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  • Manuel Valls à BFMTV : "l’économie française crée de nouveau des emplois"
    25 août 2016 - Actualité

    Manuel Valls à BFMTV : "l’économie française crée de nouveau des emplois"

    Manuel Valls, était l’invité de BFMTV, ce 25 août 2016. Il s’est réjoui de la baisse du chômage et de la performance de l’économie française. Pour le chef du Gouvernement, il faut consolider et accentuer les mesures de soutien à la compétitivité des entreprises et aux dispositifs de retour à l’emploi. À ce titre, il a confirmé une baisse de l’impôt sur les sociétés pour les petites entreprises, et réaffirmé les prévisions de croissance à 1,5 % pour 2016 et 2017. L’impôt sur le revenu sera aussi abaissé pour valoriser le pouvoir d’achat des Français.
     
    Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur la baisse des chiffres du chômage, le Premier ministre s’est félicité de l’installation de la baisse tendancielle du chômage qui a permis depuis le début de l’année à 72 000 personnes de trouver un emploi. Une sortie du chômage qui  touche autant les jeunes, les seniors que les chômeurs de longue durée : "ce sont toutes les catégories qui aujourd’hui sont concernées", s’est réjoui Manuel Valls. La montée en charge sur la formation produit ses effets et va conduire d’ici à la rentrée, vers les 500 000 formations pour les demandeurs d’emplois, notamment les moins qualifiés.
     
    Manuel Valls à BFMTV : "l’économie française crée de nouveau des emplois"

    Pour le Premier ministre cette embellie sur le front du chômage indique que "les entreprises créent de l’emploi et c’est ça le plus important. […] 40 0000 emplois au cours de ces derniers mois".  "Ça va dans le bon sens, et ça veut dire qu’il faut continuer l’effort de soutien à la compétitivité de nos entreprises", notamment la baisse des charges à travers le CICE et le Pacte de responsabilité.
     
    Dans la même logique de soutien de l’activité des entreprises, Manuel Valls a confirmé une baisse de l’impôt sur les sociétés, pour les petites entreprises à 28 % contre 33 % actuellement. Une baisse qui devrait concerner "une partie" des bénéfices des petites entreprises dont la taille reste encore à préciser. "Dans quelques jours, les ministres des Finances et du Budget auront l’occasion de le détailler", a annoncé le Premier ministre. Manuel Valls a ajouté que la baisse concernant les grandes entreprises, se fera en 2020. Le Premier ministre a également confirmé l’objectif de 1,5 % de croissance pour 2016 et 2017 : "une croissance de 1,5 %, c’est celle qui permet de faire baisser le chômage, de créer de l’emploi."
     
    La baisse des impôts concerne aussi les impôts sur le revenu : "nous devons restituer du pouvoir d’achat aux Français en baissant l’impôt sur le revenu, " a déclaré le Premier ministre, qui a précisé : "nous avons fait baisser depuis que je suis Premier ministre l’impôt sur le revenu, 12 millions de personnes des classes moyennes et des couches populaires ont vu leur impôt baisser. Dans mon discours de politique générale, j’avais dit que nous baisserions de 5 milliards l’impôt sur le revenu, nous y sommes et nous allons poursuivre cette baisse de l’impôt sur le revenu."
     
    "Il y a des résultats, ces résultats vont dans le bon sens, l’économie française est plus performante. Il faut continuer les réformes, le soutien aux entreprises et le soutien bien sûr à tous les dispositifs aux chômeurs, dont la formation est un élément tout à fait essentiel", a déclaré le Premier ministre.
  • Manuel Valls aux élèves réservistes de la gendarmerie : "Vous êtes un exemple à suivre"
    Photo de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve échangeant avec des élèves réservistes à l'école de gendarmerie de Montluçon le 11 août 2016.
    11 août 2016 - Actualité

    Manuel Valls aux élèves réservistes de la gendarmerie : "Vous êtes un exemple à suivre"

    Le Premier ministre s’est rendu, le 11 août 2016, avec Bernard Cazeneuve, à l’école de gendarmerie de Montluçon où sont formés les réservistes de la gendarmerie nationale. Il a salué l’engagement citoyen des femmes et des hommes qui ont choisi de servir dans la réserve opérationnelle et de porter haut leurs valeurs de loyauté, de respect de la hiérarchie, de rigueur et de bravoure.
     
    De nombreux Françaises et Français ont exprimé leur envie d’aider et de s’engager pour faire face à la menace terroriste sur le sol français. "Chaque contribution est utile. Il peut s’agir d’apprendre des gestes qui sauvent, de devenir volontaire chez les sapeurs-pompiers, de s’investir dans les associations de sécurité civile, de faire un service civique : autant de manières de se consacrer à l’intérêt général. Il peut s’agir, enfin, bien sûr, de rejoindre la réserve opérationnelle", a rappelé Premier ministre.
     
    Après l’attentat commis à Nice, le chef de l’État et le Gouvernement avaient lancé un appel aux Français-es pour rejoindre les rangs de la réserve opérationnelle. "Depuis le 16 juillet, 2 500 concitoyens ont fait savoir leur volonté de servir dans la réserve de la gendarmerie ; près de 1 000 seront entrés en formation PMG (préparation militaire gendarmerie) d’ici au 31 août", s’est félicité le Premier ministre.

    #ReserveOperationnelle de @Gendarmerie portée à 12 500 femmes et hommes. 4 700 contrats signés ds @PoliceNationale pic.twitter.com/Yy4NZSyirk

    — Ministère Intérieur (@Place_Beauvau) August 11, 2016

     
    Derrière ces chiffres, il y a des milliers de personnes motivées, déterminées, courageuses qui viendront grossir les rangs de nos forces de sécurité intérieure et de nos armées.
    Manuel Valls
    11 août 2016

    Mobiliser les forces vives de la Nation

    L’augmentation annoncée par le Gouvernement du nombre de réservistes, directement issus de la société civile, participe directement à la stratégie de lutte contre le terrorisme pour venir en soutien aux "forces de sécurité, déjà durement mises à l’épreuve, [et qui] ne peuvent pas être partout  à la fois." "Notre vigilance à tous doit être constante, ne jamais se relâcher", a déclaré Manuel Valls.
     
    Dès le lendemain de l’attentat du 14 juillet, la gendarmerie a renforcé son déploiement en mobilisant quelque 9 000 réservistes. En tout, 12 500 réservistes de la gendarmerie sont déployés sur tout le territoire national, avec l’objectif d’atteindre progressivement 4 000 personnes quotidiennement sur le terrain.  Depuis le 20 juillet 2016, 144 gendarmes de la réserve opérationnelle ont déjà été déployés en zone de police nationale, permettant un maillage complet du territoire.
     
    La police nationale a enregistré, quant à elle, plus de 4 570 contrats signés par d'anciens policiers réservistes volontaires. Plus de 1 000 d’entre eux sont déjà déployés dans des missions d’expertise et de soutien, utiles aux forces de l’ordre.
     
    Comme l’indique le ministère de l’Intérieur, la réserve opérationnelle est composée de volontaires français issus de la société civile avec ou sans expérience militaire et d’anciens militaires d'active. Ces hommes et ces femmes, âgés d'au moins 17 ans, souscrivent un contrat d'une durée de 1 à 5 ans. Ils reçoivent une formation et un entraînement spécifiques afin d'apporter un renfort temporaire de quelques dizaines de jours par an aux forces armées et formations rattachées. Les stagiaires réservistes rencontrés par Manuel Valls et Bernard Cazeneuve à Montluçon seront immédiatement déployés sur le terrain à l’issue d’une préparation dense et rigoureuse de quatre semaines. Ils évolueront dans leurs départements de résidence, et pourront être mobilisés sur des missions dynamiques, notamment en zone d’affluence touristique. "Votre quotidien sera dans ce cas la surveillance des grands rassemblements, des événements festifs."
     
    La police, la gendarmerie, les armées sont mobilisées comme jamais, et je veux saluer leur très grand professionnalisme, malgré des conditions de travail particulièrement difficiles et éprouvantes. Face à la menace terroriste, nous avons besoin d’eux. Nous avons besoin aussi – vous tous ici le savez – de toutes nos forces vives.
    Manuel Valls
    11 août 2016

    #RéserveOpérationnelle Vous avez entre 17 et 40 ans❓Rejoignez-nous en devenant #Réserviste ➡️https://t.co/UuY7JuPPvO pic.twitter.com/Zt7wkFT088

    — GendarmerieNationale (@Gendarmerie) August 11, 2016

     Création d’une garde nationale

    "Cette faculté de déployer la réserve opérationnelle sur tout le territoire ouvre la voie à la création d’une Garde nationale, annoncée par le président de la République", a rappelé le Premier ministre, précisant que cette Garde nationale "sera une force territoriale bâtie à partir des réserves militaires et de sécurité des ministères de la Défense et de l’Intérieur."
     
    Actuellement, la Défense compte une réserve opérationnelle de 28 000 femmes et hommes. Elle sera portée à 40 000 d’ici 2019. La gendarmerie dispose quant à elle d’une ressource de 25 000 réservistes, qui sera également portée à 40 000. Les critères de limite d’âge seront assouplis ; celle-ci passera de 30 à 40 ans pour la réserve opérationnelle de la gendarmerie. "En intégrant les réserves de la police nationale, le ministère de l’Intérieur s’est fixé l’objectif d’atteindre 44 000 réservistes dès 2017", a détaillé le Premier ministre.
     

    Une force immédiatement opérationnelle

    La Garde nationale devra être immédiatement opérationnelle, réactive et souple d'emploi. Elle constituera une capacité supplémentaire pour renforcer le dispositif de sécurité et de défense assuré par les unités d'active. Elle remplira des missions quasi-identiques à celles assurées par ces unités, à l’exception – comme aujourd’hui pour les réserves – du maintien de l'ordre et de la police judiciaire.
    Aujourd’hui, à travers moi, c’est toute la Nation qui vous exprime sa reconnaissance. Je mesure, nous mesurons pleinement la valeur de votre dévouement et de votre détermination.
    Manuel Valls
    11 août 2016
     
    Manuel Valls est accueilli à l'école de gendarmerie de Montluçon, accompagné de Bernard Cazeneuve
    Manuel Valls est accueilli à l'école de gendarmerie de Montluçon, accompagné de Bernard Cazeneuve - © Cyrus Cornut/Matignon
    Manuel Valls assiste à l'entraînement quotidien des futurs réservistes de la gendarmerie
    Manuel Valls assiste à l'entraînement quotidien des futurs réservistes de la gendarmerie - © Cyrus Cornut/Matignon
    900 officiers, gradés et civils, pour la plupart réservistes eux aussi, sont mobilisés tout l’été pour former les 3205 stagiaires attendus un peu partout en France
    900 officiers, gradés et civils, pour la plupart réservistes eux aussi, sont mobilisés tout l’été pour former les 3205 stagiaires attendus un peu partout en France - © Cyrus Cornut/Matignon
    Ces jeunes réservistes seront immédiatement déployés sur le terrain, dans leur département de résidence, à l’issue de leur formation
    Ces jeunes réservistes seront immédiatement déployés sur le terrain, dans leur département de résidence, à l’issue de leur formation - © Cyrus Cornut/Matignon
    "Depuis le 16 juillet, 2 500 concitoyens ont fait savoir leur volonté de servir dans la réserve de la gendarmerie ; près de 1 000 seront entrés en formation PMG (préparation militaire gendarmerie) d’ici au 31 août", s’est félicité le Premier ministre
    "Depuis le 16 juillet, 2 500 concitoyens ont fait savoir leur volonté de servir dans la réserve de la gendarmerie ; près de 1 000 seront entrés en formation PMG (préparation militaire gendarmerie) d’ici au 31 août", s’est félicité le Premier ministre - © Cyrus Cornut/Matignon
    Manuel Valls et Bernard Cazeneuve s'entretiennent avec les réservistes
    Manuel Valls et Bernard Cazeneuve s'entretiennent avec les réservistes - © Cyrus Cornut/Matignon
    Lors de son discours, Manuel Valls a tenu à saluer l’engagement des jeunes réservistes, qui constituent selon lui, « un exemple à suivre »
    Lors de son discours, Manuel Valls a tenu à saluer l’engagement des jeunes réservistes, qui constituent selon lui, « un exemple à suivre » - © Cyrus Cornut/Matignon
    Le Premier ministre s'est rendu, jeudi 11 août 2016, avec le ministre de l'Intérieur, à la gendarmerie de Montluçon (Allier) pour rencontrer des élèves réservistes de la gendarmerie nationale. Il a particulièrement tenu à saluer l'engagement citoyen de ces femmes et de ces hommes qui vont contribuer à protéger les Français face à la menace terroriste.
  • Tunnel Lyon-Turin : "Ce projet est un projet d’envergure. Il montre combien l’Italie et la France sont des partenaires solides"
    Inauguration tunnelier federica
    22 juillet 2016

    Tunnel Lyon-Turin : "Ce projet est un projet d’envergure. Il montre combien l’Italie et la France sont des partenaires solides"

    Manuel Valls a inauguré, le 21 juillet 2016, le tunnelier Federica, chargé de creuser une galerie souterraine de 9 kilomètres dans le cadre de la réalisation du nouveau tunnel ferroviaire international entre Lyon et Turin. L’occasion pour le Premier ministre de rappeler l’importance de la relation franco-italienne, pays au cœur de la construction européenne, aujourd’hui mise à mal.
     
    "Ce n’est pas la première fois que j’inaugure ou que je visite un tunnelier. Celui-ci, même s’il est particulièrement impressionnant – 135 mètres, 2 400 tonnes – et même s’il est né en France, au Creusot, répond au doux nom de Federica. Et finalement, ce nom, par sa consonance italienne, dit bien la mission, le projet qui est le sien, rapprocher plus encore la France et l’Italie", a déclaré Manuel Valls.

    "C’est donc aujourd’hui une étape importante", a-t-il expliqué, rappelant que cette construction sera un projet de longue haleine puisque la mise en service devrait avoir lieu dans 12 ans. "Mais quel projet ! Car, si j’ose dire, au bout du tunnel, il y aura les vallées du Piémont."

    "J’ai vu combien ces entreprises, ces salariés avaient à cœur de mener cette grande aventure – car il faut toujours de grandes aventures –, franchir la barrière des Alpes", a poursuivi le Premier ministre en saluant le travail et l’implication des acteurs engagés dans ce projet, notamment la société Tunnel Euralpin Lyon-Turin (TELT), chargée de la construction et de la gestion de ce nouveau tunnel, les entreprises prestataires, ainsi que les élus qui en ont permis la réalisation.

    "À l’origine de cette aventure, il y a la volonté de deux hommes d’État. C’est en effet à quelques dizaines de kilomètres d’ici qu’en juillet 1990, François Mitterrand et Francesco Cossiga ont eu cette idée ambitieuse : creuser à travers les montagnes une nouvelle traversée ferroviaire pour les voyageurs et le fret", a rappelé Manuel Valls.

    "Nous concrétisons donc cette ambition, engager les travaux d’une ligne à grande vitesse entre ces deux grandes villes, ces deux grands pôles économiques que sont Lyon et Turin."

    Un accord historique entre la France et l’Italie


    Manuel Valls a également rappelé que le  sommet franco-italien de février 2015 a permis de conclure un accord historique, complété par le protocole additionnel acté lors du sommet de Venise en mars dernier, en présence du président de la République, François Hollande, et du président du Conseil italien, Matteo Renzi.

    "Cet accord est historique par son objet. Historique aussi par son contenu." En effet, il comporte le premier texte binational pour lutter contre les fraudes aux marchés publics. Le projet de loi de ratification de cet accord sera soumis au Parlement français dès la rentrée prochaine. "Ce projet est un projet d’envergure. Il montre combien l’Italie et la France sont des partenaires solides, combien ils peuvent avancer, construire ensemble, être à l’initiative."

    Travailler main dans la main à la refondation de l’Europe

    "Nos deux pays, la France et l’Italie, pays fondateurs de l’Union européenne, ont une très grande responsabilité", a rappelé Manuel Valls. "Alors que le projet européen est en crise, amplifiée par l’onde de choc du "Brexit", nous devons travailler main dans la main à sa refondation pour que l’Europe parle à nouveau au cœur des Européens, qu’ils voient en elle une Europe non pas impuissante ou tatillonne, mais une Europe qui agit pour leur protection, pour la croissance économique, pour l’emploi, une Europe du concret, une Europe par la preuve."

    "À sa manière, ce tunnel Lyon-Turin nous parle d’Europe", a affirmé Manuel Valls, soulignant que l’Union européenne financera 40% du coût total du projet. La France contribuera à hauteur de 2,2 milliards d’euros, soit 25% du coût total. "Ce financement devra être sécurisé sur la durée de réalisation du projet, ne pas peser exclusivement sur le budget de l’État et concrétiser notre ambition de report modal." Le projet bénéficiera ainsi des financements d’un fonds dédié et pérenne, le Fonds de développement d’une politique intermodale des transports dans le massif alpin. Il sera alimenté par les résultats des tunnels routiers du Mont-Blanc et du Fréjus et il pourra également se voir affecter de nouvelles recettes telles que l’Eurovignette. Cette dernière fait actuellement l’objet d’une instruction juridique, en lien avec les services de la Commission européenne et du gouvernement italien.  

    "Enfin ce montant de 2,2 milliards d’euros, soit environ 200 millions d’euros chaque année pendant la durée du chantier, doit être mis en perspective. Afin d’avoir une vision précise du coût réel, réduction faite des retombées positives liées au chantier, j’ai demandé que soit établie une comptabilité analytique", a annoncé Manuel Valls.  "Les experts de Bercy seront mobilisés pour cela aux côtés de TELT et nous souhaitons tous, à travers ces dispositifs, que ce projet, dans tous les domaines, soit exemplaire."

    Un investissement pour l’avenir

    "Oui, il s’agit d’un coût important mais c’est surtout un investissement pour l’avenir et je crois que l’Europe a besoin de ces investissements d’avenir", a déclaré le Premier ministre. Des investissements dans le domaine de la transition écologique, du numérique, dans le domaine des infrastructures. "La construction de ce tunnel ferroviaire, comme tous ces investissements, aura donc de nombreuses retombées économiques et d’abord à l’échelle locale."

    Le creusement de la galerie de Saint-Martin-de-la-Porte a d’ores et déjà permis la création de 450 emplois, principalement des personnes de la région. La démarche "Grand Chantier", dotée d’une enveloppe de 32 millions d’euros, doit en outre garantir le développement économique local.

    "Les retombées économiques, c’est aussi le développement des échanges entre la France et l’Italie, des échanges déjà importants", a expliqué Manuel Valls, rappelant que l’Italie est le deuxième partenaire économique de la France avec 70 milliards d’euros d’échanges commerciaux chaque année. "Le symbole de ces liens économiques étroits, c’est le groupement d’entreprises qui s’est vu attribuer la réalisation de cette galerie", a-t-il précisé. Trois entreprises ont ainsi été choisies du côté italien, et autant du côté français.

    "Et en disant cela, je n’oublie pas, bien sûr, les travaux menés côté italien avec le creusement en cours de la galerie de reconnaissance de la Maddalena Chiomonte, même si j’ai, comme vous, vous l’avez bien compris, un faible pour Federica." "Ce projet, c’est un projet d’envergure qui a pour objectif de moderniser, de bouleverser les schémas classiques, le rapport à l’espace. Il était impossible de développer le chemin de fer du XXIe siècle avec des infrastructures datant du XIXe siècle, même si nous apprécions plus que jamais la performance qui a été celle de nos aïeux.". Tel est le cas du tunnel historique du Mont-Cenis, parcours d'altitude au tracé sinueux qui génère des surcoûts importants et des temps de parcours peu attractifs face à la route ou à l'avion. Il était donc nécessaire de donner une nouvelle impulsion au fret ferroviaire qui dispose d'un important potentiel de développement à condition de disposer d'infrastructures modernes comme la Suisse en fournit l'exemple.

    "Le fret ferroviaire est pourtant promis à un bel avenir", a déclaré Manuel Valls, évoquant l’arrivée à Lyon en avril 2016 d’un train de fret en provenance de Chine après avoir parcouru 11 000 kilomètres, en à peine 15 jours, contre 50 jours en bateau. Ce nouveau tunnel permettra des convois le long de la nouvelle route de la Soie et l’autoroute ferroviaire alpine qui transporte déjà 30 000 poids lourds par an sera pérennisée et étendue.

    "Bouleverser les schémas classiques, c’est aussi désengorger la région lyonnaise et désenclaver la péninsule italienne", a-t-il poursuivi. En effet, du côté français, les vallées de l’Arve et de la Maurienne voient transiter un important trafic de poids lourds qui s’étend jusqu’au corridor littoral, totalement saturé.

    "Le Gouvernement prendra prochainement des initiatives sur la question des accès au tunnel, en lien avec l’amélioration des accès ferroviaires à Annecy, Chambéry et Grenoble", a annoncé  le Premier ministre. "Le tunnel ferroviaire Lyon-Turin viendra s’ajouter aux trois autres tunnels de base : le Lötschberg en service depuis 2007 ; le Gothard, frère jumeau du Lyon-Turin, inauguré le 1er juin en présence de François Hollande ; et le Brenner dont les travaux sont en cours."

    Préserver notre environnement


    "Bouleverser les schémas classiques, c’est enfin prendre de grandes décisions pour la préservation de notre environnement." Ce projet permettra ainsi d’agir pour le report modal de la route vers le rail afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ce projet contribuera ainsi à atteindre les engagements concernant le réchauffement climatique, pris lors de la COP21 à Paris fin 2015.

    "Vous voyez, toutes les conditions sont réunies pour que Federica commence son patient ouvrage, un ouvrage qui vaudra pour les générations à venir qui, dans 20, 30, 40 ans, profiteront de ce que nous entamons aujourd’hui", a affirmé Manuel Valls. "Bâtir, faire des projets pour demain, continuer de renforcer nos nations, voilà la mission qui est la nôtre, chacun dans nos responsabilités ou dans nos métiers."

    "Nous avons bien sûr en tête (…) l’attaque terroriste de jeudi dernier. Ce soir, cela fera une semaine. L’émotion est là alors que des blessés luttent encore pour la vie", a rappelé le Premier ministre, soulignant la détermination de la France et de l’Europe à lutter contre le terrorisme qui frappe aujourd’hui le monde et notamment la France.

    "La France vit", a-t-il affirmé en se référant à une phrase du général de Gaulle. "C’est finalement le beau message de cette inauguration en votre compagnie."
  • "L’unité fait partie intégrante de la stratégie de lutte" contre le terrorisme
    Manuel Valls à la tribune de l’Assemblée nationale, le 19 juillet 2016
    20 juillet 2016 - Actualité

    "L’unité fait partie intégrante de la stratégie de lutte" contre le terrorisme

    Manuel Valls s'est exprimé à la tribune de l’Assemblée nationale, le 19 juillet 2016, en ouverture des débats sur le projet de loi de prorogation de l’état d’urgence. Face à la menace terroriste, le Premier ministre a appelé à vivre avec la menace mais à la combattre dans l’unité.
     
    Après "le carnage commis à Nice", le Premier ministre a appelé, devant la représentation nationale, à ne pas céder aux renoncements et à agir efficacement et avec résolution contre le terrorisme, dans le cadre "des principes de notre État de droit". "Nous devons plus que jamais faire bloc et continuer de prendre toutes les mesures qui s’imposent, pour faire face à l’attente immense de nos compatriotes […] partout dans le territoire", a-t-il déclaré. "Le drame de Nice rappelle que l’ensemble du territoire est visé."

    "L’état d’urgence est une réponse puissante contre le terrorisme"

    Mis en place à la suite des attentats du 13 novembre 2015, l’état d’urgence est prorogé pour la quatrième fois, "pour une durée de trois mois et pour le même périmètre géographique : territoire métropolitain et départements d’outre-mer", pour faire face à la menace terroriste dont "les modes d’action, les cibles, les processus, les parcours de radicalisation sont de natures diverses, et en perpétuelle évolution", a expliqué Manuel Valls.
     
    Face "au mode opératoire, inédit dans notre pays", de l’attentat commis à Nice, il devient "impératif " de renforcer nos dispositifs de contrôle et d’enquête. Le projet de loi propose ainsi d'autoriser à nouveau le recours aux perquisitions administratives et d’accroître leur utilité et leur efficacité, avec : 
     
    • la possibilité de saisir et d’exploiter les données contenues dans tout système informatique ou équipement de communication présent sur le lieu de la perquisition, dans le respect des garanties exigées par le Conseil constitutionnel ;
    • si une perquisition permet de révéler l’existence d’un autre lieu fréquenté par la personne visée, un droit de suite permettra par ailleurs de réaliser immédiatement une perquisition, incidente, dans cet autre lieu, sans que cet autre lieu soit mentionné dans la décision de perquisition.
    "L’état d’urgence est une réponse puissante contre le terrorisme", car il permet de "déstabiliser les individus et les filières directement impliqués dans la mouvance djihadiste. Il permet, aussi, de s’attaquer plus frontalement aux réseaux criminels qui alimentent le terrorisme." Il a démontré son utilité opérationnelle depuis le 14 novembre 2015. 3 594 perquisitions administratives ont permis l’ouverture de quelque 600 procédures judiciaires avec la saisie de 756 armes, dont 475 armes de guerre. Quelque 950 personnes font l’objet d’investigations de la part de la juridiction antiterroriste, et 77 personnes potentiellement dangereuses ont été assignées à résidence. Plus largement, comme l’a rappelé le Premier ministre, 16 attentats ont été déjoués depuis 2012.

    Une stratégie globale contre le terrorisme

    Manuel Valls a rappelé, qu’au-delà de l’état d’urgence, la France est pleinement mobilisée dans la lutte contre le terrorisme tant au plan législatif, avec le vote de cinq lois depuis 2012 "visant à renforcer les moyens légaux au profit des magistrats, enquêteurs et personnels des services de renseignement", qu’au plan de l’augmentation des moyens matériels, technologiques et des effectifs de sécurité avec, depuis quatre ans, la mise en œuvre d’un "plan pluriannuel de modernisation de 233 million d’euros", a-t-il précisé. Il a rappelé l’activation des réserves opérationnelles de premier niveau, soit quelque 15 500 volontaires des forces de gendarmerie et de police dès les mois d'été.

    Détecter la radicalisation

    Repérer les cibles radicalisées, mesurer leur dangerosité, comprendre la manière dont les filières s’organisent sont autant de préalables pour empêcher de potentiels actes terroristes. L’État a mis en place un plan d’action pour lutter contre la radicalisation et le terrorisme. Une grille d’analyse commune a été élaborée pour identifier ce qu'est un "signalement dangereux". Elle est désormais partagée par les écoutants de la plateforme, par les services de renseignement, par les cellules départementales de suivi. Un numéro vert national, activé en 2014, a permis le recueil et le traitement des signalements. Ce plan comprend également un volet sur la prise en charge adaptée des personnes sur le point de basculer.
     
    Depuis 2012, "80 arrêtés d’expulsion ont été pris à l’encontre d’individus affiliés à l’islamisme radical. 10 mosquées ou salles de prière ont été fermées. Plusieurs binationaux condamnés pour des faits de terrorisme ont été déchus de la nationalité française", a rappelé le Premier ministre.
     

    Une lutte sur la scène internationale

    La France est également pleinement engagée militairement sur les théâtres d’opérations extérieurs pour combattre les "groupes djihadistes dans leurs sanctuaires", au Mali depuis 2013, en Irak depuis 2014 et en Syrie depuis septembre 2015. Des opérations qui seront intensifiées, ont annoncé le président de la République et le ministre de la Défense.
     
    Au sein de l’Union européenne, le Premier ministre a rappelé les mesures mises en place :
     
    • les contrôles systématiques à l’entrée de l’espace Schengen, depuis le 13 novembre 2015, y compris pour les ressortissants européens, et la création d’un corps de gardes-frontières européens. Depuis la mise en place de la mesure, 48 millions de personnes ont été contrôlées aux frontières terrestres, aériennes et maritimes. Quelque 28 000 personnes ont été empêchées d’entrer en France ;
    • l’adoption définitive du PNR européen ;
    • le renforcement des échanges d’informations au plan européen, avec une alimentation systématique des fichiers ;
    • le durcissement des mesures relatives aux armes, par une révision de la directive de 1991 et un plan de lutte contre le trafic d’armes à feu, notamment en provenance des pays de l’Est, principale source de provenance des armes utilisées par les terroristes.
    Nous devons être unis, rassemblés, concentrés sur l’objectif, car nous devons être forts face à la menace.
    Manuel Valls
    Le 19 juillet 2016, à l'Assemblée nationale
  • "La capacité de notre pays à s’appuyer sur la recherche pour innover, inventer de nouvelles solutions, sera essentielle" #MT180
    12 juillet 2016

    "La capacité de notre pays à s’appuyer sur la recherche pour innover, inventer de nouvelles solutions, sera essentielle" #MT180

    Manuel Valls a accueilli, le 11 juillet 2016 à l’hôtel Matignon, les lauréats 2016 de "Ma thèse en 180 secondes". L’occasion pour le Premier ministre de rappeler l’importance de la recherche en France, et les moyens mis en œuvre par le Gouvernement dans l’enseignement supérieur pour développer davantage ce secteur.
     
    "Nous avons tous à apprendre de vous ; des leçons à tirer de cet exercice", a déclaré Manuel Valls.  "J’en retiens trois. Je les présenterai en trois minutes. J’ai compris le principe !", a-t-il poursuivi, se pliant ainsi à l’exercice des doctorants.
     
    Réception des lauréats #MT180 : discours de Manuel Valls


    "La première leçon, c’est qu’il ne suffit pas de faire. Il faut aussi savoir expliquer, faire preuve de pédagogie, convaincre. J’en sais quelque chose", a expliqué le Premier ministre, soulignant que les doctorants présents avaient le souci que leurs travaux soient riches et intéressants, mais également accessibles à tous. "C’est une des clés du succès."

    "La deuxième leçon – elle est liée –, c’est l’importance de prendre du recul par rapport à des sujets qui sont parfois un peu techniques, pour garder une vision d’ensemble", a précisé Manuel Valls.

    "Enfin, vous qui avez participé à ce concours, vous ne travaillez pas seuls dans votre coin, mais au sein d’une communauté de chercheurs." Manuel Valls a rappelé l’importance du travail en équipe afin de faire émerger des idées et avancer ensemble. Le travail collectif permet effectivement le décloisonnement. "Et je suis convaincu que le savoir, les progrès, les méthodes de la science doivent irriguer l’ensemble de la société, les entreprises, l’administration, la réflexion publique."

    "Dans un contexte de concurrence croissante entre les économies mondialisées, la capacité de notre pays à s’appuyer sur la recherche pour innover, inventer de nouvelles solutions, sera essentielle", a-t-il détaillé.  

    Le Gouvernement a œuvré pour donner des moyens supplémentaires à l’enseignement supérieur et à la recherche : le budget augmentera de 850 millions d’euros en 2017. Cela permettra de soutenir la recherche, les laboratoires ainsi que l’accueil des étudiants, toujours plus nombreux, dans les meilleures conditions.

    Découvrez la thèse du 1er prix de la finale nationale, Mathieu Buonafine, en 180 secondes

    La thèse de Mathieu Buonafine en 180 secondes


    Découvrez la thèse du 2e prix de la finale nationale, Bertrand Cochard, en 180 secondes

    La thèse de Bertrand Cochard en 180 secondes

    Découvrez la thèse du 2e prix de la finale nationale, Nicolas Urruty, en 180 secondes

    La thèse de Nicolas Urruty en 180 secondes #MT180
ReliefWeb Headlines
ReliefWeb - Headlines
  • New displacement along Mosul corridor
    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Iraq

    Military operations along the Mosul corridor have intensified since mid-June forcing nearly 84,000 people between 16 June and 24 August to flee along two main trajectories, according to IOM.

    HIGHLIGHTS

    • New displacements caused by military operations in the Mosul corridor.

    • Humanitarian organizations are responding to ongoing needs while scaling up in preparation for large-scale displacements from Mosul.

    • More than 850,000 displaced people have returned to their homes.

    • Funding shortfalls limit the ongoing humanitarian response and hamper the preparations for Mosul.

    New displacement along Mosul corridor

    Military operations along the Mosul corridor have intensified since mid-June forcing nearly 84,000 people between 16 June and 24 August to flee along two main trajectories, according to IOM: the vast majority (approximately 69,500 people) went south towards Salah al-Din Governorate, while others (approximately 14,500 people) fled east towards Debaga in Erbil Governorate.

    Families displaced from the western bank of the Tigris river in Al Qayyarah and Al Shirqat districts walk 30-60 kilometres to reach Tulul Baq, where they undergo a first security screening. From there, they are transported further south to a transit site at Al Hajjah, where they undergo final security clearance and registration. Many have settled in host community areas in and around Tikrit, however, more recently, families have begun to move to displacement camps. With limited camp capacities, families also live in schools, empty houses and unfinished buildings. Humanitarian partners are providing ready-to-eat food and water to the newly displaced, and shading and health care via mobile clinics.
    However, the limited number of NGOs operating in Salah al-Din is preventing further scale up of operations.

    Families from the east bank of the Tigris from Al Qayyarah to Al Shirqat head up to 50 kilometres towards Makhmur in Erbil Governorate, from where they are transported to Debaga camp. The influx of new displaced families has added further pressure on the congestion of the camp. Of the currently over 35,000 inhabitants, over 8,000 live in the congested security screening area as no tents are available for screened families to move into. The Debaga Stadium shelters over 4,700 people and the new site, Debaga 2, over 11,000 people. One camp extension with 600 plots is underway and others are planned.

    In Kirkuk Governorate, military operations launched mid-June in Hawiga have forced an increasing number of families from their homes seeking safety in territory controlled by the Government. In recent weeks, the number of new arrivals in Kirkuk has tripled to over 2,500 people per week. Some families flee via Debaga camp in Erbil from where they are transported to Kirkuk, while others flee northeast to try to reach government controlled areas of Kirkuk directly. The two major displacement camps in Kirkuk, Laylan and Nazrawa, are near capacity. A new camp in Daquq is under construction and partners are considering out-of-camp solutions.

    Protection concerns and lack of access to basic services

    Protection of displaced people remains a key concern for humanitarian partners. Families on the move have reportedly been victims of improvised explosive devices, snipers and other attacks by armed group actors. In some cases, families have remained stranded waiting to cross into government held territory with no humanitarian support. The security vetting process that all displaced men and boys older than 14 years undergo is stringent and humanitarian partners have raised concerns about the protection of civilians during displacement, including at security screening sites. The distance to the battlefield is in some cases not sufficient, as frontlines remain dynamic. Screening sites also offer very limited shelter, shading, food, water, hygiene and sanitation and healthcare. On 19 August, six mortar shells impacted at a fertiliser plant north of Baiji used as a screening site, reportedly killing 14 and injuring 35 people, including over 20 displaced people. The site has since been closed.

  • Health care targeted in Syria almost daily
    Source: World Health Organization
    Country: Syrian Arab Republic

    Between 9 and 19 August 2016, attacks were reported on 11 hospitals, 5 ambulances and one primary health care centre in Hama, Aleppo, Idleb and Homs governorates.

    Cairo, 24 August 2016 – The World Health Organization observes with dismay the frequent attacks on health care facilities in Syria. Nearly every day, hospitals, clinics and ambulances are being targeted.

    Between 9 and 19 August 2016, attacks were reported on 11 hospitals, 5 ambulances and one primary health care centre in Hama, Aleppo, Idleb and Homs governorates. Most of these health facilities became nonfunctional afterwards, depriving hundreds of thousands of people of their right to health care.

    Attacks on health care in Syria have been increasing on a yearly basis. WHO deplores these attacks and demands that all parties to the conflict cease them immediately. The attacks represent an unconscionable violation of international law, denying mothers, fathers, daughters and sons of their right to urgently needed health care. We also appeal to those governments and interlocutors that have influence over the warring parties to use their leverage to bring an end to these atrocities.

    Related link
    United Nations Security Council Resolution 2286 (2016)

    For additional information:

    Rana Sidani
    Senior Communication Officer
    Mobile: +20 1099756506
    email: sidanir@who.int

  • Relentless fighting questions peace process future
    Source: International Peace Institute
    Country: South Sudan

    The renewed conflict calls for a serious rethinking of the mechanisms needed to ensure local justice, accountability for crimes committed, and an inclusive and legitimate peace process.

    South Sudan’s capital Juba has in the past month witnessed the heaviest fighting since the country’s civil war began in December 2013. In a particularly violent period in July, scores were killed and at least 120 women raped, including just outside the United Nations base. The violence has rightly led to questions again being asked about the future of the peace process and international engagement with South Sudan.

    Last Friday, the Security Council extended the UN’s peacekeeping mission in South Sudan (UNMISS) and will issue a new mandate on August 12. The focus is now on the possible deployment of an African Union intervention force. Throughout these processes it is important to not lose sight of the different conflict dynamics in South Sudan, for which there are no quick fixes. The crisis will not be solved with a more strongly worded mandate, particularly as UNMISS has all along been operating under Chapter VII—permitting use of force—of the UN Charter.

    When I visited South Sudan in June this year, most locals and members of international organizations I spoke with expected the violence between supporters of President Salva Kiir and then-Vice President Riek Machar to worsen. The hope was that the civilian population was so tired of fighting and the international community’s pressure real enough to coerce Kiir and Machar to commit to forming a functional transitional government.

    While peaking recently, fighting has in fact persisted in many areas of South Sudan since the signing of the peace agreement in August 2015. This is reflected in fatality numbers recorded in conflict data sets and reporting by human rights observers, which are nonetheless only able to grasp a fraction of the atrocities committed. Those pushing for the most recent international peace process to succeed may have frequently neglected this reality for political reasons.

    While the violence has subsided in those states that were previously most affected, new conflict hot spots have emerged in Western Bahr el Ghaza and the Equatorias region. These developments also signify that there is more than one conflict in South Sudan, despite the different dynamics being overshadowed and/or integrated into the violence between the two major political groups. Both sides have been accused of serious human rights violations—in all likelihood amounting to war crimes—as well as crimes against humanity.

    With the renewed escalation of fighting in Juba, civilians fled to UNMISS, which has a mandate for protection of civilians (PoC). Before this violence, about 170,000 internally displaced people sought refuge at these sites, whose many challenges have been discussed on the Global Observatory, and also by me writing elsewhere.

    Meanwhile, the ongoing mediation of the peace negotiations by the Intergovernmental Authority on Development (IGAD) and IGAD-Plus—taking in representatives of the AU, the UN, China, United States, United Kingdom, and European Union—has faced significant obstacles owing to manifold breaches of the peace agreement by its signatories, including continued violence and Kiir’s unilateral decree on partitioning the country into 28 states, as well as the neglect of local dynamics by many involved in the process.

    The return of Riek Machar—since replaced with General Taban Deng Gai by Kiir—was cited as “noticeable progress” for the peace agreement in the latest report by UN Secretary-General Ban Ki-moon. This seemed to pay little attention to the security implications of assembling two opposing and highly traumatized armies just outside the capital, with one set to be stationed in close proximity of the POC site and the main UNMISS base.

    This situation led to a de facto remilitarization of the imminent surroundings of Juba, putting internally displaced persons as well as UNMISS staff (including civilians) in the crossfire. It seems that political motivations trumped security concerns. In addition, the stark focus on the supposed personal struggle between Kiir and Machar seems to neglect actual power structures in Kiir’s Sudan People’s Liberation Army (SPLA), the territorially fragmented leadership within Machar’s SPLA-in-Opposition and the conflict’s wider spectrum of armed actors. Many doubt it is wise to hold on to the peace agreement when the government representatives lack credibility and its forces continue to target civilians, while the opposition’s leadership hardly represents the entire group anymore.

    With the failure of the peace agreement struck in New York, an arms embargo may finally be possible, as the lowest common denominator on which the UN Security Council can agree. The UN’s Panel of Experts on South Sudan has noted that both sides have “continued to seek to arm their forces” and that “the continued influx of arms has had a devastating impact on civilians.” However, evidence-based research from the Small Arms Survey on the existing Darfur arms embargo shows that effective implementation remains unlikely. The UN embargo in South Sudan does not prevent weapons from reaching armed actors in Darfur and the lack of enforcement has led to a complete loss of its credibility.

    Regardless, there are already significant arms on the ground, which means that an embargo could not have the immediate impact of alleviating security threats; nor could it address the pressing scarcity of food and medical aid. The issues in South Sudan are intrinsically linked to global arms trade dynamics and the inability to control where weapons—whether small or large—end up. In July 2015, for example, the Panel of Experts observed the presence of an Austrian-produced intelligence surveillance aircraft in Juba, providing enhanced capabilities to government forces.

    Additional troops might help UNMISS better fulfill its protection mandate, but there will still be limitations on what a peacekeeping force can achieve in a vast militarized country where human life currently counts for so little. With UNMISS tasked with supporting the peace process, the decision of Germany, Sweden, and the UK to pull out police officers from the mission was devastating to the credibility of the international commitment and dispiriting to those UN staff and the people of South Sudan left behind.

    With hostilities ongoing, the path was left clear for the AU to discuss a proposed intervention force into South Sudan at its recent summit in Kigali. Mulugeta Gebrehiwot and Alex de Waal of the World Peace Foundation have upheld the legality of the AU proposal in light of its Constitutive Act’s principle of “non-indifference” and the AU’s responsibility for the Joint Monitoring and Evaluation Commission of South Sudan’s transitional government. Still, the fate of the intervention remains to be seen, particularly as Kiir has threatened to use force against it.

    The renewed conflict is particularly humbling to international actors who may have contributed to sustaining a “violent kleptocracy” in South Sudan’s leadership. It calls for a serious rethinking of the mechanisms needed to ensure local justice, accountability for crimes committed, and an inclusive and legitimately South Sudanese peace process. While concerns over the safety of peacekeepers and civilians—including meeting the humanitarian needs of the latter—must be quickly addressed, achieving lasting peace in South Sudan will take time.

  • Continued closure of Sana'a airport further deepening suffering of civilians
    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, UN Humanitarian Coordinator in Yemen
    Country: Yemen

    Initial statistics from the national airline indicate that thousands of people cannot leave while many others remain stranded outside of Yemen, facing financial hardship and administrative hurdles.

    Sana'a, 29 August 2016 - The Humanitarian Coordinator in Yemen is deeply concerned by the devastating impact that the recent upsurge in fighting is having on civilians in Yemen and along the southwestern border with Saudi Arabia.

    In Yemen, seven people have been confirmed dead and one injured following an attack on a market in Baqim, in Sa'ada Governorate. In Saudi Arabia, media reports indicate that attacks from the direction of Yemen have caused an unconfirmed number of civilian casualties. Civilian infrastructure continues to be hit and power plants were attacked across both sides of the border.

    In Yemen, in addition to fighting and insecurity, the continued closure of Sana’a airport to commercial flights is having serious implications for patients seeking urgent medical treatment abroad, given the inability of the national health system to treat all medical cases, particularly chronic or life-threatening diseases such as cancer. Initial statistics from the national airline indicate that thousands of people cannot leave while many others remain stranded outside of Yemen, facing financial hardship and administrative hurdles due to expired visas.

    The Humanitarian Coordinator in Yemen calls upon the relevant authorities for the immediate reopening of the airport and the resumption of commercial flights into Sana’a to alleviate some of the suffering of the civilian population.

    The Humanitarian Coordinator in Yemen strongly echoes the call made by the UN Secretary-General to all parties of the utmost necessity to protect civilians and civilian infrastructure and to uphold their obligations under international humanitarian law and human rights law. He wishes to underline that a political solution is the only viable option to bring the safety and security that the people of Yemen deserve.

  • Families in DRC rush to get yellow fever vaccinations
    Source: International Federation of Red Cross And Red Crescent Societies
    Country: Angola, Democratic Republic of the Congo

    The campaign is taking place in 43 health zones in six affected provinces. In Kinshasa province, which accounts for 29 vaccination zones, thousands of people have already been vaccinated.

    By Mirabelle Enaka Kima, IFRC

    Overcrowded and busy, the Barumbu vaccination site in Kinshasa, Democratic Republic of the Congo, has been a hive of activity since opening its doors at 7 o’clock on this particular morning.

    Like many other health zones in the country, people are lining up to get their yellow fever vaccination, following an outbreak of the potentially deadly disease.

    “We are not surprised to see people rushing to our vaccination sites. This was predictable as the news around the outbreak in neighbouring Angola was everywhere and created a psychosis in the population,” said Dr Aline Kulemfuka, head of health and social action with the Red Cross of the Democratic Republic of the Congo.

    “People have heard so much about the yellow fever epidemic because many Congolese trading in Angola were aware of the disease and some, unfortunately, were among the first registered cases here.”

    Mothers and children rush to vaccination sites

    Olga Ntoumba lives in the Aketi neighbourhood and arrived early at the Barumbu site with her two children. “I was informed about the campaign by a team of mobilizers who are visiting our neighbourhood every morning, providing us with key information on where and when to go for the vaccination,” said Ntoumba.

    “This is the first time I am hearing about this illness. Hearing from the Red Cross volunteers that it is an epidemic, made me understand just how dangerous the disease is and the importance for me and my children to be vaccinated.”

    Monique Alangui, who regularly trades between Kinshasa and Angola, has also arrived at the vaccination site with her seven children in tow. “We are all glad the campaign has been launched and we welcome the efforts made by health authorities to protect us against this deadly disease. Now that I have been vaccinated, I will freely continue my business which I had to stop since I heard about this epidemic.”

    The campaign against yellow fever is taking place in 43 health zones in six affected provinces. In Kinshasa province, which accounts for 29 vaccination zones, thousands of people have already been vaccinated.

    On the front lines of the response

    Because of the high interest from the public, 3,500 Red Cross volunteers and supervisors were deployed to the vaccination sites for the first three days of the campaign, to help control the crowds, while providing them with useful information about yellow fever.

    “Alongside this responsibility, our volunteers will conduct door-to door activities to reach communities. Even if people are generally accepting of the vaccination campaign, we know by experience that there will always be cases of denial as a result of negative beliefs and rumours,” said Dr Jean-Faustin Balelia, health coordinator of the Red Cross of the Democratic Republic of the Congo.

    “Our teams have received refresher training on social mobilization techniques and are sufficiently equipped to deal with cases of rejection. Through social mobilization activities during previous campaigns, recorded immunization coverage has been satisfactory. We hope to achieve the same positive result during the yellow fever vaccination campaign.”

    Recent statistics from the World Health Organization indicate that the Democratic Republic of the Congo has reported 2,357 suspected cases of yellow fever, with 73 confirmed cases and 16 deaths (18 August). Of the 73 confirmed cases, 56 came from Angola.

    The International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies (IFRC) has launched an emergency appeal of 2.2 million Swiss francs to support the Red Cross of the Democratic Republic of the Congo in responding to the yellow fever outbreak, as well as measles and cholera. The appeal aims to reach more than 12 million people through social mobilization activities, including environmental sanitation. The appeal is currently 49 per cent funded.

  • Red Cross seeks urgent help to meet needs of South Sudanese refugee population in Uganda
    Source: International Federation of Red Cross And Red Crescent Societies
    Country: South Sudan, Uganda

    "After having travelled more than 400km from Juba, they arrive exhausted, hungry, and in need of shelter. With more families arriving daily, we need to ramp up our activities quickly" - IFRC.

    Nairobi/Geneva 29 August 2016 – As thousands of South Sudanese continue to flee their conflict-ridden country, and with projections for that influx to continue over the remainder of the year, the International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies (IFRC) is calling for immediate support to ensure these families receive the life-saving assistance they need.

    “The vast majority of people who are crossing into Uganda from South Sudan are women and children, or people with special needs, such as the elderly and those with complex health issues,” said Andreas Sandin, operations coordinator, IFRC, eastern Africa. “After having travelled more than 400 kilometres from Juba, they arrive exhausted, hungry, and in need of shelter. With more families arriving daily, we need to ramp up our activities quickly.”

    The IFRC has launched an emergency appeal of 659,000 Swiss francs to support the Uganda Red Cross Society in assisting 40,000 refugees from South Sudan over the next six months. Interventions will focus on water, sanitation, hygiene promotion, emergency shelter and health.

    Since early July, when deadly violence erupted in South Sudan’s capital between groups loyal to the President and those loyal to the Vice-President, more than 80,000 people have fled to neighbouring Uganda – more than the number of South Sudanese refugee seekers seen in the previous three years. Approximately 20,000 people have moved into the recently opened Bidibidi camp in Yumbe District in northern Uganda. That figure is expected to double by December 2016.

    “Existing water and sanitation facilities are not able to meet the needs of this refugee population as they currently exist,” added Sandin. “Looking at the projections for the further influx of people, we know the pressure on infrastructure is only going to increase. We have a responsibility to assist these people now, and an opportunity to be prepared for further arrivals over the coming months.”

    Only 10 litres of water are available per person per day in the camp, far below accepted standards. Access to proper sanitation facilities is also poor with one communal latrine currently serving 125 refugees. “Open defecation is a common practice in the refugee settlement, particularly close to water sources, which people are also using for their personal needs,” said Dr Adinoyi Adeiza, IFRC health coordinator, Africa region. “It would not take much for a cholera outbreak to run rampant through the camp or extend into host communities.” To raise awareness about proper hygiene, the Uganda Red Cross Society has already mobilized teams of volunteers to visit families in Bidibidi. Teams are also assisting in the registration of new arrivals.

    “Through no fault of their own, these families find themselves in extremely challenging circumstances, uprooted, in a foreign country, in unfamiliar surroundings,” said Sandin. “We need to remember that beyond the label of refugees, these are people who need our support, and they need it now.”

    The International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies (IFRC) is the world’s largest volunteer-based humanitarian network, reaching 150 million people each year through its 190 member National Societies. Together, the IFRC acts before, during and after disasters and health emergencies to meet the needs and improve the lives of vulnerable people. It does so with impartiality as to nationality, race, gender, religious beliefs, class and political opinions. For more information, please visit www.ifrc.org/africa. You can also connect with us on Facebook, Twitter, YouTube and Flickr.

    For further information, please contact:

    In Nairobi:

    Katherine Mueller, Communications manager, IFRC Africa Mobile: +254 731 688 613, E-mail: katherine.mueller@ifrc.org In Geneva:

    Benoit Carpentier, Team leader, public communications, IFRC Mobile: +41 792 132 413, E-mail: benoit.carpentier@ifrc.org

  • Latest humanitarian snapshot highlights the earthquake, monsoon flooding and measles in Myanmar
    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: India, Indonesia, Myanmar

    A 6.8 earthquake hit central Myanmar, killing 3 people amd damaging buildings, while monsoon flooding across 11 states has affected almost 500,000 people.

    MYANMAR

    On 24 August, a 6.8 magnitude earthquake hit central Myanmar, killing three people and damaging buildings including more than 100 pagodas. The epicenter of the quake was 25 kilometres west of Chauk, 207 kilometres north-west of Nay Pyi Daw. Due to its location in a sparsely populated area and at a depth of 84 kilometres, the humanitarian impact of the quake was low.

    Since the end of July, almost 500,000 people across 11 states/regions have been affected by the monsoon flooding. Displacement numbers have now stabilized and the Government at local, state and regional levels is leading the response, in close cooperation with the Myanmar Red Cross Society and other local actors. A US$3.5 million CERF Rapid Response request has been made to support initial life-saving food security, health and protection activities for more than 80,000 people in the Ayeyarwady, Magway and Mandalay Regions.

    500,000 people affected

    Approximately 8,000 children in 42 villages across Myanmar's remote Naga Self-Administered Zone have been vaccinated for measles as part of an emergency outbreak response. The outbreak has so far claimed 38 lives, most of them children, in the townships of Lahe and Nan Yun. There have been no additional cases reported in the past week with the containment and immunization campaign now underway. The response is being led by the Myanmar Ministry of Health, regional and local health authorities with support from WHO and UNICEF.

    INDONESIA

    As of 28 August, 32 hot spots had been identified in Riau, central eastern coast of Sumatra, adversely affecting air quality in the area. Strong winds have caused thick smoke from the fires to reach Singapore. A joint task force of various stakeholders including the private sector has been working to extinguish the forest fires alongside BNPB who have mobilized 17 airplanes and helicopters.

    Mt. Sinabung, currently on the highest level of alert, continues to spew out hot volcanic clouds. As a result 9,315 people have been forced to leave their homes and are currently living in nine displacement sites. Government reports suggest that the needs of the displaced people are currently being adequately met.

    INDIA

    Monsoon rains affected more than 6 million people and killed at least 300 as rivers overflowed in Madhya Pradesh, Bihar, Uttar Pradesh, Rajasthan and Uttarakhand states. As of 22 August, Bihar State authorities confirmed that 119 people had died and 150,000 people were sheltering in 162 relief camps. WASH, health, shelter and livelihood support have been identified as immediate needs. National and State Disaster Response Force teams have been deployed to support local evacuation and relief efforts. To date, no international assistance has been requested.

    300 people dead

  • Malnutrition: the silent killer in Afghanistan
    Source: UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs
    Country: Afghanistan, Pakistan

    The number of children killed by conflict in 2015 represents less than 1 per cent of the estimated number of children dying due to malnutrition in one year.

    HIGHLIGHTS

    • Malnutrition affects 2.7 million people including a million children under the age of five.
    Only 35 per cent of children with severe acute malnutrition are being reached and of those, only 25 per cent are actually cured.

    • Despite access constraints, conflict and displacement, Medair delivers critical nutrition support in the South

    • More than 5,000 people Afghans are returning from Pakistan per day

    • Highest amount of civilian casualties for the first six months of 2016 ever recorded in Afghanistan, one-third of them children- UNAMA reports

    Malnutrition: the silent killer in Afghanistan

    The number of children killed by conflict in 2015 represents less than 1 per cent of the estimated number of children dying due to malnutrition in one year in Afghanistan.

    Afghanistan’s children living in the shadow of armed conflict face a real and present danger. Between January and June this year, 388 children lost their lives primarily resulting from ground engagements between anti-government elements and Afghan forces. Another 100,000 children fled from their homes as their parents sought to get them to safety. While the daily battles and skirmishes have a recognisable impact on the lives of children, the unrelenting conflict overshadowing the country for the last decades has considerably impeded development progress. The result is an altogether more dangerous environment for children where, in contrast to the conflict, it is the unseen dangers that are exacting loss of life with implacable ferocity.

    Afghanistan has the second highest rate of under-five mortality in the world. For every one thousand babies born, fifty-five will die before the age of five. Eighty-two per cent of these deaths will occur even before the child’s first birthday. Most of these children will die from easily preventable or treatable conditions such as diarrhoea or pneumonia. In Afghanistan these common conditions are made much more dangerous due to the additional presence of malnutrition. An undernourished child is not only weak and less able to withstand an attack of illness, the illness itself also makes the child much more susceptible to becoming malnourished. As such, while rarely cited as a leading cause, malnutrition is the hidden contributing factor in about 45 per cent of all child deaths.

    The Afghanistan Nutrition Cluster estimates 2.7 million people are affected by malnutrition including one million children under five with an acute state of malnutrition in need of treatment. In contrast to the palpable impact of violence, the ordinarily hidden nature of malnutrition severely frustrates efforts to confront this considerable threat to young life. Lack of awareness about malnutrition has been identified as one of the top barriers preventing children from accessing treatment.
    Rural mothers in Afghanistan lack adequate knowledge about malnutrition and so can rarely identify this as a cause or contributing factor to their child’s ill health. When their child gets a bout of diarrhoea they are unable to understand how a poor or inadequate diet has made them more susceptible to infection through lowered immunity or likewise how the diarrhoea itself prevents absorption of foods, and causes loss of appetite resulting in a vicious cycle of undernutrition and infection.

    This lack of knowledge and understanding makes the community mobilisation component of the customary approach to treating malnutrition so important. Once a child becomes malnourished they face a roughly three times higher risk of dying from common communicable diseases than if they were well-nourished. Once they deteriorate to being severely malnourished, typically thirty to fifty per cent of these children die. Working with communities to identify malnutrition and to actively screen and monitor all young children regularly is therefore critical to ensure malnutrition can be identified early and treated immediately. This high level of coverage achieved for treatment programmes through engagement with communities is crucial to the substantial reduction in fatalities that can be achieved through effective Community or Integrated Management of Acute Malnutrition (CMAM/IMAM) programming.

    Afghanistan’s IMAM programmes, however, have distinctively low coverage. UNICEF analysis suggests only 38 per cent of health facilities are providing nutrition services. This figure is all the more concerning given that health facilities only cover a generously estimated 60 per cent of the population. What is more, health facility based treatment does little to meet the needs of the children noted above, whose parents are mainly unaware of their condition until they deteriorate to an almost irreparable stage. The community outreach and active case finding is therefore critical to have any traction in combatting the malnutrition crisis faced by Afghanistan’s children.

    Enhancing community level programming will be impossible as long as the current approach and services intended to treat malnutrition remain critically under resourced.

    Working from the 2001 baseline of a devastated health system and some of the worst health statistics in the world, Afghanistan’s approach to delivering nationwide healthcare through contracting out its provision of services to non-governmental organisations under a Basic Package of Health Services (BPHS) has documented a number of successes.

    However, in its current state, the international donor dependent health system is facing multiple challenges in terms of ensuring quality and reducing inequities in access resulting from various internal bottlenecks related to human resources, information management, health system financing and governance as well as supply chain issues.

    The persistent poor health indicators for the country and the challenges within the system will be genuinely impossible to overcome while the average per capita budget for provision of BPHS remains at approximately US$5.

    In terms of financing a response to malnutrition the under resourcing of BPHS has significant implications. IMAM was officially included in the BPHS in 2010, however this nutrition component has been particularly under-staffed and under resourced. The majority of health facilities do not offer nutrition services and those that do lack dedicated nutrition capacity. Only 50 per cent of facilities surveyed by the Afghanistan National Nutrition Cluster reported their staff (medical doctors, midwifes, nurses) had received training on nutrition in the previous year. With such poor coverage and quality of services it is hardly surprising only 35 per cent of children with severe acute malnutrition are being reached and of those only 25 per cent are actually cured.

    Partial attempts to enhance treatment services which focus only on the most severely malnourished children are short sighted. As demonstrated through a recent assessment in Herat, the lack of treatment services for moderately malnourished children only resulted in high numbers of severe cases in the province as the children’s health inevitably worsened. Likewise, ignoring high rates of malnutrition among pregnant mothers not only impacts a woman’s chances of surviving pregnancy but perpetuates an intergenerational cycle of malnutrition. In Afghanistan, this cycle is accentuated by high rates of pregnancy among adolescent girls who themselves often suffer stunted growth due to poor nutrition.

    As such they are highly likely to have low-birth-weight babies, significantly contributing to infant mortality and severe short- and long-term adverse health consequences and markedly increasing the chance of malnutrition and irreversible cumulative growth and development deficits.
    Malnutrition of pregnant mothers and their young babies can affect the normal brain development of the child impacting their cognitive, motor, and socioemotional skills throughout childhood. The restricted development of these skills puts them at a critical disadvantage as they grow into adults, inhibiting their ability to learn and achieve results in school or find skilled employment. Consequently the ability to provide for and care for their own children is also reduced, thus contributing to the intergenerational transmission of poverty and malnutrition.

    The humanitarian community recognizes that alone emergency curative interventions to treat malnutrition will be redundant. Malnutrition is a multidimensional issue with several underlying determinants and influences far from simply consuming sufficient food. Equally important is the existence of a healthy environment, access to safe water and sanitation facilities, provision of health care and shelter, the ability to influence caregiver behaviours and importantly the status a woman has and the choices she is free to make for her health and her child’s health in the society in which she lives. Ultimately peace and security and an enabling environment for all of the above is paramount.
    Unfortunately as the conflict shows no sign of abating and the shifting security environment further hinders access to health and nutrition services increasing numbers of children are at risk. While parents seek to protect their children by fleeing from the danger of active conflict, the situation they find themselves in when displaced can be just as life threatening for their children. In the past months, alarming health indicators have been reported among displaced populations, exhibiting extreme vulnerabilities having been displaced repeatedly or for prolonged periods. Food insecurity, limited access to basic services, particularly health care and adequate water and sanitation, contribute to critical circumstances in which children’s risk to infection and disease is exacerbated.
    Assessments of displaced populations, both IDPs and refugees, published in the last months have identified emergency levels of severe acute malnutrition among displaced children.

    In July the Nutrition cluster revised upwards their financial request under the 2016 Afghanistan Humanitarian Response Plan to $69 million for urgent interventions to treat 285,000 children and 136,000 mothers as well as enhance prevention measures through simple approaches such as promotion of Infant and Young Child Feeding and micronutrient supplementation. The cluster has so far received $56 million however the targets for treatment are well below the actual needs in the country. For the third year running the Afghanistan Common Humanitarian Fund is allocating resources specifically for emergency nutrition projects. The focus of the 2016 allocation will provide treatment for displaced children, ensure complimentary treatment for moderately malnourished children and pregnant women alongside the SAM programmes, and critically enhance access to Therapeutic Feeding Units for the increasing numbers of children that have deteriorated to such critical levels they require hospitalisation.

  • Civilians in Congo turn to self-defence groups to stop massacres
    Source: IRIN
    Country: Democratic Republic of the Congo

    People in the eastern Congolese city of Beni have had enough of massacres. Angered by the inability of the army to protect them against shadowy armed groups, some are secretly forming their own self-defence units.

    Civilians in Congo turn to self-defence groups to stop massacres

    By ​Muhindo Sengenya Claude

    BENI, 26 August 2016

    People in the eastern Congolese city of Beni have had enough of massacres. Angered by the inability of the army to protect them against shadowy armed groups, some are secretly forming their own self-defence units.

    Read the full article on IRIN

  • UN teams bring aid to besieged Syrian people despite extreme challenges
    Source: UN News Service
    Country: Syrian Arab Republic

    Inter-agency convoys have reached some 75,000 people in al-Waer with life-saving humanitarian assistance in the first full, completed, cross-line delivery via road in August.

    26 August 2016 – In the first full, completed, cross-line delivery via road in August, inter-agency convoys have reached some 75,000 people in al-Waer in Syria’s Homs province with life-saving humanitarian assistance, the United Nations humanitarian arm has reported.

    “While [we welcomed] convoy, the level of access to besieged areas in August was wholly unacceptable,” Alessandra Vellucci, Director of the UN Information Service said, on behalf of the UN Office for Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA), at the regular press briefing in Geneva.

    “Much more progress [is] required to reach all besieged and hard-to-reach areas considering the very high level of needs. [We continue] to call for unconditional, unimpeded and sustained access to the millions of people in besieged and hard-to-reach locations across Syria,” she stressed.

    The humanitarian delivery, undertaken through two convoys on 23 and 25 August, comprised of food, health, nutrition and non-food items for populations in the besieged town al-Waer.

    Concerning relief for Aleppo, Jessy Chahine, a spokesperson for the Office of the Special Envoy for Syria said that the UN was working day and night on the preparation of its humanitarian mission but awaited the concurrence by all parties in order to make sure that the mission could move towards both east and west Aleppo.

    Similarly, Joel Millman, spokesperson for the International Organization for Migration (IOM), informed journalists that the organization was delivering supplies to Aleppo under its ‘whole of Syria’ programme. 

    He noted that on 22 August, despite security precautions one truck carrying IOM aid had been targeted, destroying the cargo of humanitarian supplies inside and injuring one aid worker.

    Pause in fighting desperately needed to save lives: UNICEF chief

    Meanwhile, in a statement issued today, Anthony Lake, Executive Director of UN Children’s Fund (UNICEF) has said that the agency is at the ready to provide urgently needed humanitarian assistance, including medicines, vaccines and nutritional supplements but underscored the desperate need for a pause in fighting to actually deliver them.

    Pointing out that since early July, more than 100,000 children remain trapped in eastern parts of Aleppo city, he expressed:

    “Every child there – everyone affected – needs an immediate pause to the fighting in Aleppo, and every second of every minute counts when it comes to protecting and saving the lives of children.”

    Situation in Darayya critical

    Additionally, a statement issued by the Office of the UN Special Envoy for Syria has said that the situation in Darayya is extremely grave and that it is tragic that the repeated appeals to lift the siege in place since November 2012, and cease the fighting, have never been heeded.

    The statement noted that Staffan de Mistura had been made aware overnight of an agreement to evacuate residents, both civilians and fighters, starting today.

    It clarified that the UN was not consulted or involved in the negotiation of the agreement.

    According to the statement, Mr. de Mistura has appealed to the co-chairs of the International Syria Support Group (ISSG) and co-sponsors of the cessation of hostilities and other ISSG members to ensure that the implementation of this agreement and its aftermath is in full compliance with international humanitarian law and protection standards.

    The respective taskforces on a ceasefire and on humanitarian issues, created by the ISSG, have been meeting separately since early this year on a way forward on the crisis. Russia and the United States are the co-chairs of ISSG, which comprises the UN, the Arab League, the European Union and 16 other countries.

    The statement added that a UN humanitarian team is reaching out to all parties, including the local population.

    “It is imperative that people of Darayya are protected in any evacuation that takes place, and that this takes place voluntarily,” the statement noted.

    “The world is watching,” it concluded. 

PostHeaderIcon Assemblée générale du D.I.CA.F

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PLAN_DACCES

Mis à jour (Samedi, 04 Février 2012 08:18)

 

PostHeaderIcon Présentation du DICAF

But: INTERVENTIONS contre les catastrophes & les FORMATIONS s'y rapportant

1° Interventions contre les catastrophes.

Apport d'aide d'urgence par des équipes d'intervention professionnelles hautement qualifiées et dotées de matériels de sauvetage appropriés aux problèmes rencontrés :

Tremblement de terre, glissement de terrain, explosion, effondrement d'immeuble, tempête, ouragan, typhon, inondations, accident technologique, catastrophe sociologique ; tous lieux où il doit être procédé à la recherche, la localisation, la médicalisation et le sauvetage de personnes ou d'animaux.

Mis à jour (Mardi, 01 Novembre 2011 16:47)

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