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  • Tunnel Lyon-Turin : "Ce projet est un projet d’envergure. Il montre combien l’Italie et la France sont des partenaires solides"
    Inauguration tunnelier federica
    22 juillet 2016

    Tunnel Lyon-Turin : "Ce projet est un projet d’envergure. Il montre combien l’Italie et la France sont des partenaires solides"

    Manuel Valls a inauguré, le 21 juillet 2016, le tunnelier Federica, chargé de creuser une galerie souterraine de 9 kilomètres dans le cadre de la réalisation du nouveau tunnel ferroviaire international entre Lyon et Turin. L’occasion pour le Premier ministre de rappeler l’importance de la relation franco-italienne, pays au cœur de la construction européenne, aujourd’hui mise à mal.
     
    "Ce n’est pas la première fois que j’inaugure ou que je visite un tunnelier. Celui-ci, même s’il est particulièrement impressionnant – 135 mètres, 2 400 tonnes – et même s’il est né en France, au Creusot, répond au doux nom de Federica. Et finalement, ce nom, par sa consonance italienne, dit bien la mission, le projet qui est le sien, rapprocher plus encore la France et l’Italie", a déclaré Manuel Valls.

    "C’est donc aujourd’hui une étape importante", a-t-il expliqué, rappelant que cette construction sera un projet de longue haleine puisque la mise en service devrait avoir lieu dans 12 ans. "Mais quel projet ! Car, si j’ose dire, au bout du tunnel, il y aura les vallées du Piémont."

    "J’ai vu combien ces entreprises, ces salariés avaient à cœur de mener cette grande aventure – car il faut toujours de grandes aventures –, franchir la barrière des Alpes", a poursuivi le Premier ministre en saluant le travail et l’implication des acteurs engagés dans ce projet, notamment la société Tunnel Euralpin Lyon-Turin (TELT), chargée de la construction et de la gestion de ce nouveau tunnel, les entreprises prestataires, ainsi que les élus qui en ont permis la réalisation.

    "À l’origine de cette aventure, il y a la volonté de deux hommes d’État. C’est en effet à quelques dizaines de kilomètres d’ici qu’en juillet 1990, François Mitterrand et Francesco Cossiga ont eu cette idée ambitieuse : creuser à travers les montagnes une nouvelle traversée ferroviaire pour les voyageurs et le fret", a rappelé Manuel Valls.

    "Nous concrétisons donc cette ambition, engager les travaux d’une ligne à grande vitesse entre ces deux grandes villes, ces deux grands pôles économiques que sont Lyon et Turin."

    Un accord historique entre la France et l’Italie


    Manuel Valls a également rappelé que le  sommet franco-italien de février 2015 a permis de conclure un accord historique, complété par le protocole additionnel acté lors du sommet de Venise en mars dernier, en présence du président de la République, François Hollande, et du président du Conseil italien, Matteo Renzi.

    "Cet accord est historique par son objet. Historique aussi par son contenu." En effet, il comporte le premier texte binational pour lutter contre les fraudes aux marchés publics. Le projet de loi de ratification de cet accord sera soumis au Parlement français dès la rentrée prochaine. "Ce projet est un projet d’envergure. Il montre combien l’Italie et la France sont des partenaires solides, combien ils peuvent avancer, construire ensemble, être à l’initiative."

    Travailler main dans la main à la refondation de l’Europe

    "Nos deux pays, la France et l’Italie, pays fondateurs de l’Union européenne, ont une très grande responsabilité", a rappelé Manuel Valls. "Alors que le projet européen est en crise, amplifiée par l’onde de choc du "Brexit", nous devons travailler main dans la main à sa refondation pour que l’Europe parle à nouveau au cœur des Européens, qu’ils voient en elle une Europe non pas impuissante ou tatillonne, mais une Europe qui agit pour leur protection, pour la croissance économique, pour l’emploi, une Europe du concret, une Europe par la preuve."

    "À sa manière, ce tunnel Lyon-Turin nous parle d’Europe", a affirmé Manuel Valls, soulignant que l’Union européenne financera 40% du coût total du projet. La France contribuera à hauteur de 2,2 milliards d’euros, soit 25% du coût total. "Ce financement devra être sécurisé sur la durée de réalisation du projet, ne pas peser exclusivement sur le budget de l’État et concrétiser notre ambition de report modal." Le projet bénéficiera ainsi des financements d’un fonds dédié et pérenne, le Fonds de développement d’une politique intermodale des transports dans le massif alpin. Il sera alimenté par les résultats des tunnels routiers du Mont-Blanc et du Fréjus et il pourra également se voir affecter de nouvelles recettes telles que l’Eurovignette. Cette dernière fait actuellement l’objet d’une instruction juridique, en lien avec les services de la Commission européenne et du gouvernement italien.  

    "Enfin ce montant de 2,2 milliards d’euros, soit environ 200 millions d’euros chaque année pendant la durée du chantier, doit être mis en perspective. Afin d’avoir une vision précise du coût réel, réduction faite des retombées positives liées au chantier, j’ai demandé que soit établie une comptabilité analytique", a annoncé Manuel Valls.  "Les experts de Bercy seront mobilisés pour cela aux côtés de TELT et nous souhaitons tous, à travers ces dispositifs, que ce projet, dans tous les domaines, soit exemplaire."

    Un investissement pour l’avenir

    "Oui, il s’agit d’un coût important mais c’est surtout un investissement pour l’avenir et je crois que l’Europe a besoin de ces investissements d’avenir", a déclaré le Premier ministre. Des investissements dans le domaine de la transition écologique, du numérique, dans le domaine des infrastructures. "La construction de ce tunnel ferroviaire, comme tous ces investissements, aura donc de nombreuses retombées économiques et d’abord à l’échelle locale."

    Le creusement de la galerie de Saint-Martin-de-la-Porte a d’ores et déjà permis la création de 450 emplois, principalement des personnes de la région. La démarche "Grand Chantier", dotée d’une enveloppe de 32 millions d’euros, doit en outre garantir le développement économique local.

    "Les retombées économiques, c’est aussi le développement des échanges entre la France et l’Italie, des échanges déjà importants", a expliqué Manuel Valls, rappelant que l’Italie est le deuxième partenaire économique de la France avec 70 milliards d’euros d’échanges commerciaux chaque année. "Le symbole de ces liens économiques étroits, c’est le groupement d’entreprises qui s’est vu attribuer la réalisation de cette galerie", a-t-il précisé. Trois entreprises ont ainsi été choisies du côté italien, et autant du côté français.

    "Et en disant cela, je n’oublie pas, bien sûr, les travaux menés côté italien avec le creusement en cours de la galerie de reconnaissance de la Maddalena Chiomonte, même si j’ai, comme vous, vous l’avez bien compris, un faible pour Federica." "Ce projet, c’est un projet d’envergure qui a pour objectif de moderniser, de bouleverser les schémas classiques, le rapport à l’espace. Il était impossible de développer le chemin de fer du XXIe siècle avec des infrastructures datant du XIXe siècle, même si nous apprécions plus que jamais la performance qui a été celle de nos aïeux.". Tel est le cas du tunnel historique du Mont-Cenis, parcours d'altitude au tracé sinueux qui génère des surcoûts importants et des temps de parcours peu attractifs face à la route ou à l'avion. Il était donc nécessaire de donner une nouvelle impulsion au fret ferroviaire qui dispose d'un important potentiel de développement à condition de disposer d'infrastructures modernes comme la Suisse en fournit l'exemple.

    "Le fret ferroviaire est pourtant promis à un bel avenir", a déclaré Manuel Valls, évoquant l’arrivée à Lyon en avril 2016 d’un train de fret en provenance de Chine après avoir parcouru 11 000 kilomètres, en à peine 15 jours, contre 50 jours en bateau. Ce nouveau tunnel permettra des convois le long de la nouvelle route de la Soie et l’autoroute ferroviaire alpine qui transporte déjà 30 000 poids lourds par an sera pérennisée et étendue.

    "Bouleverser les schémas classiques, c’est aussi désengorger la région lyonnaise et désenclaver la péninsule italienne", a-t-il poursuivi. En effet, du côté français, les vallées de l’Arve et de la Maurienne voient transiter un important trafic de poids lourds qui s’étend jusqu’au corridor littoral, totalement saturé.

    "Le Gouvernement prendra prochainement des initiatives sur la question des accès au tunnel, en lien avec l’amélioration des accès ferroviaires à Annecy, Chambéry et Grenoble", a annoncé  le Premier ministre. "Le tunnel ferroviaire Lyon-Turin viendra s’ajouter aux trois autres tunnels de base : le Lötschberg en service depuis 2007 ; le Gothard, frère jumeau du Lyon-Turin, inauguré le 1er juin en présence de François Hollande ; et le Brenner dont les travaux sont en cours."

    Préserver notre environnement


    "Bouleverser les schémas classiques, c’est enfin prendre de grandes décisions pour la préservation de notre environnement." Ce projet permettra ainsi d’agir pour le report modal de la route vers le rail afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ce projet contribuera ainsi à atteindre les engagements concernant le réchauffement climatique, pris lors de la COP21 à Paris fin 2015.

    "Vous voyez, toutes les conditions sont réunies pour que Federica commence son patient ouvrage, un ouvrage qui vaudra pour les générations à venir qui, dans 20, 30, 40 ans, profiteront de ce que nous entamons aujourd’hui", a affirmé Manuel Valls. "Bâtir, faire des projets pour demain, continuer de renforcer nos nations, voilà la mission qui est la nôtre, chacun dans nos responsabilités ou dans nos métiers."

    "Nous avons bien sûr en tête (…) l’attaque terroriste de jeudi dernier. Ce soir, cela fera une semaine. L’émotion est là alors que des blessés luttent encore pour la vie", a rappelé le Premier ministre, soulignant la détermination de la France et de l’Europe à lutter contre le terrorisme qui frappe aujourd’hui le monde et notamment la France.

    "La France vit", a-t-il affirmé en se référant à une phrase du général de Gaulle. "C’est finalement le beau message de cette inauguration en votre compagnie."
  • "L’unité fait partie intégrante de la stratégie de lutte" contre le terrorisme
    Manuel Valls à la tribune de l’Assemblée nationale, le 19 juillet 2016
    20 juillet 2016 - Actualité

    "L’unité fait partie intégrante de la stratégie de lutte" contre le terrorisme

    Manuel Valls s'est exprimé à la tribune de l’Assemblée nationale, le 19 juillet 2016, en ouverture des débats sur le projet de loi de prorogation de l’état d’urgence. Face à la menace terroriste, le Premier ministre a appelé à vivre avec la menace mais à la combattre dans l’unité.
     
    Après "le carnage commis à Nice", le Premier ministre a appelé, devant la représentation nationale, à ne pas céder aux renoncements et à agir efficacement et avec résolution contre le terrorisme, dans le cadre "des principes de notre État de droit". "Nous devons plus que jamais faire bloc et continuer de prendre toutes les mesures qui s’imposent, pour faire face à l’attente immense de nos compatriotes […] partout dans le territoire", a-t-il déclaré. "Le drame de Nice rappelle que l’ensemble du territoire est visé."

    "L’état d’urgence est une réponse puissante contre le terrorisme"

    Mis en place à la suite des attentats du 13 novembre 2015, l’état d’urgence est prorogé pour la quatrième fois, "pour une durée de trois mois et pour le même périmètre géographique : territoire métropolitain et départements d’outre-mer", pour faire face à la menace terroriste dont "les modes d’action, les cibles, les processus, les parcours de radicalisation sont de natures diverses, et en perpétuelle évolution", a expliqué Manuel Valls.
     
    Face "au mode opératoire, inédit dans notre pays", de l’attentat commis à Nice, il devient "impératif " de renforcer nos dispositifs de contrôle et d’enquête. Le projet de loi propose ainsi d'autoriser à nouveau le recours aux perquisitions administratives et d’accroître leur utilité et leur efficacité, avec : 
     
    • la possibilité de saisir et d’exploiter les données contenues dans tout système informatique ou équipement de communication présent sur le lieu de la perquisition, dans le respect des garanties exigées par le Conseil constitutionnel ;
    • si une perquisition permet de révéler l’existence d’un autre lieu fréquenté par la personne visée, un droit de suite permettra par ailleurs de réaliser immédiatement une perquisition, incidente, dans cet autre lieu, sans que cet autre lieu soit mentionné dans la décision de perquisition.
    "L’état d’urgence est une réponse puissante contre le terrorisme", car il permet de "déstabiliser les individus et les filières directement impliqués dans la mouvance djihadiste. Il permet, aussi, de s’attaquer plus frontalement aux réseaux criminels qui alimentent le terrorisme." Il a démontré son utilité opérationnelle depuis le 14 novembre 2015. 3 594 perquisitions administratives ont permis l’ouverture de quelque 600 procédures judiciaires avec la saisie de 756 armes, dont 475 armes de guerre. Quelque 950 personnes font l’objet d’investigations de la part de la juridiction antiterroriste, et 77 personnes potentiellement dangereuses ont été assignées à résidence. Plus largement, comme l’a rappelé le Premier ministre, 16 attentats ont été déjoués depuis 2012.

    Une stratégie globale contre le terrorisme

    Manuel Valls a rappelé, qu’au-delà de l’état d’urgence, la France est pleinement mobilisée dans la lutte contre le terrorisme tant au plan législatif, avec le vote de cinq lois depuis 2012 "visant à renforcer les moyens légaux au profit des magistrats, enquêteurs et personnels des services de renseignement", qu’au plan de l’augmentation des moyens matériels, technologiques et des effectifs de sécurité avec, depuis quatre ans, la mise en œuvre d’un "plan pluriannuel de modernisation de 233 million d’euros", a-t-il précisé. Il a rappelé l’activation des réserves opérationnelles de premier niveau, soit quelque 15 500 volontaires des forces de gendarmerie et de police dès les mois d'été.

    Détecter la radicalisation

    Repérer les cibles radicalisées, mesurer leur dangerosité, comprendre la manière dont les filières s’organisent sont autant de préalables pour empêcher de potentiels actes terroristes. L’État a mis en place un plan d’action pour lutter contre la radicalisation et le terrorisme. Une grille d’analyse commune a été élaborée pour identifier ce qu'est un "signalement dangereux". Elle est désormais partagée par les écoutants de la plateforme, par les services de renseignement, par les cellules départementales de suivi. Un numéro vert national, activé en 2014, a permis le recueil et le traitement des signalements. Ce plan comprend également un volet sur la prise en charge adaptée des personnes sur le point de basculer.
     
    Depuis 2012, "80 arrêtés d’expulsion ont été pris à l’encontre d’individus affiliés à l’islamisme radical. 10 mosquées ou salles de prière ont été fermées. Plusieurs binationaux condamnés pour des faits de terrorisme ont été déchus de la nationalité française", a rappelé le Premier ministre.
     

    Une lutte sur la scène internationale

    La France est également pleinement engagée militairement sur les théâtres d’opérations extérieurs pour combattre les "groupes djihadistes dans leurs sanctuaires", au Mali depuis 2013, en Irak depuis 2014 et en Syrie depuis septembre 2015. Des opérations qui seront intensifiées, ont annoncé le président de la République et le ministre de la Défense.
     
    Au sein de l’Union européenne, le Premier ministre a rappelé les mesures mises en place :
     
    • les contrôles systématiques à l’entrée de l’espace Schengen, depuis le 13 novembre 2015, y compris pour les ressortissants européens, et la création d’un corps de gardes-frontières européens. Depuis la mise en place de la mesure, 48 millions de personnes ont été contrôlées aux frontières terrestres, aériennes et maritimes. Quelque 28 000 personnes ont été empêchées d’entrer en France ;
    • l’adoption définitive du PNR européen ;
    • le renforcement des échanges d’informations au plan européen, avec une alimentation systématique des fichiers ;
    • le durcissement des mesures relatives aux armes, par une révision de la directive de 1991 et un plan de lutte contre le trafic d’armes à feu, notamment en provenance des pays de l’Est, principale source de provenance des armes utilisées par les terroristes.
    Nous devons être unis, rassemblés, concentrés sur l’objectif, car nous devons être forts face à la menace.
    Manuel Valls
    Le 19 juillet 2016, à l'Assemblée nationale
  • "La capacité de notre pays à s’appuyer sur la recherche pour innover, inventer de nouvelles solutions, sera essentielle" #MT180
    12 juillet 2016

    "La capacité de notre pays à s’appuyer sur la recherche pour innover, inventer de nouvelles solutions, sera essentielle" #MT180

    Manuel Valls a accueilli, le 11 juillet 2016 à l’hôtel Matignon, les lauréats 2016 de "Ma thèse en 180 secondes". L’occasion pour le Premier ministre de rappeler l’importance de la recherche en France, et les moyens mis en œuvre par le Gouvernement dans l’enseignement supérieur pour développer davantage ce secteur.
     
    "Nous avons tous à apprendre de vous ; des leçons à tirer de cet exercice", a déclaré Manuel Valls.  "J’en retiens trois. Je les présenterai en trois minutes. J’ai compris le principe !", a-t-il poursuivi, se pliant ainsi à l’exercice des doctorants.
     
    Réception des lauréats #MT180 : discours de Manuel Valls


    "La première leçon, c’est qu’il ne suffit pas de faire. Il faut aussi savoir expliquer, faire preuve de pédagogie, convaincre. J’en sais quelque chose", a expliqué le Premier ministre, soulignant que les doctorants présents avaient le souci que leurs travaux soient riches et intéressants, mais également accessibles à tous. "C’est une des clés du succès."

    "La deuxième leçon – elle est liée –, c’est l’importance de prendre du recul par rapport à des sujets qui sont parfois un peu techniques, pour garder une vision d’ensemble", a précisé Manuel Valls.

    "Enfin, vous qui avez participé à ce concours, vous ne travaillez pas seuls dans votre coin, mais au sein d’une communauté de chercheurs." Manuel Valls a rappelé l’importance du travail en équipe afin de faire émerger des idées et avancer ensemble. Le travail collectif permet effectivement le décloisonnement. "Et je suis convaincu que le savoir, les progrès, les méthodes de la science doivent irriguer l’ensemble de la société, les entreprises, l’administration, la réflexion publique."

    "Dans un contexte de concurrence croissante entre les économies mondialisées, la capacité de notre pays à s’appuyer sur la recherche pour innover, inventer de nouvelles solutions, sera essentielle", a-t-il détaillé.  

    Le Gouvernement a œuvré pour donner des moyens supplémentaires à l’enseignement supérieur et à la recherche : le budget augmentera de 850 millions d’euros en 2017. Cela permettra de soutenir la recherche, les laboratoires ainsi que l’accueil des étudiants, toujours plus nombreux, dans les meilleures conditions.

    Découvrez la thèse du 1er prix de la finale nationale, Mathieu Buonafine, en 180 secondes

    La thèse de Mathieu Buonafine en 180 secondes


    Découvrez la thèse du 2e prix de la finale nationale, Bertrand Cochard, en 180 secondes

    La thèse de Bertrand Cochard en 180 secondes

    Découvrez la thèse du 2e prix de la finale nationale, Nicolas Urruty, en 180 secondes

    La thèse de Nicolas Urruty en 180 secondes #MT180
  • Ruralités : "La France a besoin de toutes les valeurs ajoutées, de tous les savoir-faire, de toutes les bonnes volontés"
    12 juillet 2016

    Ruralités : "La France a besoin de toutes les valeurs ajoutées, de tous les savoir-faire, de toutes les bonnes volontés"

    A l’occasion de la signature du schéma départemental d’accessibilité au conseil départemental de l’Aude, Manuel Valls a rappelé l’importance des ruralités en France, et les moyens mis en œuvre par le Gouvernement pour répondre aux enjeux locaux.
     
    "On raconte que Dame Carcas – qui accueille encore les visiteurs, ici, devant la porte narbonnaise – sauva Carcassonne des troupes de Charlemagne, grâce à son ingéniosité. Je ne sais pas si la légende est vraie. Je sais, en revanche, que développer un territoire fait de montagnes, de vignobles, de villes, de littoral, fait de tous ces magnifiques contrastes, demande effectivement de l’ingéniosité", a déclaré Manuel Valls, le 8 juillet 2016.

    L’Aude s’étend du pic de Madrés aux plages de Gruissan, de la Montagne noire au Bousquet. Elle compte 436 communes dont seulement 15 de plus de 3 500 habitants. "L’éloignement des grands centres, l’isolement géographique sont aujourd’hui trop souvent vécus comme une relégation, un abandon", a expliqué le Premier ministre.

    "La République, parce qu’elle se préoccupe de chacun, parce qu’elle s’appuie sur la continuité de l’action de l’État, ne peut accepter cette situation, cette rupture d’égalité, qui fragilise notre société, donne du grain à moudre aux populismes, à ceux qui parlent fort, sans apporter aucune solution", a affirmé Manuel Valls, soulignant l’importance de la mobilisation de l’État en faveur des ruralités.

    Agir en faveur des ruralités

    "Vous avez su développer vos territoires, les transformer, leur donner la force de bâtir, d’aménager, d’accompagner les populations installées, d’en accueillir de nouvelles", a poursuivi Manuel Valls, rappelant le rôle des élus dans le développement de ces territoires.

    "Vous faites la preuve que la décentralisation est une grande avancée pour notre pays", a-t-il précisé.  "La décentralisation, c’est (...) faire confiance à ceux qui sont au plus proche des réalités du terrain, du quotidien des gens." Cependant, la décentralisation ne doit pas se résumer à de simples financements, "nombreux vus de Paris, trop rares vus d’ici", afin d’accompagner les collectivités et leurs projets. L’État a mené plusieurs actions en faveur de la ruralité notamment depuis les assises des ruralités organisées fin 2014. Trois comités interministériels se sont réunis successivement à Laon et à Vesoul avec le président de la République et à Privas, où Manuel Valls présidait aux côtés de Jean-Michel Baylet.

    Ces trois comités ont permis d’acter plus de 100 mesures en faveur des territoires ruraux. "Après des décennies où chacun, par les mots, a vanté la ruralité… nous apportons des solutions dans les actes. Pour aider, protéger bien sûr. Pour encourager, aussi, les initiatives – elles ne manquent pas", a déclaré Manuel Valls. "L’État est, en un mot, pleinement de retour dans les territoires."
     

    Des résultats concrets en France et dans l’Aude


    "Le rôle de l’État, c’est d’abord d’assurer un égal accès des citoyens aux services essentiels à la vie quotidienne", a souligné le Premier ministre. Le Gouvernement œuvre pleinement pour ramener les services publics dans les territoires. 1 000 maisons de services au public seront ainsi créées avant la fin de l’année 2016, dont 14 dans l’Aude. "Pour faire face aux formalités, il est précieux de trouver une écoute, un conseil, une explication. C’est le sens de ces maisons."

    Par ailleurs, l’État finance 1 400 maisons de santé, dont 10 dans l’Aude, d’ici à la fin de l’année 2017, et 2 500 bourses seront versées à de jeunes médecins pour qu’ils s’installent dans les territoires ruraux. "Il faut pouvoir donner naissance, tomber malade, vieillir dans un territoire rural sans que cela n’ajoute des difficultés", a précisé Manuel Valls.

    L’accès au réseau téléphonique et à internet est également déployé partout, 27 nouvelles communes seront couvertes dans l’Aude. L’État y consacre 41 millions d’euros afin de garantir l’attractivité du territoire.


    Le schéma départemental d’accessibilité des services au public : une exigence de cohérence et de résultats 


    "L’État a répondu aux urgences, aux demandes des élus, qui ont une connaissance fine des carences de leurs territoires. Beaucoup a été fait. Les résultats sont désormais visibles. Ils ne sont pas, pour autant, toujours perçus", a déclaré Manuel Valls. "C’est pourquoi nous devons aller plus loin, nous assurer que ces premiers équipements ont permis d’améliorer la situation, mesurer le travail qui reste à accomplir et évidemment apporter des réponses."

    Il s’agit d’associer à ce travail d’évaluation l’État et les collectivités. Un schéma départemental d’accessibilité des services au public sera ainsi établi avec les conseils départementaux dans chaque département. Onze départements ont été retenus pour expérimenter cette nouvelle approche. 

    "Je veux saluer la qualité du travail qui a été mené dans ce département, la complémentarité des acteurs, leur volonté d’avancer vite, au service des populations et des territoires", a affirmé le Premier ministre. Au total, 52 services ont été analysés, 2 000 questionnaires ont été adressés, et des entretiens individuels ont été menés. Une vraie grille d’analyse a donc été mise en place pour analyser le quotidien des concitoyens.

    "Ce schéma, en faisant apparaître clairement les besoins en matière de services publics, de mobilité, de santé, de sécurité, de social, d’éducation et d’emploi, est une invitation à agir", a expliqué Manuel Valls.

    L’action de l’État peut se réaliser par trois moyens différents. Tout d’abord, en signant des contrats de ruralité avec les territoires. Ces contrats permettent aux collectivités et à l’État de s’engager ensemble pour une durée de six ans au service de projets communs tels que l’implantation de maisons de services au public, de maisons de santé, d’équipements nécessaires à l’attractivité, ainsi que le renforcement des centres-bourgs. Il s’agit également de faire que toutes les administrations centrales de l’État informent les préfets de département des réorganisations prévues à deux ans. Ainsi, si le préfet voit un risque pour l’équilibre de son territoire, il pourra demander un arbitrage gouvernemental. Enfin, c’est donner aux territoires les moyens de le faire, avec la dotation d’équipement des territoires ruraux. Lors du congrès des maires, le président de la République avait annoncé une augmentation de plus de 370 millions d’euros en 2017 de cette dotation.

    "C’est que la réorganisation – exemplaire – de votre carte intercommunale, depuis 2012, avec de nouveaux regroupements importants, a rendu vos indicateurs de ruralité moins apparents pour les ordinateurs parisiens… !" a expliqué Manuel Valls, s’adressant à Monsieur Viola, président du conseil départemental, en référence à la baisse de dotation pour le département de l’Aude en 2016. Les méthodes de calcul de la DETR vont être revues afin de ne surtout pas pénaliser les territoires ruraux les plus enclins à renforcer l’intercommunalité.

    "J’en profite pour saluer, là encore, la qualité du travail que vous avez mené, dans le cadre du nouveau schéma départemental de l’intercommunalité. Je suis heureux que ce département (…) ait saisi sans attendre cette opportunité pour rendre les territoires plus forts, pour leur permettre d’investir, d’agir plus efficacement."

    La nouvelle France des territoires : une approche moderne de l’organisation publique


    "Cette réforme de l’intercommunalité s’inscrit dans une réforme globale : ce que nous voulons, c’est construire une Nouvelle France des territoires", a affirmé Manuel Valls. Plusieurs mesures ont vu le jour, notamment la création des nouvelles régions, ainsi que le renforcement des métropoles qui font beaucoup pour l’attractivité de la France. Les échelons de proximité, qui ont un rôle déterminant pour la solidarité des territoires et des personnes, ont également été confortés.

    "Nous apportons des réponses adaptées aux enjeux spécifiques des quartiers de la politique de la ville, des territoires péri-urbains et bien sûr – je l’ai dit – des ruralités", a-t-il rappelé.

    "La France a besoin de toutes les valeurs ajoutées, de tous les savoir-faire, de toutes les  bonnes volontés", a précisé Manuel Valls. "Et donc nous devons veiller à ce que chacun soit accompagné, où qu’il vive. Proposer des politiques publiques efficaces, réactives, adaptées aux enjeux locaux".

    "C’est ainsi que nous pourrons donner à notre pays la force d’avancer, de s’imposer dans la mondialisation sans oublier personne au bord du chemin (…). D’être, en un mot, à nouveau conscient de ses atouts, de ses forces, de ses initiatives, fier de lui-même, et tourné vers l’avenir", a conclu le Premier ministre.
  • Attractivité : "C’est plus que jamais le moment de venir en France !"
    7 juillet 2016

    Attractivité : "C’est plus que jamais le moment de venir en France !"

    Manuel Valls s’est rendu, le 6 juillet 2016, aux rencontres de Paris Europlace, organisation en charge de promouvoir et développer la Place financière de Paris. L’occasion pour le Premier ministre de rappeler l’attractivité de cette dernière et les moyens mis en œuvre par le Gouvernement pour dynamiser la création de richesses et l’innovation en France.
     
    "Nous sommes venus pour vous parler de la France. De ce beau pays, de cette grande puissance économique", a déclaré Manuel Valls aux rencontres Paris Europlace. Le Premier ministre a rappelé l’action du Gouvernement, depuis plusieurs années, pour permettre le développement des entreprises afin qu’elles embauchent, investissent et conquièrent de nouvelles parts de marché.

    "Nous sommes aussi devant vous dans un contexte très particulier : la décision du peuple britannique de quitter l’Union européenne", a-t-il rappelé. "Cette décision (…) a créé une onde de choc, pour l’ensemble des citoyens européens, mais aussi, de manière très concrète, pour beaucoup d’entreprises installées au Royaume-Uni." Ces entreprises sont désormais confrontées à de nouveaux défis et s’interrogent sur les conséquences pour leurs activités. "Nous apportons, aujourd’hui, des solutions à ces entreprises qui s’interrogent –  qui attendent des réponses pour anticiper, préparer l’avenir."

    Dans cet environnement nouveau, la France doit être davantage attractive. "Elle l’est déjà – par ses atouts, par ses infrastructures, par les réformes que nous menons. Et elle va le devenir encore plus", a expliqué Manuel Valls. Cependant, il ne s’agit pas que la France devienne un paradis fiscal, mais bien qu’elle attire de nouvelles activités, de nouvelles entreprises, et de nouveaux talents.

    Cette attractivité permettrait d’aller chercher de la croissance. "Pour créer de nouveaux emplois, pour redonner du pouvoir d’achat. Et donc pour  alimenter notre économie et consolider aussi notre modèle social." "Ce sont les entreprises qui créent la richesse qui est ensuite redistribuée ; et donc nous avons besoin d’entreprises performantes, compétitives", a-t-il affirmé.

    Paris : une place financière attractive 


    "Vous tous, acteurs du système financier européen et international, le savez : la Place de Paris est solide et innovante", a déclaré Manuel Valls.
     
    En premier lieu, elle se situe au cœur de l’Europe et de la zone euro. "Notre objectif est de renforcer encore cette intégration. La France défend la construction d’une Union des marchés de capitaux plus ambitieuse" a-t-il rappelé, afin de garantir un système financier plus stable et mieux protégé des à-coups conjoncturels. L’Europe doit également être en capacité de maîtriser ses règles en matière financière, ses places boursières ainsi que ses chambres de compensation.
     
    "La Place de Paris est solide, également, car elle est tournée vers l’économie réelle", a poursuivi Manuel Valls. "C’est une place financière au service du financement des entreprises. Nous avons de grands groupes industriels qui comptent parmi les plus importants émetteurs de titres financiers dans le monde." Le marché des titres à court terme des entreprises s’élève à 310 milliards d’euros et il a récemment été simplifié afin d’être plus accessible pour les émetteurs étrangers.
     
    L’épargne est également abondante et les acteurs de la gestion d’actifs sont de taille mondiale. "Les fonds français ont été les premiers à obtenir le nouvel agrément de fonds européens d’investissement de long terme, qui apportent des financements de longue durée aux infrastructures et aux entreprises", a détaillé le Premier ministre.

    "La Place de Paris est aussi innovante." "Nous voulons construire la place financière de demain ;  faire de Paris la capitale de  la Smart finance." Il s’agit de mettre en place un cadre adapté pour attirer les entrepreneurs prêts à prendre des risques.

    Elle est de plus particulièrement dynamique. L’EuroPP, standard de placement privé européen, a été créé à Paris. Il a permis d’apporter plus de 12 milliards d’euros de financements à des entreprises européennes en 2015. Paris est également la place qui concentre la principale activité de crowdfunding en Europe continentale.

    "Nous avons été les premiers en Europe à offrir des règles sûres pour permettre aux fonds gérés par les assureurs et gestionnaires d’actifs de prêter en direct aux entreprises", a rappelé Manuel Valls. En France, pour la première fois en Europe, les conditions juridiques et de sécurité pour réaliser des transactions financière décentralisées sur internet ont également été fixées. Enfin, c’est également à Paris que l’Autorité des marchés financiers et le superviseur bancaire, l’ACPR, ont pris des engagements forts en faveur des start-up de la finance.

    "Paris est enfin en passe de devenir la place de référence en matière de finance verte, de finance durable", a annoncé le Premier ministre, puisque la premiere édition de la Journée finance climat a eu lieu à Paris l’année dernière.  Le secteur financier est désormais mobilisé dans la lutte contre le changement climatique.


    Une région capitale qui compte de nombreux atouts 

    La ville de Paris et la région d’Île-de-France constituent le premier pôle numérique d’Europe, avec plus de 40 incubateurs de startups. L’année prochaine, le plus grand incubateur du monde sera d’ailleurs situé à la halle Freyssinet. "Nous n’aurons plus rien à envier à la Silicon Valley… en tout cas sur ce point-là".
     
    "Et nous sommes prêts à accueillir encore de nombreuses entreprises", a annoncé Manuel Valls, soulignant que l’offre de bureaux de la région est d’ores et déjà la plus importante d’Europe. Elle est structurée autour de pôles parfaitement connectées, grâce au quartier central des affaires de Paris, le renouveau du premier quartier d’affaires européen de la Défense, ainsi que le développement des pôles de Saint-Denis, de Saint-Ouen ou Boulogne. Dès 2016, 900 000 mètres carrés de bureaux supplémentaires seront livrés, soit l’équivalent de 60 000 postes de travail.
     
    D’autre part, les travaux du Grand Paris Express viennent d’être lancés. Ils représentent à terme 200 kilomètres de lignes de métro supplémentaires, 50 nouvelles gares à Paris qui seront mieux connectés entre elles, aux aéroports et aux gares TGV. L’État a engagé 35 milliards d’euros avec la région. Une nouvelle étape a également été franchie, le 6 juillet en Conseil des ministres, concernant la ligne dédiée à la connexion avec les aéroports, le Charles-de-Gaulle Express, qui fonctionnera dès 2023. Enfin, l’Etat et les collectivités construisent 10 hubs internationaux qui soutiendront l’offre de bureaux et de logements. 

    Une France qui se réforme : les nouvelles mesures


    "L’attractivité de la France, c’est enfin un environnement économique plus favorable. Pour cela, nous avons entrepris un mouvement de réformes sans précédent",  a rappelé le Premier ministre. Les dispositifs du Pacte de responsabilité et de solidarité ont permis une baisse de 40 milliards d’euros du coût du travail. 

    En 2013, le Gouvernement a initié un  "choc de simplification" afin de faciliter le quotidien de ceux qui travaillent et innovent. "Nous avons fait beaucoup. Mais il reste encore beaucoup à faire pour supprimer les réglementations inutiles, libérer, partout où c’est possible, des potentiels d’activité", a-t-il rappelé.
     
    L’investissement est également soutenu grâce à la BPI, la prolongation du dispositif fiscal exceptionnel de suramortissement, la pérennisation du Crédit impôt recherche et l’amplification du programme d’investissements d’avenir.

    "Le président de la République a annoncé, la semaine dernière, que ces dispositifs qui marchent – suramortissement, mais aussi CICE, prime Embauche PME – seraient renforcés ou prolongés". "Et nous modernisons en profondeur notre marché du travail. La loi Travail est une grande réforme. Elle sera adoptée. Elle donnera plus de visibilité, de souplesse à nos entreprises, ce qui leur permettra d’être plus réactives. Nous faisons le pari de la confiance au plus près du terrain, pour les entrepreneurs et les salariés."

    "Les résultats de cette politique sont là", a affirmé Manuel Valls, rappelant que la croissance économique en France a dépassé les prévisions en 2015. L’Insee prévoit une croissance de 1,6% pour 2016 en France. Les entreprises ont retrouvé leur taux de marge d’avant la crise de 2008, ce qui leur permet d’investir et d’embaucher davantage. 200 000 emplois ont d’ailleurs été créés dans le secteur privé sur les douze derniers mois.


    Une France plus attractive


    "L’économie française est attractive. Avec le président de la République, nous voulons qu’elle le soit plus encore ; pour que les talents étrangers, mais aussi les talents français qui souhaitent revenir soient mieux accueillis", a déclaré Manuel Valls. Un point d’entrée unique devrait donc être mis en place pour toutes les entreprises étrangères qui souhaitent s’implanter en France dès la rentrée.
     
    Ce service sera coordonné par Business France, en lien avec la ville de Paris, la région Ile-de-France, et la métropole du Grand Paris, et il permettra une prise en charge globale des entreprises comme de leurs salariés. Il répondra aux questions sur l’immobilier, la délivrance des titres de séjour, ainsi que la scolarisation des enfants. Le Gouvernement prévoit également l’ouverture d’autant "de sections internationales que nécessaire dans les établissements scolaires pour que tous les enfants puissent, s’ils le souhaitent, suivre des cours dans leur langue maternelle".
     
    Le guichet unique permettra aux entreprises et particuliers d’être mieux informés, dans leur langue, des dispositifs fiscaux les concernant. "Reconnaissons-le : notre fiscalité ne se caractérise pas par sa simplicité", a déclaré le Premier ministre. Le service Tax For Business devra remplir cet objectif de simplification, afin d’apporter des réponses individuelles dans des délais rapides. "C’est la condition pour donner plus de visibilité et plus de sécurité à celles et ceux qui veulent venir ou revenir en France."
     
    "La France s’est engagée dans un effort sans précédent pour la compétitivité des entreprises. Ce mouvement sera amplifié",  a expliqué Manuel Valls, soulignant que des efforts ont d’ores et déjà été faits notamment concernant la baisse de l’impôt sur les sociétés avec la suppression de la contribution exceptionnelle à l’IS, ainsi que la diminution du taux normal d’impôt sur les sociétés qui sera progressivement ramené à 28%.

    "Nous voulons également que le régime des impatriés devienne le plus favorable d’Europe", a-t-il expliqué. Ce régime sera désormais applicable pendant huit ans, contre cinq actuellement et la prime d’impatriation sera exonérée de taxe sur les salaires. "C'est un geste de confiance de la France vis-à-vis de ceux qui veulent venir travailler, innover, créer des emplois en France. Participer au rayonnement de notre pays."
     
    Pour contribuer à la prospérité et au rayonnement de la France, un effort collectif est nécessaire. La redevance sur la création de bureaux a déjà été modernisée et plafonnée. Une réflexion pour étudier la possibilité d’exonérations temporaires supplémentaires en matière de fiscalité locale sur les entreprises et sur les bureaux doit également être initiée.
     
    "Nous agissons pour que la fiscalité française soit plus lisible et convergente avec celles de nos voisins européens", a affirmé le Premier ministre. "Car, à terme, notre souhait est d’aboutir à une fiscalité commune pour les entreprises au sein de la zone euro." 
     
    "La France a tant d’atouts : ses infrastructures, sa main-d’œuvre qualifiée, sa matière grise, ses ingénieurs, son modèle de santé, sa protection sociale, sa qualité de vie"
    , a rappelé Manuel Valls. "C’est un pays d’innovation. Le pays européen où les créations d’entreprises sont les plus nombreuses."
     
    "Parce que la France est un grand pays, et parce qu’elle compte bien le rester, nous accueillerons toujours ceux qui veulent créer, innover, et produire des richesses. C’est, en un mot, plus que jamais le moment de venir en France !" a-t-il conclu.
ReliefWeb Headlines
ReliefWeb - Headlines
  • No amnesty for war rapists: Colombia peace talks turn to women's rights
    Source: AlertNet
    Country: Colombia

    Nearly half of Colombia's 7.8 million war victims officially registered by the government are women, the majority of whom have been forced to leave their homes by warring factions.

    by Anastasia Moloney | @anastasiabogota | Thomson Reuters Foundation
    Monday, 25 July 2016 17:23 GMT

    BOGOTA, July 25 (Thomson Reuters Foundation) - Colombia's government and FARC rebels have pledged to improve access to land for women and ensure perpetrators of sexual violence, including rape, will not be eligible for amnesty as part of ongoing peace talks to end five decades of civil war.

    Read the story on the Thompson Reuters Foundation

  • Assam floods affect more than 1.5 million people
    Source: Government of India
    Country: India

    Authorities have opened 322 relief camps and 60 relief distribution centers, where over 120,000 are being housed across 19 affected districts.

    Overall Situation: Nearly 15,70,571 people are affected by floods in 19 districts of Assam. The most affected districts are Lakhimpur, Golaghat, Jorhat, Dhemaji, Barpeta, Bongaigaon & Dhubri where over one lakh people are affected in each district. Authorities have opened 322 Relief Camps & 60 Relief Distribution Centre that houses total 1,27,786 inmates. Relief has been distributed as per requirement in all the flood affected areas. NDRF, SDRF and Indian Army are helping the district administration in evacuating the affected population to safe places.

  • UNHCR requests additonal funding for voluntary return, reintegration of Somali refugees from Dadaab camp
    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: Kenya, Somalia

    The Supplementary Appeal of US$115 million will go toward activities such as relocation of Somali and other refugees from Dadaab to Kakuma, and voluntary return of Somali refugees to Somalia.

    UNHCR appeals for additional $115 million for voluntary return, reintegration of Somali refugees from Dadaab camp

    Plan also includes the relocation of 31,000 refugees to Kakuma and verification of camp population

    Geneva, 26 July 2016 - UNHCR, the UN Refugee Agency today appealed to donors for an additional $115.4 million to fund the voluntary return and reintegration of Somali refugees from Dadaab refugee camp, Kenya. Funding is also required for relocation of refugees from Dadaab to Kakuma refugee camp, as well as related projects and infrastructure in Kenya and Somalia. UNHCR had previously appealed for $369.4 million for the ‘Somalia situation’. With this additional ask, and with some reprioritization of projects, UNHCR’s total revised 2016 requirements for this response in the affected countries (Djibouti, Ethiopia, Kenya and Somalia) is now $484.8 million.

    Following the Government of Kenya’s announcement on 6 May of its decision to close Dadaab Camp, UNHCR presented a plan of action at the meeting of Tripartite Commission (Kenya, Somalia and UNHCR) which took place in Nairobi at the end of June and was attended by the High Commissioner, Filippo Grandi. The plan outlines a process intended to reduce the population of Dadaab – currently 343,043 (326,611 Somalis) – by 150,000 by the end of 2016. The $115 million requested will go towards a number of activities, including:

    • Relocation of 16,000 non-Somali refugees from Dadaab to Kakuma

    • Relocation of 15,000 Somali refugees currently in the resettlement process to Kakuma

    • Relocation, reintegration of an estimated 42,000 Kenyans believed registered as refugees

    • Verification of the Dadaab population and a comprehensive Return Intention Survey

    • Support for an additional 50,000 voluntary Somali refugee returns from Dadaab to Somalia

    “UNHCR is committed to ensuring that all returns to Somalia are voluntary and carried out in dignity, safety and with the protection of refugees paramount at all times,” said UNHCR’s Africa Bureau Director Valentin Tapsoba. “In order to do this we are requesting the international donor community to support this additional appeal so that returning Somalis can go back to their home country with the best possible opportunities to re-establish themselves and their families in peace and stability,” he said.

    This additional funding is also required for the proposed increase in the return assistance package before departure from Kenya and upon return to Somalia. It is proposed to increase the return grant from $150 to $200 for Somalis returning by road. Those with specific needs would receive an additional $75. For the smaller number of returnees travelling by air, the return grant would be increased from $100 to $150, with an additional $30 for those with specific needs. Returnees will also be provided with a package of non-food items.

    On the Somalia side, donor support is sought to fund an increase in the return assistance package there. It is proposed to remove the cap of $600 per family reinstallation grant and instead offer returnees $200 per person, regardless of family size, a move which should see more large families opt to return. In order to assist with initial reintegration, each returning family will be supported with a $200 per family monthly payment for six months in order to help cover basic needs. The possibility of providing health insurance for urban returnees will also be considered.

    It is proposed to increase the areas of return and UNHCR presence, with three additional Way Stations to be added in Mandera/Belet Xawa, El Khalow/Ceel Wak and Anumel/Raskamboni as well as including Afmadow, Dinsoor and Belet Xawa to the existing nine areas of return. Access to basic social services is vital for successful reintegration and interventions will be focused on quick-impact (less than six months) community-based projects to create community assets in areas of return for returnees, IDPs and host community. Rehabilitation and/or extension of schools, health centres and other basic infrastructure will be implemented to sustain return, in close liaison with respective development programmes and plans. It is also proposed to establish an online job placement cross-border platform to connect job-seeking Somali returnees with prospective employers.

    If the donor support is received, it is proposed to increase food assistance from three months support to six, possibly even further. An education assistance grant of $25 per child per month for nine calendar months is also proposed. Shelter and non-food item support will be augmented with the possibility of monetization of the existing NFI package and UNHCR intends to support 22,500 households to construct localized permanent shelters with $1,000 per family. Localised solutions for urban returnees through rent payment will also be considered.

    It is anticipated that the majority of the remaining refugee population, approximately 170,000 people, would return to Somalia during the course of 2017 and possibly in early 2018. To date, over 17,000 Somalis have returned to Somalia from Dadaab since December 2014.

    Communique of the Tripartite Commission: http://www.unhcr.org/news/press/2016/6/576ea0474/joint-communique-ministerial-tripartite-commission-voluntary-repatriation.html

    Media contacts:

    In Nairobi, Duke Mwancha, mwancha@unhcr.org, +254 722 207 863

    For Somalia (Nairobi based), Julien Navier, navier@unhcr.org, +254 732 400 044

    In Geneva, Nora Sturm, sturmn@unhcr.org, +41 79 200 76 18

    UNHCR Somali Refugees Data Portal: http://data.unhcr.org/horn-of-africa/regional.php

  • WHO and Ministry of Health expand South Sudan cholera response to minimize future risk
    Source: World Health Organization
    Country: South Sudan

    WHO has reinforced its response capability to prevent the spread of the disease. A National Cholera Taskforce has been activated and is providing oversight and coordination.

    Juba, 25 July 2016 - In a move to prevent a cholera outbreak from spreading, the Ministry of Health of South Sudan with support from the World Health Organization (WHO) and health partners are ramping up disease surveillance and treatment efforts. Across the country, 271 cholera cases have been reported, including 14 deaths since 12 July 2016.

    “Cholera is an acute diarrhoeal disease that causes massive loss of body fluids and can be deadly within hours if not adequately treated. WHO is taking all the necessary control measures to support the Ministry of Health to respond to the situation urgently, and put an end to this outbreak,” says Dr Abdulmumini Usman, WHO Representative to South Sudan.

    “This work is vital because the conditions are favourable for transmitting the disease. These include increased population displacement, overcrowding, poor hygiene and sanitation. WHO is working with the Ministry of Health and other partners on ground to contain and prevent further spread of the disease,” added Dr Abdulmumini.

    WHO has reinforced its cholera outbreak response capability to prevent the spread of the disease. A National Cholera Taskforce (comprising the Ministry of Health, WHO, UNICEF, MSF and other partners) has been activated and is providing oversight and coordination for the response to the cholera outbreak.

    With more than 270 cholera cases, providing swift treatment is essential. WHO, with support from partners, has established a cholera treatment centre capable of treating 100 patients at Juba Teaching Hospital. To improve access to timely rehydration, eight oral rehydration points have been established by Health Link South Sudan with support from UNICEF. Priority locations for oral rehydration points in Juba include Gurei, Munuki, Kator, Lologo, Mahad, Nyakuron and Gumbo. Additional points are being set-up in El Sabah, Giada and Gorom.

    WHO has strengthened disease surveillance and comprehensive disease investigation, including following up on people who may have come into contact with the disease.

    As a proactive preventive measure, WHO along with the Ministry of Health and partners are planning to conduct an oral cholera vaccination campaign to reach over 14 000 people. The campaign is set to start on 26 July 2016 at various sites including communities in Gorom and Giada and special populations such as internally displaced people in Tomping.

    Additionally, WHO and partners are supporting social mobilization and community engagement activities. The media is currently airing cholera prevention messages and a toll-free phone line to report cholera cases has been activated.

    WHO and partners have delivered supplies including tents and cholera kits that provide treatment for 400 people. To improve case detection and treatment of cholera, WHO has also distributed cholera preparedness and response guidelines.

    WHO is appealing to all partners to strengthen preventive and control measures before the disease spreads to other camps and host communities. This outbreak further exacerbates an already weak health system which is also battling malnutrition, measles and malaria.

    “The risk of further spread of diseases is a major concern. With the coming rains, it is realistic to expect an increase in malaria and water-borne diseases. Consequently, we can expect medical needs to increase in an environment where WHO and partners are already working hard to keep up with existing health needs,” says Dr Abdulmumini.

    With 4.4 million people in need of health assistance, funding is urgently needed to respond to the rising needs. The South Sudan Humanitarian Response Plan launched earlier this year requests US$ 110 million, of which US$ 31.3 million has been received (71% funding gap). Of this amount, WHO requires US$ 17.5 million for 2016, of which only US$ 4.3 million has been received. More funding will be required to respond to the additional needs arising from this recent crisis.

    “We have this opportunity to save, improve and protect the health of millions of people before it gets worse,” says Dr Abdulmumini. “WHO is committed to containing the cholera outbreak in South Sudan but, without urgent funding, we cannot implement most of the planned interventions. We need donors and partners to urgently fund our operations.”

    For media inquiries, please contact: Ms Jemila M. Ebrahim
    Communication Officer
    Mobile: +254780959582
    Email: ebrahimj@who.int

    Best regards, WHO Media Team

  • Flow of South Sudanese into Uganda shows no sign of abating
    Source: UN High Commissioner for Refugees
    Country: South Sudan, Uganda

    In the past three weeks there have been more refugee arrivals in Uganda than in the entire first six months of 2016 (33,838); more than 90 per cent of them are women and children.

    This is a summary of what was said by UNHCR spokesperson Adrian Edwards – to whom quoted text may be attributed – at the press briefing, on 26 July 2016, at the Palais des Nations in Geneva.

    By: Adrian Edwards

    Fighting in South Sudan that broke out on 8 July between rival factions loyal to Salva Kiir and Riek Machar has to date forced 37,491 people to flee the country to Uganda. To put this in context: In the past three weeks there have been more refugee arrivals in Uganda than in the entire first six months of 2016 (33,838).

    Yesterday (25 July) an estimated 2,442 refugees were received in Uganda from South Sudan. 1,213 crossed at the Elugu Border Point in Amuru, 247 in Moyo, 57 in Lamwo, and 370 in Oraba. Another 555 were received in Kiryandongo Settlement. The majority of arrivals – more than 90 per cent are women and children. People are coming from South Sudan’s Eastern Equatoria region, as well as Juba and other areas of the country.

    Inside South Sudan the intensity of the violence has subsided since early July, but the security situation remains volatile. The new arrivals in Uganda are reporting ongoing fighting as well as looting by armed militias, burning down of homes, and murders of civilians. Some of the women and children told us they were separated from their husbands or fathers by armed groups, who are reportedly forcibly recruiting men into their ranks and preventing them from crossing the border.

    The situation is extremely worrying. Daily arrivals were averaging around 1,500 ten days ago but have risen to over 4,000 in the past week. Further surges in arrivals are a real possibility.

    The influx is putting serious strain on the capacity of collection points, and transit and reception centres, which are too small for the growing number of arrivals. During the course of the weekend, humanitarian organisations worked to decongest the collection points, as well as installing temporary shelters to increase capacities. UNHCR has deployed additional staff, trucks and buses to assist.

    At its peak, more than 11,000 refugees were staying in Elegu, northern Uganda, in a compound equipped to shelter only 1,000 people. Over the course of the weekend, the centre was significantly decongested, with just 300 people sleeping there last night. Many of the refugees have been moved to the Nyumanzi Transit Centre, where they are receiving hot meals, water, shelter and other life-saving assistance, while others have been taken to expanded reception centres in Pagirinya.

    The management and expansion of reception facilities as well as the opening of a new settlement area remain key priorities. A new settlement area has been identified in Yumbe district that looks set to have the capacity to potentially host up to 100,000 people. Temporary communal shelters are also being constructed to accommodate the continuing arrivals.

    The humanitarian response to the influx of South Sudanese refugees is sorely lacking due to severe underfunding. The inter-agency appeal is only funded at 17 per cent, which is constraining UNHCR and its partners to provide emergency and life-saving activities only and causing limitations to the full breadth of humanitarian assistance that can be offered.

    South Sudan’s conflict, which erupted in December 2013, has produced one of the world’s worst displacement situations with immense suffering. Inside South Sudan, some 1.69 million people are displaced internally, while outside the country there are now 831,582 South Sudanese refugees, mainly in Ethiopia, Sudan, and Uganda.

    For more information on this topic, please contact:

    In Nairobi, Teresa Ongaro, ongaro@unhcr.org, +254 735 337 608
    In Kampala, Charles Yaxley, yaxley@unhcr.org , +256 (0) 776 720 045
    In Juba, Eujin Byun, bjun@unhcr.org, +254 701 751 034
    In Geneva, Nora Sturm sturmn@unhcr.org, +41 79 200 76 18

  • Aid workers say thousands of children at risk as crisis escalates in Idlib and Aleppo
    Source: Save the Children
    Country: Syrian Arab Republic

    Tens of thousands of children in Aleppo risk running out of food, water and healthcare within weeks unless the worsening siege of the city and targeting of hospitals ends immediately.

    Tuesday 26 July 2016
    'The smell of blood and gunpowder fills the air': Aid workers in Aleppo and Idlib say tens of thousands of children are at risk as crisis escalates

    Northwest Syria is on the verge of a humanitarian catastrophe as aid is prevented from reaching people in need and deadly bombing intensifies, Save the Children has warned. Tens of thousands of children in Aleppo are in danger of running out of food, water and healthcare within weeks unless the worsening siege of the city and targeting of hospitals ends immediately. New airstrikes have also devastated the city of Idlib, forcing thousands of families there to flee their homes.

    As the International Syria Support Group (ISSG) meets in Geneva today (Tuesday), Save the Children calls for an immediate ceasefire and unimpeded access for vital humanitarian aid.

    Save the Children partners working in Aleppo say food and fuel are the most urgent needs. Bread, fruit and vegetables are already running out since the last road in and out of the city was cut off, putting an estimated 300,000 people – 60 percent of them women and children – under siege. Almost constant bombing is making the situation even worse. This week an airstrike hit a warehouse of a Save the Children partner, damaging food supplies for 10,000 families that had been put in place before the siege. The price of fuel – desperately needed to keep water pumps and medical services operational – has tripled.

    Hospitals, schools and other vital civilian infrastructure are being attacked indiscriminately, with at least nine medical facilities bombed in the past week in Aleppo and Idlib. The medical laboratory of the interim Idlib Health Directorate, which included the only CT scan in the city, has been badly damaged. Aleppo’s only paediatric hospital has been bombed and closed down, and several ambulances also damaged. Patients in critical condition are prevented from leaving Aleppo for treatment due to the siege, putting their lives at risk. Ongoing airstrikes mean emergency response teams are struggling to rescue children and families trapped under the rubble of buildings.

    One Save the Children partner in Idlib, where there have been more than 100 airstrikes reported in the past few days, said: “The streets are totally empty and the smell of blood and gunpowder fills the air. Thousands of families are fleeing the city into the countryside.”

    An estimated 4,000 families (around 20,000 people) have fled Idlib in the past week. Save the Children and local partners are distributing cash to help them buy food and essential supplies, and running four mobile health clinics in the area to help sick children and mothers.

    Sonia Khush, Save the Children’s Syria Director, said the ISSG must take urgent action: “Civilians in Aleppo have had years of being bombed and now they face being starved as well. Supplies are set to run out within weeks unless aid is allowed in. It is scandalous that over the last six months we have heard continued failed promises to get aid into besieged areas of Syria, whilst what could be the biggest siege yet is unfolding before our eyes. International credibility is on the line. Local doctors and aid workers are working in some of the most difficult and dangerous conditions imaginable, trying to save lives while bombs fall around them. Aid must urgently be allowed in before more children die.”

    The following spokespeople are available:

    Dr Abdulkarim Ekzayez, Health/Nutrition programme manager on the NW Syria response, based in Turkey
    Sonia Khush, Syria Country Director, based in Jordan
    Alun McDonald, regional media manager, based in Jordan
    To arrange an interview, please contact alun.mcdonald@savethechildren.org or +962791799287

  • New report highlights crisis of unaccompanied migrant children in EU
    Source: Government of the United Kingdom
    Country: Afghanistan, Belgium, France, Germany, Greece, Iran (Islamic Republic of), Iraq, Italy, Libya, Sweden, Syrian Arab Republic, Turkey, United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland, World

    It has become increasingly clear that children, many of them unaccompanied, are in the forefront of the crisis. In 2015 88,245 unaccompanied children applied for asylum in the EU; in May 2016 alone, 3,133 lone children arrived in Italy - UK government.

    SUMMARY

    The current refugee crisis is the greatest humanitarian challenge to have faced the European Union since its foundation. Although the outcome of the referendum on 23 June 2016 was that the UK should leave the EU, the UK remains a full member of the EU, with all the responsibilities that entails, until the final withdrawal agreement is ratified. It is vital, both on moral grounds and in order to help maintain good relations with the other 27 Member States, that the UK Government should participate fully in EU action to resolve this humanitarian crisis.

    It has become increasingly clear that children, many of them unaccompanied by a parent, relative or guardian, are in the forefront of the crisis. In 2015 88,245 unaccompanied children applied for asylum in the EU, including 3,045 in the UK. In May 2016 alone, 3,133 unaccompanied migrant children arrived in Italy. Many children do not even reach the EU’s shores: at least 137 children have drowned in the Mediterranean since the start of 2016.

    The implementation of existing EU measures to protect unaccompanied migrant children has been poor, and the European Commission has not renewed its 2010–2014 Action Plan on unaccompanied minors. We are concerned that the EU and its Member States—including the UK—may have lost sight of the plight of unaccompanied migrant children. We have therefore sought to assess the nature and scale of the challenges they face across the EU. We have asked whether existing EU provisions are sufficiently clear and enforceable, and what further measures are needed to address the needs of unaccompanied migrant children.

    We received a wealth of evidence suggesting that a number of underlying, cross-cutting problems affect unaccompanied migrant children. They face a culture of disbelief and suspicion. Authorities try to avoid taking responsibility for their care and protection. Existing EU and national measures are poorly implemented. Unsurprisingly, many children have lost trust in the institutions and measures intended to guarantee their rights, safety and well-being.

    These underlying problems have contributed to deplorable reception conditions, particularly in refugee camps, while prolonged uncertainty about children’s legal status has left them ‘living in limbo’. Such outcomes have in turn exposed vulnerable children to smugglers and human traffickers, and it is conservatively estimated that at least 10,000 unaccompanied migrant children are currently missing in the EU. At the same time, a lack of comparable, reliable data makes evidence-based and tailored policy-making difficult.

    The EU and its Member States, including the UK, must act urgently to address these complex problems. In this report we suggest a number of potential solutions, many of them as cross-cutting as the problems they are intended to address. Integrated child protection systems, focused on the best interests of the child, should be adopted across the EU, ensuring that children are, first and foremost, treated as children, whatever their immigration status. The EU institutions and Member States must improve data collection and sharing, particularly when identifying and registering unaccompanied children, and should work to achieve durable solutions once those children are in care.

  • USAID announces US$127 million in additional humanitarian aid to Southern Africa
    Source: US Agency for International Development
    Country: Botswana, Lesotho, Madagascar, Malawi, Mozambique, Swaziland, United States of America, Zimbabwe

    Triggered by El Niño and consecutive poor rainy seasons, the drought is eroding people's ability to cope and threatening important development gains.

    WASHINGTON, D.C. - The U.S. Agency for International Development announced $127 million in additional humanitarian and recovery assistance to people affected by severe drought in Malawi, Zimbabwe, Mozambique, Madagascar, Lesotho, and Swaziland. With this announcement, the United States has provided nearly $300 million in humanitarian assistance to the region. In addition, the United States has also provided development investments to mitigate the drought's impacts and build resilience in Southern Africa.

    This new humanitarian funding will be provided through UN and NGO partners to help address the needs of those affected by the drought, consistent with the Southern Africa Development Community (SADC)'s regional appeal for $2.4 billion in assistance that President Khama is officially launching in Botswana on July 26.

    In Southern Africa, emergency needs due to the drought continue to increase. Triggered by El Niño and consecutive poor rainy seasons, the drought is eroding people's ability to cope and threatening important development gains. Over 17 million people across Southern Africa are expected to face acute food insecurity. The drought's impacts on food security, nutrition, water access, and treatment for those living with HIV will last well into 2017.

    Mobilizing humanitarian assistance will be critical to save lives and reduce suffering. Our additional contribution will help meet growing needs by providing emergency food assistance, nutrition and health support, access to safe drinking water, and seeds ahead of the upcoming planting season to promote agricultural recovery. The United States also remains committed to supporting country-led efforts to build resilience to climate shocks and stresses in the region.

    Since March 2015, the United States has mobilized an integrated response to El Niño globally that includes: mobilizing close to $1 billion in emergency assistance; activating emergency resources in resilience programs to mitigate impacts; and adjusting development efforts to accelerate recovery.

    The United States commends other donors who have contributed generously to the Southern Africa drought response, and encourages others to join this international effort. Mobilizing a robust and coordinated global response will be critical to protect the region's development gains and ensure early recovery.

  • Internal displacement rises due to El Niño-induced flooding and inter-clan conflict
    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Ethiopia

    IOM reported that 631,508 individuals were displaced due to the impact of El Niño in Afar, Amhara, Dire Dawa, Hareri, Oromia, SNNP and Somali regions between August 2015 and June 2016.

    Key Issues

    • Improved food security in some areas allowed for a reduction in nutrition hotspot classification
    • El Niño-induced flooding and inter-clan conflict has contributed to the rise of internally displaced people (IDP) in Ethiopia, leaving over ten thousand internally displaced households need emergency shelter and NFIs

    Ethiopia is responding to an El Niño-caused drought emergency

    The El Niño global climatic event wreaked havoc on Ethiopia’s 2015 spring and summer rains driving food insecurity, malnutrition and water shortages in affected areas of the country. A well-coordinated response is underway, although the scale of the emergency exceeds resources available. Given the lead times necessary for the procurement of relief items, the Government and its international partners urge immediate and sustained support for this slow onset natural disaster.

    Latest hotspot classification highlights a slight decrease in the number of priority one and increases in priority two woredas

    The national hotspot classification, updated in early July by ENCU, shows a slight decrease in the number of priority woredas from 429 to 420. Based on the new classification, there are now 206 ‘priority one’; 154 ‘priority two’ and 60 ‘priority three’ woredas. Compared to the March 2016 classification, 180 woredas remained as priority one; 37 ‘priority one’ woredas decreased to priority two and 26 priority two woredas are now in priority one category. Only one ‘priority one’ woreda progressed to priority three.

    37 ‘priority one’ woredas moved to ‘priority two, the majority are belg producing where the estimated belg production is considered to be good for the upcoming three months or in mixed woredas. The lack of water related to the drought has improved in these woredas, although access to water after a prolonged drought can lead to an increase in water-borne diseases and malnutrition.

    The 26 woredas that increased from ‘Priority two’ to Priority one’ are predominantly meher producing woredas who have had poor meher season(s) in the past and who are not expected to see significant production until November. These woredas continue to have an issue with access to clean water and in which high morbidity burden is expected due to acute watery diarroea (AWD), Malaria or Measles. These are woredas which have a high acute malnutrition level based on screening and/or a low coverage of SAM treatment.

    El Niño-induced flooding and inter-clan conflict contributing to the rise of internally displaced people (IDPs) in Ethiopia

    IOM reported that 631,508 individuals were displaced due to the impact of El Niño in Afar, Amhara, Dire Dawa, Hareri, Oromia, SNNP and Somali regions between August 2015 and June 2016. The flooding during March to June was the sole cause for the displacement of 298,382 (47.2 per cent) individuals; all of the 345 individuals in Jimma zone during the reporting month were displaced by the El Niño-induced flooding. The remaining displacements of 56,272 individuals were caused by interclan conflict across Guji-Liben and East Harerge-Nogob borders of Oromia and Somali regions. A significant increase in internal displacement (56,617) was registered in June, 2016, compared to 1,283 in June 2015.

    The 54,169 households displaced due to flooding from March to end of June 2016, 44,168 household have since returned to their places of origin. Over ten thousand internally displaced households need emergency shelter and NFIs. As of June 2016, an estimated 637,901 individuals are in protracted displacement situation.

    Meanwhile, the Norwegian Refugee Council (NRC) commenced the transportation of 8,284 ES NFI kits to the Sitti, Faafan and Ngob areas of Somali region and will distribute in the coming weeks. Currently, there are 17,500 ES NFI kits, positioned by the National Disaster Risk Management Commission (NDRMC) in regional warehouses in SNNP, Afar and Oromia regions; the majority will be used for response to expected meher floods. In Afar pockets of population of IDPs have been identified and some ESNFI kits will be distributed.

    For further information please contact: ocha-eth@un.org

  • "We need to urgently regain the momentum on protection and access" - UN humanitarian chief
    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Syrian Arab Republic

    This must include a restoration and consolidation of the cessation of hostilities; all necessary action to ensure safe, sustained, unhindered and unconditional access; and an immediate end to the sieges.

    Mr. President,

    Every time I have briefed this Council, I have described the horrors of a brutal conflict characterized by the complete failure to protect civilians, which has generated gargantuan levels of suffering for most civilians. Truth be told, words are not adequate to depict the grim and gruesome reality for the people of Syria today. We have seen the hopes of ordinary Syrians for an end to their nightmare raised and then dashed time and again as the Government, non-State armed groups, and terrorist groups have relentlessly continued on a military path that has further devastated cities, towns, communities, and families. As the United Nations High Commissioner for Human Rights recently said, “The number of war crimes already committed surpasses our worst nightmares”.

    Fighting and violence have escalated across several parts of the country over the last few weeks resulting in widespread civilian deaths, injury and displacement. Strikes, by all sides, continue to be launched on and from heavily populated areas from air and ground without regard for civilian presence. Attacks on other civilian infrastructure remain an almost daily occurrence in some areas. A recent World Health Organization (WHO) report indicated that healthcare is attacked in Syria more than any other place on earth.

    The undeniable fact is that, today, in many places, civilians in Syria are as much at risk as they have ever been, due to the parties’ continuing blatant disregard for international humanitarian law, whose primary and overarching principle, as advocated by but also supposedly enforced by the Security Council, is under the obligation to protect civilians from the effects of armed conflict.

    Mr. President,

    I am deeply alarmed by the disturbing developments in and around Aleppo city. Hundreds of mortars, missiles and projectiles were launched on both eastern and western Aleppo in past weeks, resulting in scores of deaths and hundreds of injuries. Since 7 July, civilian, humanitarian and commercial movements in and out of eastern Aleppo city have come to a halt. Castello Road, the last remaining access route in and out of the east of the city as I alerted you in my two previous briefings, where an estimated 250,000-275,000 people reside, has now been cut off due to fighting. The United Nations and our partners pre-positioned stocks in sad, but all too real, anticipation of such developments; food in east Aleppo is expected to run out by the middle of next month. While medical supplies are available for a longer period, I am extremely worried about the continuing attacks on medical facilities in eastern Aleppo, such as a hospital in Al-Maadi neighbourhood which has now been hit three times in the last month alone. Indeed, over the last 48 hours, we have received reports – in the process of being verified – of attacks on or near several facilities in Aleppo city and countryside. These attacks have a devastating multiplier effect, not only killing people and destroying facilities, but leaving thousands unable to get even basic care at a time when they need it most.

    I cannot stress enough how critical the situation is for those trapped in eastern Aleppo city. This population is at serious risk of besiegement as the fighting closes in and their access to basic necessities runs out. Our highest priority is to ensure access through both cross-line or cross-border operations under the Security Council’s existing Resolutions so that we can replenish stocks and ensure people’s access to the basic necessities of life. The international community simply cannot let eastern Aleppo city become yet another – and by far the largest - besieged area. This is medieval and shameful. We must not allow this to happen. But, the clock is ticking. I urgently call on the parties, and those with influence, to act now to establish a weekly, 48-hour humanitarian pause for eastern Aleppo city so that the UN and partners have safe, regular and sustained access to the quarter of a million people trapped behind the front lines. This must be a full United Nations call – not just from me as the UN’s humanitarian chief – this has to come from you, the Security Council.

    Mr. President,

    I am equally alarmed by reports of deteriorating humanitarian conditions and urgent medical evacuation needs in Madaya, Foah, Zabadani and Kefraya, where over 62,000 people are and continue to be besieged. Despite approvals granted by the Government of Syria over the last three months for the UN and humanitarian partners to provide assistance to besieged civilians in the Four Towns, the UN and partners have not been able to access the towns because of tension amongst parties to the agreement, heavy aerial bombardment in Idlib, and shelling on Foah and Kefraya.

    We should all remember the disturbing images of starving children in Madaya earlier this year, many of whom have died even after aid was finally allowed in. Let me be clear: we will see such images again unless the parties enable immediate and unconditional humanitarian deliveries to the Four Towns. This is no hollow warning – this is highly likely to occur again unless you enforce access.

    Urgent medical evacuations must also be immediately available where needed. The current tit-for-tat arrangement - which has led to children dying in one of the towns because there is no equally sick child in another location to evacuate at exactly the same time - should be a shameful blot on the conscience of the parties and those who support them. In any event such a callous tit-for-tat arrangement is not in compliance with international humanitarian law – the only measure for humanitarian access and action is to meet needs, not reciprocity. I call on all parties to allow the sick and wounded to exit the Four Towns and all other besieged areas to get the medical care they need to survive and put an end to the tit-for-tat approach. Medical evacuations are not a question of politics or military advantage, but of basic humanity.

    Mr. President,

    I have highlighted Aleppo city and the Four Towns today, but you will find similar conditions in many more places: the tens of thousands trapped and exposed to fighting in Menbij with no humanitarian support or the reports of dozens of civilians killed in strikes in Tokhar in rural Aleppo; the continued bombardment of Douma, Darayya and Khan El-Shieh in Rural Damascus; and relentless ISIL attacks on the besieged parts of Deir ez-Zor city. I am also gravely concerned about the situation at the Berm along the Jordanian border, where the number of people, seeking shelter from the fighting inside Syria, has increased exponentially in recent months. The vast majority of those stranded are children, women, elderly people, as well as those in need of medical care, including hundreds of pregnant women. It is baking hot, totally arid, a no-man’s land of a barely living hell.

    The fact is, Mr. President, that across Syria, around 5.5 million people are in need in hard-to-reach and besieged areas with little physical protection and limited access to basic life-saving assistance. Of that number, some 590,000 people remain totally trapped in besieged areas.

    Let me take a moment to describe what it is actually like to live in these areas. Most of these people are completely desperate for an escape from the constant fighting, shelling and snipers that engulf their lives. Parents have no food for their near starving children. Malnutrition so severe, that children die as a result. No running water or electricity. Prices for the little commodities that reach these areas are dozens of times higher than in neighbouring communities and thus simply not affordable for those already reduced to nothing. They are places with little education, where sexual violence, child recruitment and early marriage are commonplace. Imagine a place where a pregnant woman cannot give birth safely because she cannot receive the necessary pain killers or care that is needed. Places where those fortunate enough to find care all too often die in their beds when their medical facility is hit. And yes, in Syria, unspeakable sexual crimes against children – it’s abhorrent and on our collective watch.

    When you look beyond the numbers, Mr. President, this is the reality that people are facing in these areas day in and day out. It is not the fighters or those at checkpoints who are suffering and dying in such ways. It is the civilian population, the most vulnerable, children, women, disabled and the elderly. These are indisputable facts. And they speak for themselves. Surely none of us, none of you are immune to these horrors that constitute daily life for so many of our fellow human beings who just happen to have been Syrian, in Syria, when their world exploded around and over them over 5 years ago.

    Mr. President,

    The life or death situation in many parts of the country is exactly why we press from every possible angle to get regular and sustained access to all besieged and hard-to-reach areas.

    It is true that some progress has been made this year. Overall, we have now reached over one million people in besieged and hard-to-reach areas, but, please remember, that is out of 5.5 million, just 1 in 6 people in need reached. We have reached each besieged area at least once this year, including 400,000 of the 590,000 people living in besieged areas; including through on-going airdrops to 110,000 people in Deir-ez-Zor city. Significant progress was made on approvals by the Government of Syria for the July inter-agency convoy plan, with 34 out of 35 locations approved for convoys, including, for the first time, all requested besieged areas with the full package of assistance. These breakthroughs - however incremental - are proof that when there is enough political will, it is really possible to reach people in desperate need of life-saving assistance. I thank those with influence on the parties for bringing their weight to bear on the issue, especially recent initiatives by the United States and the Russian Federation, not least the Russian Federation’s Ambassador and his team in Damascus.

    At the same time, we have to recognize the enormous access challenges still in front of us. The escalation of fighting and insecurity continues to further constrain access. Beyond Aleppo and the Four Towns, we have seen this very clearly in July, as even with Government of Syria approvals, we have been unable to reach many other locations, such as Darayya and Douma, due to bombing and shelling and fighting along key access roads. UN and partners cross-border operations from Turkey and Jordan have also been affected by insecurity along border areas and key access routes, affecting our ability to reach tens of thousands of people.

    Arbitrary restrictions and obstructions continue to limit or obstruct where we deliver aid, to whom and how often. Notwithstanding the high level of approvals for the July inter-agency convoy plan, the Syrian authorities only authorized us to deliver to 75% of the UN’s estimated population in these areas. The team on the ground continue to press for the delivery of aid based on independent UN needs assessments, as called for by this Council in its resolutions.

    Even when approvals are granted and the large amount of paperwork is completed, permits given by the Government centrally do not always translate down to their security forces. In particular, despite repeated calls for the free passage of all medicines and surgical equipment in aid convoys, from this Council and others, medical and surgical items continue to be excluded or removed from midwifery kits, paediatric kits, and diarrhoeal disease sets, depriving thousands of people each month. This deliberate denial of essential medicine and surgical equipment undermines the very basis of humanitarian action.

    Meanwhile, some non-State armed groups have also attacked, threatened and refused to cooperate with humanitarian workers. And sustained UN access to areas under the control of ISIL – such as parts of Raqqa and Deir ez-Zor governorates - remains extremely limited.

    Mr. President,

    Throughout Syria, UN agencies and NGO partners continue their tireless efforts to meet the urgent humanitarian needs of the Syrian population often at great personal risk. We saw this first hand on 29 June, when during a convoy to Arbeen and Zamalka, one of the drivers of a supply truck was shot in the chest and another round struck an armoured vehicle. I would like to recognise the bravery of those who risk their lives every time they cross conflict lines, borders, or enter active conflict areas to provide much needed life-saving assistance to those in need and to remind those who sometimes carp that gaining the Government of Syria’s permission is the only way to mitigate these live and present mortal dangers to our brave UN colleagues and their partners, many of them local Syrians.

    Collectively, through these efforts, we are reaching millions of people per month through regular programming, cross-border and cross-line activities, as well as air operations. It is vital that all humanitarian organizations, personnel and other assets– no matter where they are based, where they are operating, or how they deliver assistance in Syria – are provided all necessary protection by all parties to the conflict, as afforded under international humanitarian law.

    Mr. President,

    Let me be frank: we need to urgently regain the momentum on protection and access. The momentum created in the first half of the year, and since the creation of the ISSG Humanitarian Task Force, must be the platform for a step change in the protection and access situation for civilians into the second half of the year. This must include:

    • A restoration and consolidation of the cessation of hostilities; an end to indiscriminate attacks that recklessly kill and injure civilians. It is well within the power of all parties – and those who back them – to minimize civilian casualties and avoid further crimes and atrocities. They must do so. Civilians and civilian infrastructure are not pawns to be sacrificed, but are specially protected under international law.
    • All necessary action from the parties and their supporters to ensure safe, sustained, unhindered and unconditional access. This must include humanitarian truces and pauses in the fighting so that we can reach those civilians trapped behind the front lines and they can reach life-saving services not available in their areas. Better still, of course, is for all the fighting to stop.
    • An immediate end to the sieges which still collectively punish hundreds of thousands of civilians mercilessly. Anything less than the full lifting of the sieges will never be enough and we cannot pretend otherwise.

    Mr. President,

    I will close by repeating what I and my colleagues have said many times: this crisis must end with a political solution, not a military victory. But, make no mistake as to the current humanitarian trajectory: despite some sentiment and even rhetoric within the international community, the available protection space is shrinking; humanitarian conditions are worsening, and the level of despair is rising. These cannot, must not become accepted trends to which the international community seemingly resigns itself as the search for a political solution continues. The international community has shown unity of purpose before and must show it again, before it’s too late and we face the prospect of losing another generation of Syrians to conflict and misery.

    Thank you.

PostHeaderIcon Assemblée générale du D.I.CA.F

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Mis à jour (Samedi, 04 Février 2012 08:18)

 

PostHeaderIcon Présentation du DICAF

But: INTERVENTIONS contre les catastrophes & les FORMATIONS s'y rapportant

1° Interventions contre les catastrophes.

Apport d'aide d'urgence par des équipes d'intervention professionnelles hautement qualifiées et dotées de matériels de sauvetage appropriés aux problèmes rencontrés :

Tremblement de terre, glissement de terrain, explosion, effondrement d'immeuble, tempête, ouragan, typhon, inondations, accident technologique, catastrophe sociologique ; tous lieux où il doit être procédé à la recherche, la localisation, la médicalisation et le sauvetage de personnes ou d'animaux.

Mis à jour (Mardi, 01 Novembre 2011 16:47)

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