée sont inacceptables."

    Ces règles imposent qu’une entreprise qui détache un salarié en France respecte le "noyau dur" du droit du travail en vigueur en France, tout particulièrement les minima salariaux. Or, comme l’a déploré Bernard Cazeneuve, "ces règles sont trop souvent bafouées, et la France n’entend pas accepter que cela se poursuive".

    Du respect des règles en vigueur dépend l'avenir même du marché intérieur et du modèle économique et social européen, un modèle que le travail illégal et la fraude au détachement viennent abîmer. "Soit nous parvenons à lutter efficacement ensemble contre les abus en matière de détachement des travailleurs", a mis en garde le Premier ministre, "soit à terme, c'est le principe même de la libre circulation qui sera sapé dans ses fondements."



    La France s’est donc pleinement engagée au niveau européen pour faire évoluer la législation : elle a obtenu l’adoption par Bruxelles de la directive 2014/67, qui permet notamment le renforcement des contrôles en matière de détachement. "Mais nous devons aller plus loin", a réaffirmé Bernard Cazeneuve. C’est pourquoi le Gouvernement a proposé la révision de la directive de 1996, qui définit aujourd’hui encore les règles de base du détachement au sein de l’Europe.

    Or, ces règles ont été édictées "dans une Europe à 15, alors que les salaires et les niveaux de protection des salariés étaient plus homogènes qu'aujourd'hui". D’où la nécessité à présent de réviser ce cadre, sur la base du principe "d’un salaire égal pour un même travail dans un même lieu de travail", ainsi que l’a proposé la France. Et d’y ajouter une limitation de la durée des détachements. Le Premier ministre a d’ailleurs promis à l’avenir d’autres propositions françaises pour améliorer le projet de révision de la directive de 1996 que la Commission européenne examinera prochainement.

    "C’est de notre responsabilité", a conclu Bernard Cazeneuve, "de faire aboutir ce dossier, et nous porterons cette exigence vis-à-vis de nos partenaires européens sans relâche, sans trêve, sans pause, dans les semaines qui viennent."
     
    Pour un socle européen des droits sociaux
    Dans le prolongement de son allocution sur la fraude au détachement et le travail illégal, le Premier ministre a également plaidé pour la mise en place d’un socle européen des droits sociaux, une initiative lancée par Bruxelles et soutenue par la France. "Il est capital que l’Europe progresse sur la voie d’un alignement par le haut des régimes sociaux existants", a-t-il expliqué.

    Dans le cadre de la consultation lancée par la Commission européenne sur ce sujet, la France a proposé plusieurs mesures visant à lutter contre les inégalités sociales, et à protéger les salariés et leurs droits :
    • Création d’un salaire minimum européen
    • Application du principe "un salaire égal pour un même travail dans un même lieu" en matière de détachement
    • Instauration dans chaque pays de l’Union d’un revenu minimum garanti
    • Lutte contre les discriminations salariales notamment envers les femmes
    • Accompagnement de la mobilité des jeunes actifs et des apprentis
    • Création d’une carte étudiant européenne
    "Ce n’est pas l’Europe en soi qui menace ces droits", a affirmé Bernard Cazeneuve, "mais certains dogmes, notamment les dogmes libéraux qui, au sein de l'Europe, cherchent à imposer une véritable régression sociale."     
  • "La protection des Français est une priorité absolue"
    Bernard Cazeneuve au JT de TF1
    21 décembre 2016 - Actualité

    "La protection des Français est une priorité absolue"

    Bernard Cazeneuve était l’invité du journal de 20h de TF1, mardi 20 décembre 2016. L’occasion pour le Premier ministre de réaffirmer sa solidarité avec l’Allemagne, et de rappeler les mesures de sécurité mises en place pour assurer la protection des Français.
     
    Bernard Cazeneuve : "la protection des Français est une priorité absolue"


    Julien Arnaud : Il y a eu des hommages en France, à l’Assemblée notamment, les députés ont observé une minute de silence en mémoire des victimes de Berlin. Vous étiez présent, Monsieur le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, bonsoir.
       
    Bernard Cazeneuve : Bonsoir.
     
    Est-ce que vous dites ce soir aux Français qui nous regardent que les sites de rassemblement sont suffisamment protégés ?

    Nous avons fait des efforts depuis de nombreux mois pour assurer la protection des grandes manifestations et des sites de rassemblement en France. Nous avons été amenés à le faire parce qu’il y a eu de grands évènements comme la COP 21, l’Euro 2016, qui ont mobilisé énormément de moyens, qui nous ont conduits à rehausser le niveau de sécurité. Il y a eu la tragédie de Nice, au terme de laquelle j’ai souhaité qu’on complète notre dispositif par la mobilisation notamment de la Réserve de la Gendarmerie et de la Police nationale.

    Aujourd’hui, sur les marchés de Noël, sur les lieux de rassemblement, pour la protection des lieux de culte, c’est une grande partie des effectifs de la Sécurité publique qui sont mobilisés, près de 70 unités de force mobile qui assurent la protection de ces évènements et qui assurent aussi le contrôle aux frontières, parce que le contrôle aux frontières nous a conduits à contrôler près de 80 millions de personnes depuis l’an dernier, à procéder à la réadmission à partir des frontières de 58 000 personnes, c’est assez considérable. J’avais donné des instructions au cours des dernières semaines, des derniers mois aux préfets, des instructions écrites, pour que les dispositifs, que l’on vient de voir à l’œuvre, soient mobilisés partout sur le territoire national. Parce que la sécurité, la protection des Français est une priorité absolue.
      
    Le ministre de l’Intérieur qui vous a remplacé Place Beauvau, Bruno Le Roux, a dit hier après l’attentat que la sécurité avait été immédiatement renforcée sur les marchés de Noël. Ce qui est une phrase qui a pu surprendre, parce qu’on s’est dit à ce moment-là est-ce que ce n’était pas déjà le cas, est-ce que la sécurité n’était déjà pas au maximum ?

    Il n’y a pas de mauvaise interprétation, ni de polémique sur cette phrase. Ce qu’a voulu dire le ministre de l’Intérieur, c’est qu’il avait, à ma demande – puisque nous nous sommes entretenus, immédiatement après que ces informations ont été communiquées – renvoyé aux préfets les instructions que j’avais moi-même envoyées en leur demandant une application très vigilante dans le contexte.

    Donc, pas de mesures supplémentaires ?

    Non, il a simplement rappelé les mesures qui avaient été prises. Il est allé sur le marché de Noël de Strasbourg, où je me suis rendu il y a un mois, pour contrôler à nouveau les dispositifs de sécurité, parce que c’est un marché important. Il a constaté que ce que nous avions mis en œuvre était maintenu et conforme aux instructions que lui-même et moi-même avions données ensemble. Donc, nous sommes à un niveau de protection extrêmement élevé.

    Est-ce qu’il y a des signaux d’alerte qui vous remontent en ce moment de la part des services de sécurité en France pour ces périodes des fêtes de Noël ?

    Il y a un niveau de menace extrêmement élevé, je n’ai cessé de le dire au cours des derniers mois.

    Mais c’est le même depuis des mois, il n’y a pas une poussée de fièvre particulière liée à l’attentat de Berlin ?

    Oui, mais il faut bien comprendre que quand je dis cela, au cours des mois précédents, ça veut dire qu’il y a une activité très intense des services de renseignement et des forces de Sécurité intérieure. Ça veut dire que nous avons procédé à l’arrestation de plus de 440 personnes depuis le début de l’année, que nous avons déjoué 17 attentats. C’est donc une activité très intense des services de renseignement et des services de sécurité, qui fait l’objet d’une mobilisation de l’ensemble des membres du Gouvernement, non seulement le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, aujourd’hui, mais le garde des Sceaux également, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en tant qu’il apporte un complément d’effectifs à travers l’opération Sentinelle. Moi, je tiens, comme Premier ministre, à ce que la protection des Français, qui est une priorité de mon Gouvernement pour les cinq mois qui viennent, conduise chacun à maintenir ce niveau de mobilisation.

    Enfin, je voudrais dire un mot sur le fait que la France est menacée bien entendu, mais c’est l’Europe dans son ensemble qui l’est. Je voudrais profiter de l’occasion que vous me donnez de m’exprimer devant les Français, pour dire ma solidarité et ma compassion pour les victimes de la tragédie de Berlin, dire aux autorités allemandes, à la Chancelière, au ministre de l’Intérieur, Thomas de Maizière, qui est un ami personnel, toute notre solidarité dans l’épreuve. La Chancelière a été très présente au moment des attentats de Paris, elle a eu des gestes, elle a eu des mots qui ont ému les Français, qui ont montré que lorsque nous sommes confrontés à une épreuve, la France et l’Allemagne font un seul et unique pays. Et puis, je voudrais bien entendu avoir une pensée pleine de compassion pour les Allemands qui sont dans le chagrin, pour les familles des victimes. Et puis – vous le comprendrez – avoir aussi une pensée pour les victimes de l’attentat de Nice et leurs familles. Parce que j’imagine qu’aujourd’hui, ils sont dans la peine, dans le chagrin, dans le choc. Parce que le mode opératoire qui a été utilisé à Berlin, la manière dont cet attentat a été perpétré évoque pour les victimes de l’attentat de Nice et leurs familles des souvenirs absolument terribles.

    Merci beaucoup, Monsieur le Premier Ministre, pour être venu ce soir dans le journal de TF1.
  • Revalorisation du Smic : un des leviers pour renforcer le pouvoir d’achat
    Ville foule en mouvement
    20 décembre 2016 - Actualité

    Revalorisation du Smic : un des leviers pour renforcer le pouvoir d’achat

    Les modalités de revalorisation du Smic pour l’année 2017 ont été présentées par Myriam El Khomri, le 19 décembre, aux représentants des organisations syndicales et professionnelles. Le Premier ministre a expliqué que la décision du Gouvernement doit permettre de "poursuivre le redressement économique", afin de créer les "conditions ultérieures pour un partage des fruits de la croissance plus ambitieux encore".
     
    La règle de revalorisation du Smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance)  a été modernisée en 2013, conformément aux engagements pris lors de la conférence sociale de juillet 2012.
     
    La revalorisation du Smic au 1er janvier 2017
     
    Le taux horaire du Smic brut sera revalorisé de 0,93% pour atteindre 9,76 euros de l’heure à partir du 1er janvier 2017. Sur la base de la durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires, le montant mensuel du Smic sera ainsi porté à 1 480 euros brut par mois pour un temps plein, soit 1 153 euros net par mois (environ 11 euros de plus par mois qu’en 2016). Cette revalorisation sera arrêtée par décret en Conseil des ministres mercredi 21 décembre.
     
    La revalorisation annuelle du Smic est conditionnée par deux paramètres :
    • l’évolution annuelle de l’indice des prix (hors tabac) des 20% de ménages les plus modestes ;
    • la moitié de l’évolution annuelle du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE). 
     
     
    Le pouvoir d’achat des salariés reste une priorité forte du Gouvernement et sera soutenu par d’autres leviers, plus efficaces. Il sera notamment renforcé par :
     
    • la baisse supplémentaire de 1 milliard d’euros de l’impôt sur le revenu qui profitera à plus de 5 millions de foyers fiscaux en 2017. Dès janvier, cette baisse prendra la forme d’une réduction allant jusqu’à 20% du montant des mensualités à payer. Elle concernera tous les célibataires ayant un salaire inférieur à 1 700 euros net par mois, ce seuil étant doublé pour les couples et majoré en fonction des charges de famille (4 800 euros pour un couple avec trois enfants) ; 
       
    • la prime d’activité, déployée depuis près d’un an, valorise et accompagne la reprise d’emploi en soutenant le pouvoir d’achat de tous les travailleurs qui gagnent moins de 1 500 euros par mois (pour un célibataire). Près de 3,7 millions de foyers en ont déjà bénéficié en 2016. Cette prime représente un gain de pouvoir d’achat substantiel pour nos concitoyens les plus modestes : le montant moyen versé s’élève à 165 euros par mois, soit plus de 15% du revenu d’activité mensuel moyen des bénéficiaires. Pour un célibataire au Smic, la prime d’activité représente plus de 130 euros par mois ; et pour un parent isolé au Smic, le gain est de 300 euros mensuels.
    A noter : la part des salariés concernés par la progression du Smic a diminué de près de 2 points depuis fin 2012 (de 12,3 % à 10,5 %). Eurostat a publié, le 8 décembre 2016, une étude qui montre que la France connaît une proportion de bas salaires, deux fois inférieure à la moyenne européenne et de 2 à 3 fois moindre que la proportion de bas salaires observée en Allemagne et en Angleterre. En outre, en 2015, le pouvoir d’achat a connu sa plus forte progression depuis 2009 (+1,6 %) et cette hausse devrait se poursuivre en 2016 (+1,8 % selon la dernière note de conjoncture de l’Insee) et 2017.
  • "Il faut construire une nouvelle étape pour l’islam de France"
    Bernard Cazeneuve à l'ouverture de la  3e instance de dialogue avec l’islam de France, le 12 décembre 2016
    15 décembre 2016 - Actualité

    "Il faut construire une nouvelle étape pour l’islam de France"

    Bernard Cazeneuve s’est exprimé en ouverture de la 3e instance de dialogue avec l’islam de France, qui s’est tenue place Beauvau le lundi 12 décembre 2016. L’occasion pour le Premier ministre de rappeler que son engagement sur le sujet de l’islam de France restera "total".
     
    Quelques jours après avoir quitté le ministère de l’Intérieur pour Matignon, le Premier ministre était de retour place Beauvau. En présence de Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur, et face aux différents représentants de l’islam de France, il a prononcé le discours d’ouverture de la 3e instance de dialogue avec l’islam de France et fait le point sur les "défis auxquels notre pays est confronté".

    Avec "émotion et fierté", le Premier ministre a tout d’abord rappelé "le travail considérable accompli" et "les moments dramatiques" que les pouvoirs publics et les représentants de l’islam de France ont "affrontés ensemble" depuis près de deux ans.

    "L’État laïc a pour mission de protéger les musulmans, comme il protège tous les Français"

    Bernard Cazeneuve a ensuite invoqué le principe fondamental de laïcité pour souligner l’ancrage républicain de l’islam de France et de ses représentants : "Dans votre diversité, dans la pluralité qui vous caractérise, (…) vous incarnez cet islam citoyen,  profondément attaché aux valeurs de la République", a-t-il déclaré.


    Face aux écueils de l’amalgame et de la stigmatisation, qui se traduisent parfois par des actes anti-musulmans inacceptables, le Premier ministre a exprimé sa détermination à lutter contre toute forme d’instrumentalisation visant à faire des musulmans des boucs-émissaires. "Des mesures très fermes sont prises et des moyens considérables sont mis en place par le ministère de l’Intérieur pour lutter contre ce type de criminalité", a-t-il insisté. Pour renforcer la sécurité autour des lieux de culte musulmans, 9 millions d’euros ont ainsi été mobilisés. L’action des forces  de sécurité et des forces armées dans le cadre des dispositifs Vigipirate et Sentinelle permet aujourd’hui d’assurer la protection de plus de 1000 mosquées. "L’État laïc a pour mission de protéger les musulmans, comme il protège tous les Français", a résumé Bernard Cazeneuve.

    Implacable face aux prêcheurs de haine

    Mais le Premier ministre a également tenu à rappeler, avec lucidité, que certaines mosquées et sites internet contribuent encore aujourd’hui à diffuser "un discours sectaire, un discours d’enfermement, un discours d’intimidation qui inquiète à juste titre les Français (…) et fait beaucoup de mal à l’islam républicain et paisible que plusieurs millions de nos concitoyens pratiquent".  Avec "la plus grande netteté", il a dénoncé toute forme de fondamentalisme islamiste : "Il n’y a pas de salafisme anodin, il n’y a pas d’intégrisme modéré. Dès lors que l’on professe le rejet de la République, on prépare les esprits à ce qui vient ensuite : l’apologie de la violence et de la haine".

    Vignette 5 islam de France
    Rappelant le caractère implacable de l’action gouvernementale contre les prêcheurs de haine, Bernard Cazeneuve s’est montré très clair : "A chaque fois qu’il y aura une menace avérée contre l’ordre et la sécurité publics, les associations seront dissoutes et les lieux de culte seront fermés. Les imams étrangers qui propagent une idéologie totalitaire seront expulsés".

    Face à cette menace intégriste, les représentants de l’islam de France ont, eux aussi, un rôle décisif à jouer pour prévenir et contrer le radicalisme islamiste : "Les responsables religieux de l’islam de France (…) sont les mieux armés pour alerter les fidèles, et notamment les jeunes, pour les mettre en garde lorsque des mosquées deviennent des lieux où l’on propage la haine contre la République, contre nos pays, nos institutions, nos concitoyens de toutes confessions".

    Le rôle de la Fondation de l’islam de France

    Vignette 6 islam de France

    Le Premier ministre a précisé le rôle de la nouvelle Fondation de l’islam de France présidée par Jean-Pierre Chevènement, et dont la première réunion s’est tenue jeudi 8 décembre 2016. Afin de permettre une meilleure connaissance de la religion et la civilisation musulmanes, cet organisme "laïc, reconnu d’utilité publique" disposera "de moyens importants" et aura pour but de soutenir la mise en valeur du patrimoine musulman de France via des projets culturels, sociaux ou éducatifs, et de renforcer la formation des imams de France. Il contribuera ainsi à montrer à nos concitoyens "combien l’islam est riche, combien il est complexe, combien il a contribué au progrès de l’humanité".

    Après avoir salué les "bases anciennes et solides" dont dispose l’islam de France – au premier rang desquelles il distingue la Grande Mosquée de Paris et le Conseil français du culte musulman (CFCM) – le Premier ministre a dépeint cette fondation comme "une nouvelle étape pour l’islam de France".

    Parmi les défis qu’elle devra relever, figure la formation profane des aumôniers et des imams, dont beaucoup arrivent encore de l’étranger sans formation et sans avoir acquis la maîtrise de la langue française. Les efforts pour inverser cette tendance commencent à porter leurs fruits, comme l’a souligné Bernard Cazeneuve : "En deux ans, le nombre d’établissements d’enseignement supérieur délivrant une formation universitaire sur les questions de laïcité, de droit et de sociologie des religions a été multiplié par cinq."
    Le passage par l’un de ces cursus "sera même une condition d’accès à la fonction d’aumônier", a prévenu le Premier ministre.

    Vignette 7 islam de France
    Mais la formation n’est pas le seul chantier prioritaire pour les représentants religieux et la Fondation de l’islam de France. La question du financement et des ressources du culte musulman, a rappelé Bernard Cazeneuve, constitue aussi un sujet national de premier ordre : "Nous souhaitons que, progressivement, le culte musulman trouve des ressources auprès de nos compatriotes (…), en lieu et place des financements qui, trop souvent encore, proviennent de pays étrangers". La loi de 1905 interdisant aux religions d’obtenir un financement public direct, le Premier ministre a invité les responsables musulmans à trouver, par leur propre force, des ressources de fonctionnement alternatives, transparentes et équilibrées, avant d’évoquer quelques pistes à explorer : une contribution volontaire sur l’abattage hallal, ou encore un prélèvement sur le marché du pèlerinage.

    "Je suis certain", a conclu le Premier ministre, "que vous parviendrez à construire une institution transparente et inclusive, qui fasse sa place à tous les courants de l’islam de France et à tous ceux qui, parmi les musulmans de France, auront la volonté de s’engager. Car c’est à cette condition que ce fonds sera en mesure de lever efficacement des ressources".
ReliefWeb Headlines
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  • Children’s needs central to response as Gambia uncertainty continues
    Source: UN Children's Fund
    Country: Gambia, Senegal

    UNICEF's emergency plans are set to support up to 40,000 people for three months with health care, water, sanitation and education along border areas and to help host communities cope with the influx of refugees.

    UNICEF and partners working with Senegalese authorities on emergency plans to support displaced children in host communities

    DAKAR, 19 January 2017 - As the Gambia faces an uncertain political transition, the situation raises concerns for the nearly 26,000 people – half of them children – who have left the country to neighbouring Senegal. The threat of unrest has also left thousands of children in the Gambia without access to education following the closure of schools in parts of the country.

    “The world’s attention has focused on politics, but thousands of children and their families are caught up in this volatile and disruptive situation,” said Marie-Pierre Poirier, UNICEF’s Regional Director for West and Central Africa. “Our teams in Senegal and the Gambia are on standby to ensure that children's needs are at the centre of any response as the situation evolves.”

    At the request of Senegalese authorities and United Nations partners, UNICEF's emergency plans are set to support up to 40,000 people for three months with health care, water, sanitation and education along the border areas. The plans also look to deploy experts and resources into host communities to help them cope with the influx of refugees.

    To help families re-establish some degree of normalcy, the response will supply water and sanitation services in the most affected areas on the border. The goal is to install or improve 300 water points so the displaced population can get fresh water less than 500 meters from their temporary homes, and host communities will be equipped with latrines and showers. More than 10,000 bowls and hand washing kits are ready to be deployed to households so families has the basics to practice good hygiene and keep their children healthy.

    Education planners expect that as many as 32,000 children from the Gambia might need school support in the coming months. As families settle into host communities, it is estimated that more than 50,000 Senegalese children could be joined by the wave of additional students into their existing schools.

    If instability persists, learning materials – including English language curriculum from the Gambia – can be distributed to displaced children in the host schools in Senegal.

    Emergency coordinators will also look to identify as many as 360 teachers and get them working within the Senegalese schools, operating in double shifts at shared school facilities.

    “With schools closed in Gambia and people staying at home because of fear, children are missing out on their education,” said Poirier. “Education is critical to helping children cope with their situation, and we are doing all we can to ensure that kids are back in the classroom, back into normal life, as soon as possible.”

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    About UNICEF

    UNICEF promotes the rights and wellbeing of every child, in everything we do. Together with our partners, we work in 190 countries and territories to translate that commitment into practical action, focusing special effort on reaching the most vulnerable and excluded children, to the benefit of all children, everywhere. For more information about UNICEF and its work visit: www.unicef.org
     
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    For more information, or for interviews, please contact:

    Patrick Rose, UNICEF West and Central Africa Regional Office, +221 786 380 250, prose@unicef.org

    Christopher Tidey, UNICEF New York, +1 917 340 3017, ctidey@unicef.org 

  • New Insurance Development Fund will seek to expand resilience of disaster-prone people
    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, Thomson Reuters Foundation
    Country: World

    The IDF commits to support the G7’s InsuResilience call to action to extend risk insurance to an additional 400 million people in developing countries by the year 2020.

    by Stephen O’Brien and Stephen Catlin

    • Any views expressed in this article are those of the author and not of Thomson Reuters Foundation.

    In an uncertain world, insurance can form part of a swifter, more predictable and cost-effective response package

    Last year, the lives of 102 million people were devastated by droughts, storms, earthquakes or floods, but the vast majority of those people had no risk insurance to help them cope. The result was lost homes and livelihoods, displacement and hunger, and deepening impoverishment and debt. Globally, 70 per cent of economic losses resulting from natural hazards are uninsured – this often rises to above 90 per cent in low - and middle-income countries.

    To close this protection gap, leaders in the insurance industry and humanitarian and development sectors have formed the Insurance Development Forum (IDF), which commits to support the G7’s InsuResilience call to action to extend risk insurance to an additional 400 million people in developing countries by 2020 The way we see it, our children and grandchildren expect us to make responsible decisions that affect their future, and this principle must apply globally.

    The launch of the IDF is evidence of how far we have come in our public-private collaboration when tackling some of the world’s most pressing problems. This collaboration has been on full display at this year’s World Economic Forum.

    Through the IDF, more than 200 experts and practitioners from industry, governments, international institutions, NGOs and academia have come together recognizing that we can only develop more resilient communities, societies and countries if we manage risks rather than waiting for full-blown crises before we respond. In an increasingly uncertain world, insurance and risk transfer can form part of a swifter, more predictable and more cost-effective response package. We are confident that the strong public-private partnership can make a significant impact in increasing global resilience.

    BREAKING DOWN BARRIERS

    This initiative helps break down traditional funding barriers that limit the scope and use of available capital simply because it falls outside of the traditional definition of development or emergency response. In setting up the IDF, we recognize that mechanisms to deal with shocks and stressors need to be built into the development process, not isolated from it. And this is why we focus on resilience.

    Resilience was the hallmark of the many landmark agreements and initiatives made in 2015, all of which contributed to the UN’s 2030 Agenda. It also informed the thousands of commitments made by leaders at the Istanbul World Humanitarian Summit to deliver better resilience solutions for the most vulnerable crisis-affected people.

    Risk insurance will bring multiple benefits not only to vulnerable people and affected Governments, but also to emergency response agencies and donors.

    For a farmer in Zimbabwe, adopting this model will entail accessing strong climate data so she knows when best to plant and harvest. By purchasing parametric insurance – that is, insurance that pays out not on proof of loss but when a defined event is above a pre-determined and measurable trigger – she will receive a pay out if rainfall is under a certain level by a certain date. In this way, she can use the money to plant for next year’s harvest.

    When individuals’ assets and livelihoods are better protected, it puts less pressure on affected Governments to lead large-scale reconstruction and recovery, saving funds and protecting their hard-earned development gains. Research has shown that a 1 per cent increase in insurance penetration can reduce the disaster recovery burden on taxpayers by 22 per cent. Designing resilience into their projects from the start will reduce future losses.

    Insurance will also enable response agencies to plan ahead more effectively and predictably. And for donors, insurance will bring significant cost-savings and give greater value for money. Data from the African Risk Capacity (ARC), a climate-risk insurance mechanism, reveals that each dollar spent on the mechanism is equivalent to US$4 in traditional emergency assistance costs.

    But insurance is not just a contract to pay out in the event of a disaster. The model’s success rests on introducing principles and disciplines of risk management into all aspects of our work, including evaluating potential risks and pre-planning how to reduce them. Only those risks that cannot be mitigated will be transferred to the market.

    COMPLEX TASK

    Implementing the right climate-related insurance solutions for vulnerable people will be complex. We will need to help build functioning regulatory environments where they do not exist; we must support risk-literacy across the humanitarian and development sectors; and we need to build trust in communities that have low trust in institutions.

    There is ample experience to draw on: schemes by the World Bank, G20 and others; the experience of national hazard-insurance schemes from the Pacific Islands to Turkey; and the success of regional schemes, including ARC, the Pacific Catastrophe Risk Assessment and Financing Initiative, and the Caribbean and Central American Catastrophe Risk Insurance Facility.

    Experience from ARC has shown that when risk is pooled among nations and managed as a group, it can halve the funds needed, and that the impact is most effective when payouts are received within 14 days of a trigger. ARC has ambitious goals to extend its reach to 30 African countries and 150 million people by 2020.

    Our work is clearly cut out for us – now we have no time to lose, given the scale of humanitarian need across the world. Amid unprecedented vulnerability in 2016, we faced a record funding gap of $9.5 billion to meet humanitarian needs. World leaders set ambitious sustainable development goals in 2016, which we will meet only if we drastically transform our approach to relief, resilience and development. By leveraging the expertise and experience of the insurance sector to adopt risk modelling, insurance and transfer, we are taking a step in the right direction to making resilience a reality.

    Stephen O’Brien is the UN Under-Secretary-General for Humanitarian Affairs and Stephen Catlin is the Executive Deputy Chairman XL Group and Chair of Insurance Development Forum

  • Somali President appeals for aid as drought worsens
    Source: Voice of America
    Country: Somalia

    "The devastating drought ravaging many parts of the country continues to take a terrible toll on animals. Many children and aged have lost their lives and now those who were strong enough to endure have started to fall," he said.

    As Somalia faces its second major drought this decade, the government has issued an urgent appeal for large-scale, life-saving aid.

    Holding a joint press conference with the country's National Drought Task force on Thursday, President Hassan Sheikh Mohamud said millions of his people are at risk of starvation if action is not taken soon.

    "The devastating drought ravaging many parts of the country continues to take a terrible toll on animals. Many children and aged have lost their lives and now those who were strong enough to endure have started to fall," Mohamud said.

    On Tuesday, the U.N. humanitarian coordinator for Somalia warned that five million Somalis, nearly half the population, do not have enough to eat because of poor rains and continued fighting between the African Union-backed government and the Islamist militant group al-Shabab.

    Yahye Ali Ibrahim, Somalia's director general of interior ministry, said Thursday that some 2.7 million Somalis are on the verge of starving to death.

    "I want to remind the Somalis and the world community that the life of a single person should not die for a glass of water they can provide today," Mohamud said. "A person dying today cannot wait [for] your tomorrow aid."

    Famine last struck areas in South and Central Somalia in 2011, killing an estimated 260,000 people.

    Despite the dire conditions, neither Somalia nor the U.N. has officially declared the situation a famine.

    Under U.N. standards, a famine is declared when at least 20 percent of households in an area face extreme food shortages with a limited ability to cope; acute malnutrition rates exceed 30 percent; and the death rate exceeds two persons per day per 10,000 persons.

    The last famine in Somalia is believed to have been caused by failed rainy seasons and a ban on food aid in territory held by al-Shabab.

  • Reducing disaster risk helps tackle hunger in Latin America and Caribbean
    Source: UN International Strategy for Disaster Reduction
    Country: Haiti, Paraguay, World

    More than 34 million people in Latin America and the Caribbean still suffer from hunger, but the region is boosting its ability to make agriculture sustainable and ensure food security by curbing disaster risk.

    ASUNCIÓN, 20 January 2017 – More than 34 million people in Latin America and the Caribbean still suffer from hunger, but the region is boosting its ability to make agriculture sustainable and ensure food security by curbing disaster risk.

    The UN Office for Disaster Risk Reduction (UNISDR), the UN’s Food and Agriculture Organization (FAO) and regional body the Organization of American States have worked together with governments to craft a blueprint for implementing the Sendai Framework for Disaster Risk Reduction in the agriculture, food and nutritional security spheres.

    Entitled “Guidelines and Recommendations for the Implementation of the Sendai Framework for Disaster Risk Reduction in the Agricultural and Food and Nutrition Security Sector: Latin America and the Caribbean”, the document was given impetus by a major regional ministerial meeting, hosted by Paraguay in June last year, about making the goals of the Sendai Framework a reality on the ground.

    The most risk-focused international plan ever on curbing the impact of natural and human-induced hazards, the 15-year Sendai Framework was adopted in March 2015.

    The majority of the Latin American and Caribbean population facing hunger is concentrated in the countryside. Millions of producers in the region’s poorest rural areas are family subsistence farmers and at very high risk, given that the impact of disasters goes beyond the momentary loss of income or opportunities and directly impacts food security and survival.

    Therefore, the effect of disasters on the sector and the consequences of climate change not only endanger development gains in rural territories of Latin America and the Caribbean, but also the very food and nutritional security of its entire population. They also undermine the ability of the region to cope in a context where global population growth is driving an expected 60-percent increase in food demand by 2050.

    Faced with this, the FAO believes that the farm sector in Latin America and the Caribbean has a strong capacity to reduce the risk of disasters and contribute to the resilience of livelihoods. The important and complex challenge is to achieve more resilient systems that are both more productive and efficient, preserve the base of natural resources and ecosystem services, and establish the ability to withstand risks and shocks exacerbated by climate change, said Mr. Jorge Meza, the FAO's Chief Forestry Officer.

    “This transition cannot be achieved without the development of sectoral measures for disaster risk management involving technologies, productive practices and sustainable use of natural resources, as well as considerable changes in terms of governance, legislation, policies and public and private investment,” added Mr. Meza.

    The agricultural and food sector guidelines also aim to support the implementation of a roadmap set down by the 33-nation Community of Latin American and Caribbean States, the "CELAC Plan for Food Security, Nutrition and Hunger Eradication 2025”.

    Momentum on the issue has also been built thanks to last year’s 34th FAO Regional Conference for Latin America and the Caribbean, hosted by Mexico, which focused attention on the need to boost disaster risk reduction efforts in the sector. This May, Mexico is also set to host the 2017 Global Platform for Disaster Risk Reduction.

  • Urgent action needed on Syria commitments made at London Conference one year on
    Source: Catholic Agency for Overseas Development, Danish Refugee Council, Trócaire, Lutheran World Federation, CARE, Christian Aid, Mercy Corps, Médecins du Monde, Solidarités International, Oxfam, International Rescue Committee, HelpAge International, Save the Children, World Vision, Diakonia Sweden, Dorcas Aid International, Terre des hommes Italia, Secours Islamique France, Finn Church Aid, Première Urgence Internationale
    Country: Jordan, Lebanon, Syrian Arab Republic, Turkey

    Refugees face similar challenges across Syria’s neighbouring countries, a report by 28 NGOs has found, warning that long-term efforts are still needed by the international community and host governments.

    Refugees face similar challenges across Syria’s neighbouring countries

    Refugees face similar challenges across Syria’s neighbouring countries, a new report by a coalition of 28 NGOs has found, warning that long-term efforts are still needed by the international community and host governments.

    Released against the backdrop of the “Supporting Syrians and the Region Conference” in Helsinki, slated for January 24, the report looked at changes in the legal status, education and jobs conditions of Syrians in Turkey, Jordan and Lebanon one year after the London conference, which presented a “comprehensive new approach” to addressing the protracted Syrian crisis in February 2016.

    “We urge the international community to ensure that the generous commitments made last year mark a new era of collaboration, solidarity and responsibility sharing to respond to the needs of Syrian refugees, internally displaced and host communities,” says Gerry Garvey, Regional Director for the Danish Refugee Council in Middle East and North Africa.

    Since the beginning of the conflict, more than 4.8 million have fled Syria to its neighbouring countries, while UN numbers show more than 9 million inside Syria in urgent need of assistance. At last year’s conference, donors committed to longer term funding while host governments committed to significant policy changes. The new report from the Danish Refugee Council (DRC) and 27 other organisations takes stock of the progress on these commitments.

    “While important steps have been taken, much more remains unaccomplished — not least when it comes to witnessing a measurable and sustainable impact on people’s lives. There is a continued need for more predictable and equitable responsibility sharing for refugees,” Gerry Garvey says.

    Relevant government actors, UN, INGOs and Syrian NGOs will meet in Helsinki to follow up on the situation for Syrian refugees in the region. At the London conference, donors had pledged $6 billion for 2016. By September 2016, over $6.3 billion had been committed in grants for 2016, exceeding pledges by 5%. However, there is still room for progress. One of the aspirations of the London conference was to generate long-term funding commitments. While $6.1 billion was pledged for 2017-2020, currently only $607.9 million has been committed.

    “One of the successes of the London Conference was the recognition that humanitarian aid alone is not an adequate response to the massive crisis inside Syria and the strains placed on refugee hosting countries. But at the same time, we've seen an increasingly restrictive environment for refugees emerge across many countries since the London Conference, including in Europe and the US. Globally, we currently witness a lack of resettlement opportunities. And with continued closed borders of many of the neighbouring countries, this is part of a global situation where Syrians risk being caught inside their war torn homeland,” says Gerry Garvey

    Read the report here

    The Danish Refugee Council is one of the largest organisations working with the Syrian displaced. With multi-sector programmes covering both humanitarian and development needs inside Syria as well as neighbouring countries, including Lebanon, Jordan, Iraq and Turkey, DRC is a central actor in the response to the protracted Syrian crisis. DRC Secretary General, Andreas Kamm and Regional Director for MENA; Gerry Garvey will participate in the Helsinki conference.

  • UN relief agency seeks US $781 million for South Sudan's humanitarian crisis
    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Central African Republic, Democratic Republic of the Congo, Ethiopia, Kenya, South Sudan, Sudan, Uganda

    With regional displacement figures from South Sudan in the first half of 2016 much higher than original projections, the UNHCR had to revise the requirements for 2017.

    A total of $781.8 million * requested for the period January ‐ December 2017, including:

    • $**9.8 million** for CAR
    • $**30.3 million** for the DRC
    • $**157.7 million** for Ethiopia
    • $**40.5 million** for Kenya
    • $**171.7 million** for South Sudan
    • $**68 million** for Sudan
    • $**283.8 million** for Uganda
    • $**476,251** for HQ & Regional Coordination

    * All dollar signs in this document denote United States dollars. This total includes support costs (7%)

    INTRODUCTION

    The South Sudan situation is Africa’s largest displacement crisis today. With the conflict in South Sudan now entering its fourth year, its people are facing dire humanitarian challenges. By the end of October 2016, more than 1.2 million South Sudanese had fled as refugees to CAR, DRC, Ethiopia, Kenya, Sudan and Uganda, while within the country almost 1.8 million people had become internally displaced and 6.1 million were estimated to be in need of urgent humanitarian assistance. Disease, protracted instability, the escalation of violence, and wide-spread destruction have triggered unprecedented levels of food insecurity. More than 4.8 million people, half the population, became severely food insecure due to simply being unable to bring in the harvest. The economic situation continues to worsen with hyper-inflation at record levels of more than 800%. With a paucity of national infrastructure such as roads or viable airfields, as well as the long rainy season of up to eight months per year, South Sudan is one of the most logistically challenging countries in the world in which to operate, and thus in which to bring assistance to those in need.

    An Agreement on the Resolution of the Conflict in the Republic of South Sudan was signed in August 2015 with, after months of delay, the formation in April 2016 of the Transitional Government of National Unity (TGoNU). Despite the Agreement, localized conflicts continued, and humanitarian access and delivery remained an enormous challenge in many locations. Less than three months after the formation of the TGoNU, the humanitarian situation deteriorated drastically when fresh fighting erupted in the capital, Juba, on 8 July 2016. Fighting, rampant looting and human rights abuses reportedly caused the deaths of over 300 people, led to the displacement of thousands of civilians, and to the incremental spread of the conflict across Greater Equatoria State and beyond.

    A ceasefire was called on 11 July, and United Nations Security Council Resolution 2304, adopted on 12 August 2016, authorized inter alia, the deployment of Regional Protection Forces in the country, as additional support to the existing United Nations Mission in South Sudan (UNMISS). On 16 December 2016, UNMISS’s mandate was extended to 15 December 2017 under Security Council Resolution 2327. This included an authorisation to use “all necessary means” to protect civilians under threat of physical violence, bringing the number of peacekeepers to 17,000, including a 4,000 strong Regional Protection Force, and increasing the number of international police to 2,101.

    The escalation of the crises triggered an unanticipated surge in the refugee outflows. More than 360,000 people fled the country in the four months following July 2016, 70 per cent of whom have fled to Uganda. Large numbers have also fled to the Democratic Republic of Congo (DRC), Sudan (where beneficiaries quickly exceeded 2016 planning figures) to Central African Republic (CAR), and later in September, to Ethiopia.

    With regional displacement figures from South Sudan in the first half of 2016 much higher than original projections even prior to the upheavals in July, both the 2016 Regional Refugee Response Plan (RRRP) and the UNHCR Supplementary Budget for the South Sudan Situation had to be revised in July 2016, including chapters for DRC and CAR for the first time. Less than a month after that initial revision, Uganda’s country chapter had to be revised again to meet further urgent requirements, such as the opening of a new settlement in Bidibidi, Yumbe District, with capacity for 100,000 people. This had become vital in order to decongest transit and reception centres and thereby reduce the risk of the spread of diseases.

  • Violence in Ukraine on rise again after relative calm of New Year period, warns OSCE
    Source: Organization for Security and Co-operation in Europe
    Country: Ukraine

    The security situation in Donetsk and Luhansk regions is deteriorating as the sides continue to violate the ceasefire and other agreements, with an increase in the use of weapons proscribed by these agreements.

    VIENNA, 19 January 2017 – Following a period of relative calm in much of eastern Ukraine over the New Year and Christmas period, those who prefer to threaten and use force are once again undermining security for the inhabitants of Donetsk and Luhansk regions, said the OSCE Chairperson’s Special Representative Martin Sajdik and the Chief Monitor of the OSCE Special Monitoring Mission (SMM) Ertugrul Apakan to OSCE Permanent Council.

    Sajdik underlined the Trilateral Contact Group’s determination to keep the Minsk Process on track, despite a challenging environment as well as a lack of political will and substantial commitments by the sides. He stated that playing for time is not a viable option for anyone in the present situation.

    Sajdik emphasized the key importance of security as a prerequisite in advancing on political, humanitarian and economic issues. The sides must provide security, in order to avoid severe consequences for the population in eastern Ukraine.

    The Chief Monitor said that the security situation in Donetsk and Luhansk regions is deteriorating. The sides continue to violate the ceasefire and other agreements. The SMM has recorded a notable increase in the use of weapons proscribed by these agreements, including multiple launch rocket systems and other artillery.

    The Chief Monitor reiterated that civilians on both sides of the contact line bear the brunt of this violence. Those responsible for the violence are likewise responsible for death and injury to civilians, for damage to, and even destruction of, civilian homes and infrastructure on which civilians throughout these regions depend, and for perpetuating avoidable humanitarian hardship. He concluded by warning that failure to implement agreements meant that the risk of further escalation remained.

    Contacts

    Helene Spitzer
    Press Officer of the Austrian OSCE Chairmanship
    Ministry of Europe, Integration and Foreign Affairs of the Republic of Austria
    Minoritenplatz 8
    1010 Vienna
    Austria
    Office: +43 1 50 11 50 33 95
    Mobile: +43 676 89 99 33 95
    Helene.SPITZER@bmeia.gv.at

    Alexandra Taylor
    Head of Press and Public Information Unit
    OSCE Special Monitoring Mission to Ukraine
    26 Turhenievska Street
    01054 Kyiv
    Ukraine
    Mobile: +380 67 650 31 57
    alexandra.taylor@osce.org smm-media@osce.org

  • Child refugees at risk of freezing in Serbia
    Source: Save the Children
    Country: Hungary, Serbia, World

    Nearly 2,000 refugees, including up to 300 children, are at risk of freezing to death, frostbite and hypothermia in makeshift accommodation in Serbia, where temperatures are lower than -14C.

    Nearly 2,000 refugees, including up to 300 children, are at risk of freezing to death, frostbite and hypothermia.

    Trapped in the Serbian capital, Belgrade, children are sleeping in makeshift accommodation, in temperatures lower than -14C as they wait for access into Hungary.

    The abandoned buildings where refugees and migrants are staying have high ceilings, broken windows, no heating, and no toilet facilities.

    Keeping warm to stay alive

    Children are making beds out of newspapers to keep warm, and in an effort to prepare hot meals, people are making uncontrolled fires out whatever material is available – smoke from these fires is thick black.

    As conditions worsen, the number of refugees attempting to cross the border is climbing.

    Up to 61 people have already died as a result of the conditions and some have been waiting for nearly six weeks.

    Fleeing conflict

    Refugees and migrants have made their way here from countries such as conflict-stricken countries such as Afghanistan, Iraq, Syria and Pakistan.

    They’re stranded in Serbia because of the time it takes to hear whether their Hungarian asylum application has been successful.

    This will determine whether or not they are among the ten people a day allowed to travel into Hungary from that checkpoint.

    In 2015, Hungary fortified its border with a razor-wire fence.

    Now, two years later, its cruel border policy has left hundreds of child refugees no choice but to battle freezing temperatures in poor living conditions.

    Serbia sits on what has been referred to as the ‘Balkans route’, which has been used by hundreds of thousands of refugees to enter Europe, who are fleeing their home nations out of desperation.

    It’s now been closed, but thousands still attempt the journey.

    How your support is helping

    With the help of our supporters, Save the Children has provided crucial support to refugees in freezing conditions. Our response so far has included:
    •Transportation of refugees – including hundreds of child refugees – to safe spaces
    •Distribution of warm winter clothing to protect them from the freezing conditions
    •Healthcare support to children in need of treatment for things like frostbite and hypothermia

    Together with local partners, Save the Children is running a drop-in centre in the refugee aid point in Miksaliste, Belgrade.

    It provides new arrivals with immediate life-saving assistance while they wait (sometimes for up to six weeks) to register and find accommodation in official shelters.

    The drop-in centre also includes a youth space and a child-friendly corner. Our team provides psychosocial support through creative activities. These help children and teenagers deal with the traumatic events they’ve seen and been through.

    Save the Children also runs mobile outreach teams providing legal counselling, and identifying and referring vulnerable cases.

  • UNHCR, IOM and partners respond to Europe’s refugee and migrant situation
    Source: International Organization for Migration, UN High Commissioner for Refugees
    Country: Italy, World

    The Regional Refugee and Migrant Response Plan aims at complementing and reinforcing government efforts to ensure safe access to asylum and the protection of refugees and migrants.

    Switzerland - UNHCR, IOM and 72 partners today (19/1) launched a new strategy and appeal to help respond to the situation of refugees and migrants in Europe in 2017.

    The Regional Refugee and Migrant Response Plan aims at complementing and reinforcing government efforts to ensure safe access to asylum and the protection of refugees and migrants. It also aims to support long-term solutions and orderly and dignified migration management. Strengthened partnership and coordination will also be given priority in 2017.

    “Over the past two years, Europe’s response to the arrival of over 1.3 million refugees and migrants on its soil has been faced with many challenges, including how to protect refugees and migrants. This plan is an operational tool which will play a key role to ensure more efficient operations and a better coordinated response throughout 2017,” said Vincent Cochetel, Director of UNHCR’s Europe Bureau.

    IOM spokesperson Leonard Doyle added: “We are very concerned about the vulnerability and needs of migrant and refugee children, especially women and girls, and this initiative is exactly what is needed.”

    The plan stresses the need for long-term solutions for refugees and migrants, including a robust relocation scheme, support for voluntary returns and reinforced alternative legal pathways to dangerous journeys, including resettlement and family reunification.

    Particular emphasis is placed on addressing the specific needs of refugee and migrant children, as well as those of women and girls.

    The plan includes pilot projects for a more effective response to meet the needs of unaccompanied and separated children in Europe. Over 25,000 of them arrived by sea in Italy alone in 2016. It also includes strengthening efforts to identify and support survivors of sexual and gender-based violence.

    Noting the necessity to address not only the needs of a mainly static population, but also those of people who will continue to move irregularly within Europe, the plan has a large geographical scope and covers Turkey, Southern Europe, Western Balkans and Central Europe, as well as Western and Northern Europe.

    The total financial requirements amount to USD 691 million, with a population planning figure of up to 340,000 people, based on previous arrival trends and people present in countries who will receive support through the plan.

    Download the full report here.

    For further information please contact Leonard Doyle at IOM HQ, Tel: +41 792857123, Email: ldoyle@iom.int

  • Kenyan livestock farmers affected by drought receive a helping hand from the Red Cross
    Source: International Federation of Red Cross And Red Crescent Societies
    Country: Kenya

    The destocking exercise enables pastoralists to salvage some capital from their livestock, support families to meet their food needs, relieve pressure on scarce water resources, protect their livelihoods and strengthen drought recovery efforts.

    By Noella Musundi, Kenya Red Cross

    As drought bites harder in Kenya, affected communities have been losing their cattle. As part of its response, the Kenya Red Cross Society (KRCS) has embarked on an exercise that aims to destock weak cattle by buying cows, goats and sheep from willing pastoralists, at an agreed price of 15,000 Kenya shillings (141 US dollars) per cow; and 5,000 Kenya shillings (48 US dollars) for goats and sheep.

    The Kenya Red Cross then uses the purchased animals to produce meat that is distributed to vulnerable households.

    The exercise, which of has so far taken place in the North Eastern and Coast regions, kicked off in December 2016.

    Among the people who have benefited from this programme is 22-year-old Shukry Abdullahi, a resident of Dukanotu village, in Tana River county.

    “The beef I have received today will feed my household for at least three days,” Abdullahi said. “You know, my co-wife died last year and left behind six children who are currently under my care,” she added. Abdullahi has ten children in her household, three of whom are under the age of five.

    The ongoing drought has affected more than 1.3 million people in the arid and semi-arid areas of Kenya, with more than 21,000 people currently in need of food assistance.

    Eight counties are at the “alarm stage”, namely: Garissa, Lamu, Kilifi, Kwale, Mandera, Marsabit, Samburu and Tana River. The drought situation has affected not just the human population but the livestock population as well, with a mortality rate of five per cent. The rate of malnutrition has also risen to a level of 15 per cent, which is considered critical.

    Shukry has lost four of her eight goats as a result of the drought and is afraid that if nothing much is done to support the communities affected, the situation will get worse. “My husband is unemployed and so we depend a lot on our cattle for our livelihood,” she added.

    It is estimated that over 14 per cent of the population in Tana River county depend on livestock for income and food. These communities value their cattle and consider them a critical financial asset providing food (milk, meat and eggs) and income (through sale, barter, transport, draught power and work hire).

    They are also a significant social asset playing a key role in building and consolidating social relationships and networks within traditional social groups.

    The destocking exercise is aimed at removing the affected animals before they become emaciated, lose their value, die or pose a risk of public health.

    The programme enables pastoralists to salvage some capital from their livestock at risk, support families with cash to meet their food needs and other basic necessities, relieve pressure on scarce water and pasture resources, protect their livelihoods and strengthen the community’s ability to recover from the short and long effects of the drought.

    Direct beneficiaries include the most vulnerable, mainly orphans, people living with disability, the elderly and the chronically ill.

    In November 2016, the IFRC launched an Emergency Appeal of 3.8 million Swiss francs to support the KRCS in assisting 114,620 people affected by drought. Interventions focus on health and care, water, sanitation and hygiene, livelihoods, nutrition, food security and disaster risk reduction. The Appeal is currently 14 per cent funded.

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